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DOSSIER COMPLET SUR LA IXème CONFERENCE DES
CHEFS D'ETATS DE LA CEMAC YAOUNDE 2008 |
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L'Afrique centrale
annonce une nouvelle date butoir pour le passeport
commun |
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(CCTV 30/06/2008)
YAOUNDE - Les dirigeants des six pays de la
Communauté économique et monétaire de l'Afrique
centrale (CEMAC), réunis du 23 au 25 juin à Yaoundé
pour leur 9e conférence au sommet, ont convenu de
mettre en ciruclation le passeport CEMAC " au plus
tard le 1er janvier 2010".
S'exprimant à la session de clôture du 9e sommet, le
président camerounais Paul Biya a fait état
d'avancées dans la recherche de l'efficacité des
institutions communes, dont la consolidation du
processus de mise en circulation du passeport CEMAC
et de renforcement de la liberté de circulation des
ressortissants des Etats membres.
Selon le nouveau président en exercice de cette
organisation, le président centrafricain François
Bozizé, le passeport CEMAC est l'un des sujets
inscrits parmi les dossiers prioritaires immédiats
de son mandat.
S'adressant aux dirigeants présents dans la capitale
camerounaise, le président de l'Union des patronats
d'Afrique centrale (UNIPAC) André Siaka a déclaré
que le secteur privé sous- régionale salue fortement
la décision des chefs d'Etats de la communauté de
mettre effectivement en oeuvre le principe de la
libre circulation des personnes et des biens.
Le passeport Cemac, un des projets favorisant la
circulation des personnes dans la zone Cemac et donc
l'intégation de la sous- région, a été adopté en
juillet 2001 par une réunion ministérielle de la
CEMAC. Sa mise en circulation a été successivement
prévue en 2003 et en juillet 2007.
En janvier 2003, les premiers carnets du passeport
ont été remis aux chefs d'Etat et de gouvernement
lors de leur 4e sommet à Libreville. Une mission du
secrétariat exécutif s'est ensuite rendue dans les
Etats membres pour déposer 400 spécimens par pays,
dont 200 pour les passeports ordinaires, 100 pour
les passeports de service et 100 pour les passeports
diplomatiques.
En juin 2007, le président de la Commission de la
CEMAC (organe exécutif), Antoine Ntsimi, a déclaré
que le passeport commun était disponible et que les
textes relatifs à la libre circulation sont en
place.
"Il suffit maintenant de passer de la parole à
l'acte", a-t-il dit, rappelant que sur les six Etats
membres, quatre pratiquent plus ou moins déjà la
libre circulation. Il s'agit du Cameroun, du Congo,
da la République centrafricaine et du Tchad.
D'après M. Ntsimi, le Gabon et la Guinée équatoriale
préfèrent "une phase progressive" au niveau des deux
autres Etats, mais les deux Etats "sont déterminés à
ne pas rester en marge" et "sont prêts à ouvrir
leurs frontières".
Le Gabon et la Guinée équatoriale considère la libre
circulation des personnes comme une question d'une
extrême sensibilité, nécessite au préalable de
sécuriser leurs ressortissants.
"Il faut à tout prix une garantie de sécurité avant
de légaliser le passeport CEMAC au Gabon. Car, la
liberté sans la sécurité est non applicable... En
rappel, il y a eu 600 Gabonais qui furent arrêtés en
France l'an passé (2006) pour faux papiers, mais il
n'y avait que huit vrais Gabonais", avait noté en
septembre 2007 le conseiller juridique du ministre
d'Etat gabonais en charge de l'Intérieur, de la
Sécurité et de l'Immigration, Gervais Ndong.
De l'avis de Joseph Vincent Ntuda Ebodé, chef du
Centre de recherches d'études politiques et
stratégiques de l'Université de Yaoundé II, ces
pesanteurs qui rendent difficile l'intégration dans
l'espace CEMAC tiennent au fait que cette région est
plutôt " une zone de forêt, où chaque personne,
conquiert, hache à la main, sa parcelle de terrain
et se sent par rapport à ce terrain comme le
propriétaire unique, c'est-à-dire qu'elle y
manifeste un attachement indélébile".
"Cet attachement explique le sentiment selon lequel
les pays pensent qu'il n'est pas bon que n'importe
qui vienne se balader sur leur espace vital", a-t-il
dit.
Par ailleurs, ajoute-t-il, "dans cette zone
d'Afrique centrale, tous les pays n'ont pas la même
population. Et certains craignent d'être envahis par
d'autres. Notamment, les deux pays qui ont la plus
faible population, à savoir le Gabon et la Guinée
équatoriale, sont également les deux qui résistent
au maximum à cette possibilité de la libre
circulation des biens et des personnes".
Ntuda Ebodé évoque également des raisons
économiques. Le Cameroun "domine de manière assez
particulière les autres pays, aussi bien d'un point
de vue démographique que d'un point de vue
économique" et contrôle au minimum 40% des richesses
de la sous- région.
Pour les autres pays, une libre circulation des
biens et des personnes signifie pour leurs économies
"une domination du Cameroun par rapport à ses
services et à ses biens, mais aussi une installation
du Cameroun sur leur propre territoire", a estimé le
politologue camerounais.
Ntuda Ebodé a toutefois souligné que tous ces
obstacles seront levés.
"L'intégration est même déjà une réalité palpable.
Lorsqu'on fait la balance, on va quand même se
rendre compte que la CEMAC a un bilan globalement
positif. En dehors de l'Afrique de l'Ouest, c'est la
seule région en Afrique qui dispose d'une monnaie
unique", a-t-il dit, évoquant aussi l'assurance et
l'immatriculation des voitures "harmonisées" et le
même système LMD (licence, master, doctorat).
© Copyright CCTV |
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http://www.africatime.com/ge/nouvelle.asp?no_nouvelle=410607&no_categorie= |
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Intégration : des
Etats aux peuples |
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Au terme du 9e
sommet de la Communauté économique et monétaire de
l’Afrique centrale (CEMAC) tenu cette semaine à
Yaoundé, il apparaît clairement que l’organisation
sous-régionale a effectué, sous la présidence de
Paul Biya, un pas décisif dans la voie de
l’intégration. En témoignent la prise d’importantes
mesures concernant les réformes institutionnelles,
la mise en circulation prochaine du passeport CEMAC,
la finalisation du dossier de la compagnie aérienne
communautaire et l’élaboration d’un programme
économique régional, pour ne citer que ces exemples.
Ces décisions, comme celles prises à l’occasion de
précédents sommets, traduisent la détermination des
chefs d’Etat à consolider le processus de
construction de ladite communauté. Qu’est-ce qui
fait donc que, malgré la volonté politique toujours
affirmée de faire avancer rapidement l’intégration
sous-régionale, celle-ci coince encore ? La question
était au centre des conversations avant-hier au
palais des Congrès à la fin des travaux du 9e sommet
de la CEMAC. Une tentative d’explication fondée sur
l’observation des faits permet de relever que la
CEMAC est encore dans une large mesure l’affaire des
Etats.
La maîtrise du droit et des instruments
communautaires est l’affaire d’une minorité composée
pour l’essentiel des chefs d’Etat, des ministres
concernés, de leurs principaux collaborateurs, de
quelques universitaires journalistes et opérateurs
économiques. Les autres citoyens n’ont qu’une vague
idée du projet, de ses structures et des textes qui
régissent son fonctionnement. Résultat lorsque vous
dites à un citoyen du pays A de ne plus se contenter
d’une vision nationale des problèmes et de réfléchir
sur une base communautaire en intégrant les intérêts
du citoyen du pays B, il est parfois perdu en raison
du fait que pour lui, non seulement la communauté ne
renvoie pas à grand’chose, mais encore elle apparaît
comme un obstacle à son épanouissement.
D’où l’urgence qu’il y a à vulgariser le droit et
les instruments de la CEMAC. Les responsables des
administrations publiques, les journalistes, les
leaders d’opinion, les enseignants, les responsables
des syndicats et autres associations d’opérateurs
économiques mériteraient d’être formés en priorité
pour servir de relais d’information aux autres
populations. Grâce à l’initiation au droit
communautaire, un commerçant dont le camion aura été
saisi abusivement à une frontière saura quoi faire
pour débloquer la situation et, le cas échéant, se
faire dédommager.
L’une des rares occasions de brassage des peuples de
la CEMAC, c’est la coupe de football sous-régionale.
Formidable occasion d’émulation entre jeunes
athlètes des différents Etats membres de la
Communauté. L’institution d’une journée CEMAC qui
sera célébrée pour la première fois le 16 mars 2009
puis chaque année à la même date, pourrait également
être mise à profit pour renforcer l’esprit
communautaire. Un esprit sans lequel il sera
difficile, voire impossible, de faciliter le
déplacement des personnes et des biens, condition
sine qua non pour stimuler les échanges et la
production, pour passer de la CEMAC des Etats à
celle des peuples.
BADJANG ba NKEN 27/06/2008] |
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http://www.cameroon-tribune.net/ |
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Guinée Equatoriale/Cameroun:
Dés-Intégration |
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(Cameroun-Info.Net
20/06/2008)
A la fin du mois d’avril dernier, la Guinée
Equatoriale rendait public de nouvelles conditions
d’obtention de la carte de séjour pour les
Camerounais vivant sur son territoire ou ceux qui
aspirent à s’y installer.
Une décision qui intervenait après de nouveaux actes
de xénophobie survenus dans ce nouvel eldorado
pétrolier, et visant principalement les
ressortissants Nigérians et Camerounais, accusés ici
de tous les maux.
Les nouvelles mesures des autorités de Malabo
avaient en trame un durcissement des conditions
d’obtention du précieux sésame pour des personnes
supposées appartenir formellement à la même zone
économique, si on ne prend que le cas des
Camerounais. Les conditions pour espérer désormais
prendre pied chez "nos frères équato" sont les
suivantes : "une autorisation du gouverneur, une
attestation d'ouverture de compte, un certificat de
bon voisinage, une déclaration sur l'honneur, un
certificat d'imposition, un certificat de bonne
conduite, une attestation de non-endettement, deux
photos d'identité, une photocopie du passeport avec
visa d'entrée en terre de Guinée, les résultats du
test Vih "…
Au-delà de la stigmatisation sous-jacente avec
l’exigence faite de passer un test de Vih dans un
pays où les endémies tropicales demeurent
dévastatrices - ce qui laisse supposer que les
priorités de santé publique sont manifestement
ailleurs - deux conditionnalités tranchaient quand
même par leur caractère subjectif. Le certificat de
bon voisinage et le certificat de bonne conduite. Le
texte remis à la presse par les autorités
consulaires de Guinée Equatoriale à Yaoundé ne
précisant pas qui était sensé attester de ce qu’on
était un bon voisin et qu’on se conduisait bien.
Surtout dans le cas de ceux qui venaient à peine
d’arriver du Cameroun.
De manière caricaturale, une Camerounaise qui ne
cédait pas aux avances de son voisin Equato-guinéen
ou son compatriote ouvrier qui ne partageait pas le
fruit de son labeur dans le bar du coin avec ses
voisins autochtones de cette ancienne colonie
espagnole pouvait se voir signifier la fin de son
séjour sur sa terre d’accueil. Puisque même ceux qui
résidaient déjà en Guinée Equatoriale et qui
souhaitaient renouveler leur carte de séjour
devaient produire un certificat de bon voisinage.
Des mesures qui intervenaient au moment où les
responsables de la Communauté économique de
l’Afrique centrale (Cemac) soutenaient que
l’instauration d’un passeport identique pour tous
les habitants des six pays membres, un peu comme
cela est le cas depuis quelques temps en Afrique de
l’Ouest (zone Uemoa), supposée garantir la libre
circulation intra-muros des habitants de cette zone,
serait effective lors du sommet des chefs d’états de
la Cemac qui est annoncé dès ce lundi à Yaoundé. Ce
qui constituera une avancée certaine dans le
processus d’intégration qui n’est certainement pas
plombé par les déclarations d’intentions des
politiques qui foisonnent à chaque fois que les
chefs d’Etat de la sous-région se retrouvent à
pareille fête, ne manquant d’ailleurs pas d’étaler
l’appartenance à un socle sociologique commun en
usant, pour certains, de langues qui ne sont pas
héritées de la colonisation.
Mais des mesures comme celles prises en avril
dernier confinent au scepticisme quant à
l’effectivité de cette intégration dont l’absence
fait de la zone Cemac la plus faible économiquement
au monde, dès qu’on retranche les recettes générées
par l’exploitation pétrolière. Avec déjà un marché
d’à peine 30 millions de consommateurs seulement, la
Cemac, rien qu’à l’échelle continentale, est un
nain.
Les égoïsmes vont-ils continuer à prévaloir où il
faut une dynamique économique commune pour espérer
offrir de meilleures perspectives à des populations
qui vivent dans des pays dont la richesse en
ressources naturelles tranche nettement avec la
pauvreté des masses ?
Surtout qu’il est illusoire de s’en remettre à
l’extérieur puisque le Fonds monétaire
international, dans son Etude sur les perspectives
économiques de l’Afrique subsaharienne (avril 2008),
reconnaît que la concrétisation du doublement de
l’aide au développement à l’horizon 2010, prise par
les chefs d’états du G8 en 2005, est douteuse
puisqu’à la date d’aujourd’hui rien n’est fait dans
ce sens là. C’est en cela que le sommet de Yaoundé
peut ne pas être un sommet de plus.
© Junior Binyam, Mutations
©
Copyright Cameroun-Info.Net
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Réaction d'un lecteur:
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Bonjour Junior
Binyam,
Mutations
J’ai lu à plusieurs
repris les articles publiés par votre journal à
propos de l’intégration sous régionale que les
lecteurs considèrent comme un prétexte pour tenter
de verser des milliers de malfaiteurs camerounais en
Guinée Equatoriale. Cameroun est un pays producteur
du pétrole, au même titre que la Guinée Équatoriale
et les autres pays de la sous région sauf la RCA et
où vont les recettes en provenant de votre pétrole?
Réponse : Dans les poches de grands malfaiteurs et
frappeurs à col blanc de l’état camerounais, c’est
la corruption qui l’emporte et détruite votre pays
donc la solution ne peut venir que de vous mêmes. Il
faut lutter contre ce fléau qui a plongé votre pays
dans la misère et la pauvreté qui ont provoqués le ral à bol du février 2008. Le journal Mutations, au
lieu de lutter à éduquer les camerounais qu’ils
aient un comportement digne et responsable, tente
de distraire les camerounais en les faisant croire
que la solution de leurs pays, serait qu’ils aillent
en Guinée Équatoriale pour déstabiliser ce pays sous
prétexte d’une intégration sous régionale, un «mot
de passe utilisé par les camerounais pour détruire
la Guinée Équatoriale» où les gens sont restés
responsables en luttant contre les malfaiteurs et
le grand banditisme crée par les camerounais qui
sont entraîne de rendre la Guinée Équatoriale
invivable comme à Douala et à Yaoundé. Voyons
ensemble les malheurs qui battent sur votre pays, le
Cameroun que tous les camerounais devraient
éradiquer :
1).- «Le Cameroun
est mal parti »: Les frappeurs, arnaqueurs, voleurs,
bandits, prostituées, corrupteurs, feymen, veuves
joyeuses, …etc, terrorisent la population
camerounaise qui vit dans l’insécurité totale avec
une peur bleue.
Je suis un couturier
sénégalais, j‘ai fait deux ans au Cameroun. Au
début, j’habitais à Depanda (Douala) où j’avais un
atelier de couture. Après avoir été frappé par ce
que vous appelez chez vous «des frappeurs» sans
oublier les tracasseries des policiers et des gens
des impôts, qui arnaquent les commerçants d’une
façon illégale et dans l’impunité, j’étais obligé
d’abandonner Douala et je suis allé m’installer à
Vog Ada (Yaoundé) en croyant que comme, c’est la
capitale, le comportement de gens devrait être
différent. Mais, je me suis rendu compte que
l’escroquerie, les frappes, les arnaques, les
coupures des routes, les assassins à la main armée,
les grands bandits de long chemin, le vol, les
mensonges, la corruption, la prostitution
généralisée atteinte les sommets où il n’y a aucune
exception, mêmes les femmes mariés sont de bordeles
(j’ai tout vu au Cameroun où les femmes mariées
défilaient dans mon atelier pour tenter de me
draguer, mais je suis un bon musulman, je ne peux
pas rentrer dans ce milieu où il n’y a ni moral ni
coutume : le père est frappeur, la mère est
frappeuse et les enfants aussi. Le père est voleur,
la mère est voleuse et les enfants aussi, le père
commet l’adultère, la mère commet l’adultère et les
enfants feront la même chose quant ils auront
l’âge,..etc.) puisqu’il n’y a personne pour les
encadrer à aller dans la bonne voie. Les prostituées
envahirent les villes et le SIDA va de paire. Les
veuves joyeuses ont tuées leurs époux pour garder
leurs biens. La corruption atteint les sommets et
l’impunité aussi.
Un jour j’avais
attrapé un voleur dans mon atelier, je lui ai porté
plainte, il a été arrêté et deux jours après, il
était libéré, pourtant il avait reconnu m’avoir volé
trois pagnes dans mon atelier. Mais il est sorti du
commissariat parce qu’il avait payé 10 000 Fcfa et
c’est comme cela que j’ai perdu les trois pagnes. Au
Cameroun, on peut tout monnayer et cela est une de
causes qui détruisent votre pays. Tout est faux dans
ce pays. Pour obtenir un papier officiel dans un
bureau (public ou privé), il faut d’abord payer le
timbre pour le dossier et après il faut payer
également le pourboire sinon, le dossier pourrait
faire plusieurs mois sans être signé. Il ne faut
avoir confiance en personne même les personnalités
dites « Patron». Par exemple : il existe de
téléphone clando. Il existe de faux visas, fausses
cartes d’identités, faux billets d’avion Camair,
faux diplôme, fausses attestations de Sida,…etc. Si
on veut un document officiel, il faut passer par ce
qu’on appelle «réseau» (un moyen de faire persister
la corruption) qui va s’occuper de faire des
démarches après avoir payé une somme importante 10
fois plus que le prix du timbre officiel.
Il ne faut jamais
avoir confiance à une fille car elle est là pour
tenter de voler quelque chose, même les sommes très
insignifiantes. Il ne faut pas s’étonner qu’une
grande fille vous dites qu’elle n’a pas 100 FCFA
pour payer le taxi, pourtant son apparence est très
trompeuse. Aucune fille n’est sérieuse. Toutes les
filles sont bordeles selon le degré : on trouve les
putes, on trouve les prostitués de la rue, celles de
circuits. On trouve les femmes ou fille libres
(groupe de bordelles que l’on peut trouver à tous
les niveaux : dans les Call box (lieu de rencontre
et de chasseurs d’hommes), dans les restaurants,
dans les supermarchés en faisant semblant de
regarder les rayons, dans les rues pendant la
journée, tous ces groupes sont couronnés par les
femmes mariées qui n’hésitent en aucun cas, de
draguer un homme à chaque fois que l’occasion se
présente. M. Binyam, comment un pays peut-il
fonctionner ainsi ?
2).- Le Sud du
Cameroun : une province paisible et hospitalière.
Dès Mbalmayo à
Libreville en passant par la Guinée Équatoriale
règne encore la tradition qui lutte contre le fléau
que l’on vit actuellement en dehors de cette
province. Il n’y a pas de règles sans exception.
Comme tous les
autres habitants, j’ai vécu tout ce terrible
cauchemar pendant deux ans où j’ai été agressé sept
fois et à chaque fois, je devrais donner tout ce que
j’avais pour sauver ma peau. Un jour, mon cousin
Mohamed est venu de Libreville. Nous avions discuté
de la vie au Cameroun et il m’a dit de quitter ce
pays, car tout mon argent servait à payer les
policiers, les braqueurs et les faux et vrais
inspecteurs d’impôts, etc. Après une longue
réflexion, j’ai décidé d’aller au Gabon.
Pour aller au
Gabon, j’avais pris le Car de Arc en ciel (à Mvan)
et je suis arrivée à Ebolowa, une ville très calme
et paisible. Je me suis rendu compte qu’il y avait
encore quelque part au Cameroun où on peut encore
vivre normalement sans être traumatisé des
braqueurs, des voleurs, etc. Les autochtones du sud
de Cameroun respectent encore leur tradition.
Ebolowa, c’est une ville de Boulous en grande
majorité, avec des Ntoumous, et autres.
Je suis allé m’installer dans un Quartier qui s’appelle New
Bell, pas très loin du grand carrefour où j’ai fait
près d’un an sans avoir aucun problème, ni être
agressé. Je payais correctement les impôts et tous
les autres frais sans pourboire. Quant j’étais à
Ebolowa, j’avais un ami appelé Ndjemba François avec
lui, on parlait de tout. Un jour, je lui a expliqué
la vie à Douala et à Yaoundé, il m’a dit ceci :
«ici, nous sommes des boulous, nous avons et nous
respectons notre tradition. Ici, il n’y a ni
voleurs, ni braqueurs, ni bandits, ni arnaques, ni
les coupures des routes, etc. ». Il a
continué en disant que dès Mbalmayo jusqu’à
Libreville, en passant par la Guinée Equatoriale,
nous sommes tous de frères fang, nous parlons la
même langue, nous avons la même tradition que nous
nous respectons et nous vivons de la même manière.
Chez nous, les mauvaises habitudes sont interdites
et condamnés par la tradition. Tout ce qu’on voit à
Yaoundé, c’est le résultat de la conglomération de
plusieurs groupes ethniques (Bamoun, Bamileké,
Basa’a, Eton, anglophones, Aousas, nordiste, etc,
qui sont venus à Yaoundé ou à Douala pour chercher
du travail, mais, comme ils n’ont rien trouvés, au
lieu de regagner leurs villages respectifs, ils ont
imposés leurs traditions qu’on voit aujourd’hui dans
ces grandes villes. Nous ici, on surveille notre
ville, s’il y a une personne qui n’est pas de chez
nous, et s’il essaie de voler, on l’attrape et on le
met dans les mains de la police. Il m’a donné
l’exemple d’une société dirigée par un Eton qui
s’était installée à Ambam où après les travaux,
certains de leurs ouvriers sont restés, après, ils
ont commencé à arracher les sacs de femmes la nuit,
un jour, ils se sont organisés et ils les ont
attrapés, en les mettant après dans les mains de la
police qui les a renvoyé à Sa’a chez eux).
Après mon séjour à
Ebolowa, j’ai quitté cette ville paisible avec un
bon climat où les gens sont très hospitaliers, pour
continuer mon chemin vers Libreville, je suis
arrivée à Kye –Ossi. Au cours de notre trajet, il y a
plusieurs contrôles où les arnaqueurs policiers
cherchaient tous les moyens pour escroquer quelque
chose aux étrangers: Dans notre Car, il y avait des
Gabonais et des Equatoguinéens, deux nigérians et
moi sénégalais. Ici on ne parle pas de ce que
Mutation appelle intégration sous régionale, chez les
policiers, on retrouve la même mentalité que à
Douala et à Yaoundé. On nous demandait de payer
chacun entre 4000 à 5000 FCFA par contrôle (six au
total), pourtant nous avions tous de papiers et ils
ne voulaient pas voire les papiers, par exemple,
dans mon cas, j’avais ma carte de séjour en règle.
Après toute cette tracasserie policière, nous sommes
arrivées à Kye Ossi dans l’obscurité totale où j’ai
fait deux semaines. Avant d’aller à Bitam, je suis
allé à Ebebiyin pour tenter de vérifier ce que mon
ami Ndjemba m’avait dit, j’étais accompagné d’un
jeune de Mofoup appelé Edou Aba’a, une fois arrivée
à Ebebiyin, il m’a amené dans un quartier d’Ebebiyin
appelé Ondo-Nkulu et il m’a expliqué que les
autochtones de ce quartier étaient également ses
cousins tribaux et j’avais remarqué cela vu la
façon dont nous avions été accueilli. Mais j’avais
un problème de Langue à Ebebiyin, puisque ces gens
parlaient soit en espagnol, soit en Ntoumou et c’est
la raison pour laquelle je ne pouvais pas
m’installer dans cette ville paisible où les gens
sont également hospitaliers comme à Ebolowa.
Une fois arrivée au
Gabon, je me suis d’abord installé à Bitam avant de
continuer à Oyen où j’ai fait deux ans. Au Gabon,
les autorités sont strictes et justes. Elles ne sont
ni escrocs, ni corrompues. Ce que j’ai vécu, c’est
que ce sont les malfaiteurs camerounais qui tentent
de terroriser les habitants de la province de Weleu
Ntem où j’ai pu le vivre. J’ai obtenu une carte de
séjour d’un an et j’ai ouvert un atelier de couture
qui marchait très bien sans aucune tracasserie. Un
jour, j’ai rencontré un ancien ami sénégalais qui
vit en Guinée Equatoriale et il m’a dit que c’était
mieux la Guinée Equatoriale, car là bas il y a
de l’argent et c’est ainsi que j’ai décidé d’y aller
avec lui et nous sommes arrivées à Bata où il avait
un atelier de couture. Deux semaines après, j’ai eu
ma carte de séjour après avoir payé tous les frais
sans aucun pourboire. C’est ainsi que j’ai ouvert
mon propre atelier à Comandachina, un quartier de
Bata.
3).- Les
malfaiteurs Camerounais: un grand danger pour les
habitants de la Guinée Equatoriale
Une fois relancé
mes activités à Bata, un jour, j’ai rencontré un
Monsieur appelé Nsangou Mohamed, camerounais Bamoun
qui se présentait comme étant le représentant des
tous les Bamouns à Bata. C’est comme ça que l’on a
fait la connaissance. Par mesure de prudence, je lui
ai demandé s’il avait des papiers et il a essayé de
m’embrouiller mais j‘ai déduit qu’il s’agissait d’un
«sans papiers» quant je lui ai demandé depuis
combien du temps qu’il est à Bata, car je voyais
qu’il baratinait pas mal en espagnol. Il m’a répondu
qu’il est à Bata depuis 1997 et je lui ai demandé ce
qu’il faisait comme métier et il m’a répondu qu’il
se débrouillait, et quant j’ai attendu ce verbe « se
débrouiller», mon corps a tremblé et automatiquement
je me suis rappelé de cette expression au cours de
mon séjour au Cameroun où le voleur de mes trois
pagnes avait dit lui aussi à la police qu’il se
débrouillait. J’ai conclut qu’il était peut-être un
voleur, escroc, arnaque, et j’ai commencé à prendre
de distances pour l’éviter. Malgré mon comportement
peu accueillant, il cherchait toujours venir me
saluer dans mon atelier et à chaque fois, il venait
avec un autre camerounais différent et il ne se
rendait pas compte que je ne voulais pas avoir des
contacts avec les camerounais qui ont une très
mauvaise réputation en Guinée Equatoriale, car le
97% de camerounais qui sont en Guinée Equatoriale
son tous de malfaiteurs, ils n’ont aucune activité
génératrice de revenu. Ils sont toujours entassés et
à plusieurs dans les petites chambres au quartier,
souvent, ils ne sortent que la nuit avec du couteau
dans leurs poches pour attaquer, braquer ou tuer les
gens afin de trouver de l’argent. C’est cela leur
métier en Guinée Equatoriale. Comme en Guinée
Equatoriale, toute la population surveille tout ce
qui se passe, et à chaque fois que les Camerounais
tentent de pratiquer leur banditisme, ils sont
arrêtés automatiquement. Il suffit de voir combien
de camerounais sont expulsés de la Guinée
Equatoriale, presque tous les jours, parce qu’ils
sont tous des malfaiteurs et de grands bandits de
long chemin.
L’arrestation du
groupe de Nsangou.
Un jour, je
travaillais dans mon atelier avec mes apprentis.
J’ai attendu la voiture de la policia passer et un
peu loin de mon atelier, je voyais de gens se
concentrer et ils racontaient que la police venait
de mettre la main sur un groupe de malfaiteurs et de
braqueurs étrangers qui tentait de braquer une dame
qui tenait le bar Gloria et après leur arrestation,
ils ont été transférés au commissariat de Bumodi.
Quant les policiers ont débutés leurs enquêtes, ils
ont demandé leurs papiers, Nsangou Mohamed, les a
dit que, c’était moi qui gardait leurs effets dans
mon atelier de couture, les policiers sont venus me
chercher dans mon atelier avec lui, on m’a demandé
où étaient ses effets, je les ai dit qu’il n’avait
aucun effet dans mon atelier. Mais les policiers
m’ont amené au commissariat pour question d’enquêtes
et quant je suis arrivée au commissariat, j’ai
trouvé un trentaine de malfaiteurs camerounais, tous
de Bamouns et Bamilekés. Enfin, il n’y avait aucun
parmi eux qui avait au moins un passeport du
Cameroun, je ne parlais pas de carte de séjour. Tous,
ils ont été expulsés vers Kye-Ossi et une fois
arrivée à Kye Ossi, ils ont commencé à dire qu’ils
avaient de papiers et que les policiers
équatoguinéens ont déchirés leurs papiers même leurs
passeports, alors qu’en réalité, ils «étaient tous
des vrais sans papiers" et ils m’avaient dit qu’ils
n’étaient pas venus en Guinée Equatoriale pour faire
de papiers, qu’ils étaient venus chercher seulement
un moyen d’arnaquer et braquer quelqu’un afin de
rentrer chez eux. Ils n’avaient aucun travail et
parfois, ils nous demandaient de l’argent pour
acheter du pain et à chaque fois, on se moquait
d’eux en leur demandant s’ils n’ont pas encore
repéré leur cible pour frapper.
A Bata, j’ai
rencontré des milliers de Camerounais (non Fang) qui
ne marchent que la nuit, ils sont de grands bandits,
malfaiteurs, escrocs, voleurs et ils sont épaulés
des milliers de prostituées porteuses de SIDA, car
lorsqu’on les demande d’aller faire les Tests de
SIDA qui est gratuit, elles refusent en disent
qu’elles ne sont pas venues pour faire du test,
elles sont là pour se débrouiller (langage de putes
que l’on trouve à Akwa Douala).
Depuis que je suis
à Bata, j’ai rencontré également des camerounais
d’Ebolowa, Ambam, Ma’an, qui n’ont aucun problème,
tout simplement parce qu’ils ne sont pas dans le
bandes des bandits, malfaiteurs, arnaqueurs. Autre chose qui m’a étonné ici, c’est que plusieurs jeunes
de la province du Sud de Cameroun ont presque tous
de la nationalité équatoguinéenne grâce à
l’hospitalité des Ntoumous de la province de Kie
Ntem qui facilitent leurs procédures d’obtention de
la nationalité et il y en a d’autres qui ont
également de cartes de séjour, par exemple M. Ella
Jules, il est de Ma’an, il travaille dans une
menuiserie d’un homme d’affaire d’Ebebiyin, il a sa
carte de séjour. M. Zé Bernard, il est d’Olanzé, il
a sa carte de séjour. Monsieur Ondoua Joseph, il a
sa carte de séjour, …etc. Les gens du Sud du
Cameroun n’ont pas de problèmes auprès de la
population de équatoguinéenne.
En outre, pendant
mon séjour à Mefoup, je me suis rendu compte, que
les autochtones de ce village et autres, ont presque
trois nationalités : ils ont la carte d’identité du
Gabon, du Cameroun et celle de la Guinée Equatoriale. Des
milliers de leurs femmes sont également originaires de trois
pays et leurs enfants sont tous en Guinée
Equatoriale entrain de travailler sans aucun
problème et ils sont les premiers à détester les
malfaiteurs camerounais qui viennent en Guinée
Equatoriale pour semer la panique auprès de la
population.
3).-
L’intégration sous régionale : « un mot de passe
pour traumatiser les équatoguinéens».
En Guinée
Equatoriale, les camerounais (non fang) non
seulement ont déjà noircis l’image de leur pays mais
également celle des autres ressortissants étrangers
qui veulent vivre légalement dans ce pays qui est
hospitalier loin du cauchemar que l’on vit au
Cameroun. C’est à cause du grand banditisme des
camerounais que les équatoguinéens n’ont plus
confiance aux camerounais qui sont en Guinée
Equatoriale pour «se débrouiller en tuant les gens
et en marchant seulement la nuit avec leurs
couteaux ». Ce que les malfaiteurs camerounais
appellent se débrouiller, c’est tuer les habitants
de la Guinée Equatoriale, comme ils font chez eux,
dans une plus grande impunité. Ils veulent convertir
la Guinée Equatoriale en « Beirut » par jalousie
sous prétexte d’une fameuse intégration sous
régionale. Les camerounais non fang, ne trouvent
aucune sortie en Guinée Equatoriale et au lieu de
rentrer tout simplement chez eux, ils font beaucoup
de mal pour essayer de noircir également l’image des
étrangers pour qu’on dit qu’il y a de la xénophobie
en Guinée Equatoriale. Mais les équatoguinéens ne
sont pas bêtes, tout le temps on montre à la RVTGE
les grands malfaiteurs camerounais dans les mains de
la police avant qu’ils soient expulsés du pays. En
plus, comme depuis la Guinée Equatoriale, on peut
également capter la CRTV, ils voient également comme
cette chaîne montre les grands bandits arrêtés au
Cameroun presque tous les jours et cela ne fait
que ternir l’image du Cameroun en général. Cette
situation de grand banditisme ne peut jamais
favoriser l’image du Cameroun auprès des autres pays
limitrophes, au contraire. Lorsqu’il y a de rafle,
dès qu’on attend le mot « camerounais»,
automatiquement les choses changent de couleur. J’ai
vécu la même situation à Oyen et à Bitam Gabon
respectivement.
C’est le grand
banditisme camerounais qui freine l’intégration sous
régionale et si le passeport CEMAC n’est pas encore
opérationnel, cela est dû par le faite que les
autres pays des FANG (Gabon et Guinée Equatoriale)
ne veulent pas détruire leur tradition qui interdit
les mauvaises habitudes et comportement, sous
prétexte d’une intégration sous régionale.
Les nigérians
vivent en harmonie avec les équatoguinéens.
Je tiens à
souligner ici qu’en Guinée Equatoriale, il y a plus
de 30 000 nigérians mais on n’attend jamais que les
nigérians sont partis braquer, voler, arnaquer, etc
quelqu’un. Mais les Camerounais qui ne représentent
pas le 1/5 de ce que représente les ressortissants
nigérians, dérangent à tout le niveau ce pays qui
était avant l’arrivé de ces malfaiteurs camerounais,
un pays de paix, hospitalier sans voleurs, ni
braqueurs, ni frappeurs, ni prostituées. C’est à
cause de l’arrivée en plusieurs vagues de
malfaiteurs camerounais malintentionnées que la
Guinée Equatoriale est devenue un calvaire. Les
Camerounais cherchent tous les moyens pour traîner ce
pays dans l’enfer par jalousie, sous prétexte de
l’intégration sous régionale.
Les « chaussettes »
Les conditions
d’obtention d’une carte de séjour relèvent de la
souveraineté de chaque état.
Pourquoi les
autorités équatoguinéennes demandent le test de SIDA
aux demandeurs de carte de Séjour ? C’est parce que,
plus de la moitie des prostituées camerounaises qui
quittent Limbé pour Malabo dans les pirogues, sont
contaminées de Sida. Plus de 3000 ouvriers étrangers
travaillant dans les plateformes, ont été contaminés
de SIDA par les prostituées camerounaises qui
utilisent les Condom appelés « chaussettes » :
c’est-à-dire : elles achètent des vrais Condom et
elles les trouent avec les aiguilles avant de les
utiliser. Le client, ne voit pas que le Condom est
troué avec des aiguilles parce que les trous sont
invisibles mais la prostituée l’utilise pour faire
propager le SIDA et après le rapport avec ces
chaussettes, la personne est automatiquement
contaminée. Devant cette situation de prostituées
criminelles, la mesure du gouvernement équatoguinéen
est très bien saluée par tous les habitants de la Guinée
Équatoriale. Mais le grand problème est que les
prostituées camerounaises ne sont pas là pour
demander la carte de séjour. Elles sont là pour
faire propager le SIDA en gagnant de l’argent.
Je demande aux
hommes du plume de Mutations, de parler de leur pays
qui est déjà dans le cercueil et on le porte déjà
vers le chemin de cimetière pour l’enterrement. Vous
devriez essayer de résoudre
vos multiples problèmes au lieu de parler d’une
hypothétique intégration sous régionale ou bien vous
voulez dire d’une intégration de transferts du
grand banditisme et de prostituées porteuse de Sida
vers la Guinée Équatoriale et le Gabon deux pays qui
ont choisis le chemin de la prospérité de leurs
ressortissants.
La Cemac n’est ni
un état, ni une confédération, ni un programme politique où chaque état
demande les retombés puisqu’il n’y aura jamais. Ce
n’est pas le passeport CEMAC qui va résoudre vos
milliers de problèmes qui s’accumulent au fur et à
mesure que le temps passe dans votre pays sans qu’il
y ait un véritable programme économique et sociale
susceptible d’engendrer une croissance économique
viable et soutenable accompagnée d’un plan doté des
solutions appropriées. La CEMAC n’est qu’un simple
écran virtuel qui ne viendrait jamais à résoudre les
problèmes de Camerounais qui s’accumulent au jour le
jour. L’opération épervier a même trouvé des
milliers des braqueurs et de frappeurs, même de
l’état. Cameroun est un pays producteur du pétrole
et avec un baril à 140 dollars, vous devriez mieux
gérer vos ressources afin d’être comme les autres
pays de la sous région, mais cela n’est pas possible
parce que vous avez trop de malfaiteurs, frappeurs,
arnaqueurs, braqueurs, coupures des routes,
prostituées, femmes libres, voleurs, veuves
joyeuses, mangeologues, feymen, etc.
4).- Le faite de
permettre à ton voisin de venir te rendre visite,
cela ne veut pas dire qu’il doit venir avec sa
famille manger tous les jours chez toi.
Même dans un même
village les accords de bon voisinage ont des limites
à ne pas franchir. Vous qui parlez du passeport
CEMAC, regardez chez nous en Afrique de l’Ouest,
nous avons le passeport commun pour les pays membres
de la UEMOA. Ce passeport ne remplace pas la carte
d’identité de chaque pays (condition sine quo non
pour pouvoir travailler) en plus, avoir ce passeport
ne veut pas dire que on peut travailler dans tous
les pays de la UEMOA. Chaque pays doit mettre en
place des politiques économiques et sociales
permettant de relancer la croissance et de redresser
la situation économique du pays en créant des
emplois à leurs ressortissants. Selon papa Mbiam, de
Meyo Centre, je cite: « avant l’imposition de
l’UDEAC/CEMAC, il y avait déjà de la solidarité
entre tous les peuples fang de la sous région, on se
déplaçaient sans frontière et il n’y avait pas de
problème, à condition de respecter notre tradition.
Même dans un même village, le faite de permettre à
ton voisin de venir te rendre visite, cela ne veut
pas dire qu’il doit venir avec sa famille manger
tous les jours chez toi. S’il a trop d’enfants, ce
n’est pas le problème de son voisin, cela ne veut
pas dire que ses enfants doivent venir voler et
déranger la famille voisine, cela est inadmissible
traditionnellement. Je comprends pourquoi nos frères
Ntoumou de la Guinée Equatoriale chassent les
malintentionnées».
Les Camerounais
malsains ont toujours voulu créer des amalgames de
mauvais goûts mais vous oubliez que les seules
victimes seront toujours les camerounais. Vous
faites du mal à votre peuple, et les événements du
mois de février 2008 montrent à quel point souffre
la population camerounaise et ce n’est pas en
essayant de détourner l’attention du peuple vers la
Guinée Equatoriale et/ou vers le Gabon que la
situation de Cameroun changerait.
Sachez une chose :
on peut tromper une partie du peuple tout le
temps, on peut également tromper certaines élites du
peuple tout le temps, mais on ne peut pas tromper
tout un peuple tout le temps.
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Mamadou Touré,
Couturier sénégalais
Message reçu
le 26.06.2008 |
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Cameroun-Info.Net
20.06.2008 Africatime.com/ge Mutations
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Denis Sassou N’guesso
: le stabilisateur du sommet de Yaoundé
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(Mutations
27/06/2008)
Le militaire aux habits de démocrate a joué un rôle
déterminant pour l’issue des travaux de la capitale
camerounaise.
Les travaux de la neuvième conférence des chefs d’Etat
des pays de la Cemac n’ont pas totalement livré les
secrets de leurs différents huis clos, même si
quelques indiscrétions révèlent déjà que le
président de la République du Congo s’est révélé
comme le principal artisan de la sonnette d’alarme
quant à la léthargie dans laquelle semble sombrer
l’Afrique centrale comparée à celle de l’Ouest.
Selon des sources dignes de foi, c’est par exemple
Denis Sassou N’guesso qui a, lors du huis clos des
chefs d’Etat, le 24 juin au Palais des Congrès de
Yaoundé, dans "un coup de gueule", interpellé de
manière courtoise mais véhémente, ses homologues sur
la gravité du moment. Lui que l’on présente
généralement comme un homme réservé, a alors appelé
ses "amis et frères" à un examen approfondi des
questions.
Son propos aura permis de débloquer la situation dès
lors qu’il a ferment souhaité que "des décisions
concrètes sortes des assises de Yaoundé". Loin des
discours et la multiplication des réunions dans
lesquelles la Cemac est engluée, le président
congolais a demandé, à propos de Air Cemac par
exemple, que la question d’argent soit mise de côté.
Pour le président congolais, seule compte pour le
moment, la préparation des outils de mise en route
du projet de Air Cemac. Selon des mêmes sources,
c’est encore lui qui est intervenu dans le sens de
l’apaisement, lors du blocage des travaux lié au
malentendu à cause duquel, le chef de l’Etat de
Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a
décidé de se retirer des travaux. Même si des
sources officielles font état d’une urgence liée aux
problèmes de santé de son épouse.
A la fois discret et aux avant-postes, Denis Sassou
N’guesso estime que "l’heure est venue, pour laisser
des réalisations concrètes aux Etats de la sous
région d’Afrique centrale". Car d’après lui,
"l’épanouissement de la Cemac et des autres entités
sous régionales débute par la résorption de la
pauvreté ambiante des peuples", a-t-il indiqué au
micro de la Crtv. Etait-ce, ce message que le chef
de l’Etat du Congo a voulu délivrer à Yaoundé?
Toujours est-il qu’il aurait aimé donner une
conférence de presse pour parler de sa vision de
l’intégration au cours de son séjour camerounais.
Pour lui, l’intégration dont parlent les autres
chefs d’Etat a un visage un peu plus net. L’entrée
des ressortissants de la Cemac n’étant, au Congo,
assujettie à aucune restriction. Pas même le visa
d’entrée dans le territoire congolais.
Apaisement
Ce qui fait dire aux observateurs avertis que le
pays qu’il dirige est, à ce jour, le plus proche de
la libre circulation des hommes et des biens dans la
sous région. D’une discrétion efficace, cet enfant
d'Edou, son village natal, aura déjà joué un rôle de
premier plan dans la gestion partielle et le retour
passablement au calme entre le Gabon et la Guinée
Equatoriale au sujet du différend relatif à l’Ile de
Mbanié.
Longtemps avant que le secrétaire général de
l’Organisation des Nations unies (Onu), Ban Ki-moon
ne dépêche son envoyé spécial et secrétaire général
adjoint, Nicolas Michel dans les deux capitales,
pour une amorce de retour à la sérénité, en
attendant l’arbitrage de Genève bien que ce
différend n’ait toujours pas trouvé la négociation
idoine entre Omar Bongo et Teodoro Obiang.
Conférence nationale
Né en 1943, Après une formation à l'école des
instituteurs de Dolisie, il s'engage dans l'armée
congolaise en 1961 et suit une formation militaire
de réserviste à Cherchell, en Algérie. Il intègre
les forces armées et le corps des parachutistes en
1964. Il en devient le sous-chef de corps quelques
années plus tard avec Kimbouala Nkaya comme chef de
corps.
Ce dernier trouvera malheureusement la mort en 1977,
au cours de son arrestation relative à la mort de
Marien N'Gouabi. Il s’ensuit une psychose nationale
et une folie meurtrière qui aboutissent à
l’assassinat du cardinal Émile Biayenda. Dans la
foulée, l'ancien chef de l’Etat Alphonse
Massamba-Débat, prédécesseur de Marien N'gouabi, est
exécuté. Ministre de la Défense et de la Sécurité,
il assure, plus tard, l'intérim de la présidence, du
18 mars au 2 avril 1977, après l'assassinat du
président Marien N’gouabi.
Il est supplanté par Joachim Yhombi-Opango,
l'officier le plus gradé à la tête du Comité
militaire du parti, qui entend assurer le contrôle
du pouvoir politique. Président du Parti congolais
du travail (Pct), il devient de fait le chef de l’Etat
de son pays au terme du congrès de ce parti unique
le 5 février 1979. Il met en place un plan
quinquennal économique et social de reconstruction
du Congo, visant notamment à la construction de
routes et de ponts.
Confronté à la crise économique et à l'échec de ce
plan, Sassou N’guesso est contraint de mener des
négociations avec le Fonds monétaire international
qui consent à aider le Congo sous réserve de
l'adoption de mesures de transparence financière et
de démocratisation du pays. Le 25 février 1991,
pressé par les travailleurs qui menacent de
descendre dans la rue, il se voit obligé de tenir
une Conférence nationale au cours de laquelle l’on
dénonce sa mauvaise gestion du pays.
Il est rendu seul responsable du désastre économique
en raison de sa liaison avec des milieux politico
mafieux. Il est également condamné à une amende de
deux milliards de Fcfa et on lui impute la
responsabilité personnelle des assassinats perpétrés
suite à celui du président Ngouabi. À l'issue de la
conférence, un gouvernement de transition est mis en
place et celui-ci fixe la date de l’élection
présidentielle.
Candidat à sa propre succession aux élections du 2
juin 1992, Sassou N’guesso arrive en troisième
position derrière Pascal Lissouba et Bernard Kolélas.
Il choisit de soutenir Lissouba, à qui il apporte
ses voix, du fait de son expérience ministérielle.
Il se retire dans le village d'Oyo, dans le Nord du
Congo, où il fourbit sa revanche en organisant ses
milices appelées Cobras. En 1995, il s'installe au
Vésinet, près de Paris, pour prendre contact avec
ses futurs mentors, qui vont le ramener au pouvoir
dans les bagages de l'armée angolaise.
Dans la perspective de l’élection présidentielle de
juin 1997, Sassou N’guesso rentre au Congo. Mais,
dès le mois d'avril, des assassinats sont perpétrés
par ses milices à Owando et sur la rivière Alima.
Les miliciens Cobras déclenchent un feu nourri
contre les forces de police. Le 5 juin 1997 débute
alors une nouvelle guerre civile qui fera plus de
100 000 morts (autant que la guerre des Balkans).
À la mi-octobre, l'armée angolaise, les mercenaires
et les milices de Sassou N’guesso prennent le
contrôle du pays et ce dernier s'autoproclame
président. Ce franc-maçon grand maître de la grande
loge du Congo Brazzaville, une "filiale" de la loge
nationale française, est l’amis des grands maîtres
successifs de ce pays: Claude Charbonniaud,
Jean-Charles Foettner et l’actuel, François Stifani.
Léger Ntiga
©
Copyright Mutations |
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http://www.africatime.com/ge/nouvelle.asp?no_nouvelle=410340&no_categorie= |
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Cemac : l’avenir en
commun |
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(Cameroon-Tribune
26/06/2008)
La 9e conférence des chefs d’Etat s’est achevée hier
après-midi sur une nette détermination à renforcer
le processus d’intégration sous-régionale.
François Bozizé a le sourire. Le président de la
République centrafricaine vient d’hériter du
flambeau. Qui fait officiellement de lui le nouveau
président en exercice de la Communauté économique et
monétaire de l’Afrique centrale. Sous les ovations
de l’assistance et le crépitement des flashes
d’appareils photos, Paul Biya a passé la main à son
frère. C’était au cours de la cérémonie de clôture
de la 9è conférence des chefs d’Etat ouverte mardi
au palais des Congrès de Yaoundé.
La fin des travaux de Yaoundé a donné l’occasion au
président sortant de tirer les premières leçons. Et
pour Paul Biya, le chef de l’Etat camerounais, il ne
fait l’ombre d’aucun doute, la rencontre «a été
couronnée de succès ». En citant les avancées
enregistrées dans les dossiers de réformes
institutionnelles, du programme économique de la
sous-région, du passeport Cemac, du renforcement de
la liberté de circulation et de la mise sur pied
d’une compagnie aérienne communautaire, l’hôte des
travaux pense avec conviction que ce sont des
solutions prenant en compte les intérêts communs des
pays de la sous-région et immédiatement perceptibles
par les populations.
Le communiqué final lu juste avant, par Antoine
Ntsimi, président de la Commission de la Cemac est
plus précis à ce sujet. On en retient, entre autres,
la recommandation des chefs d’Etat pour que
passeport Cemac soit mis en circulation au plus tard
le 1er janvier 2010. Autre fait marquant : la prise
de position de la conférence, au sujet de la
situation au Tchad. Les pairs du président Idriss
Deby se sont clairement montrés solidaires.
Notamment en condamnant les tentatives de
déstabilisation de ce pays de la Cemac, et en
tombant d’accord pour l’octroi d’une assistance
financière et matérielle.
L’hymne de la Cemac qui retentit quelques minutes
après dans la salle des conférences est le dernier
acte d’une journée un peu spéciale. Avant la
cérémonie de clôture. Le longs conciliabules ont
regroupé les chefs d’Etat. L’acte final du sommet à
démarer en début d’après midi, avec l’entrée en
salle des présidents et chefs de délégations. Suivie
d’une cérémonie sobre d’un peu plus d’une
demi-heure, au cours de laquelle des noms de
personnalités décorées par le président sortant ont
été lus. Ces responsables ont été faits
respectivement Grands officiers du Mérite
communautaire et Grands Officiers de la
Reconnaissance communautaire. On a reconnu des noms
comme Jean Ping, Louis-Paul Motaze, Antoine Ntsimi,
Philibert Andzembe ou Anicet Georges Dologuele...
vaillants soldats de l’intégration en zone Cemac. Le
travail va se poursuivre. Et rendez-vous a été pris
pour la 10è conférence ordinaire à Bangui.
Yves ATANGA
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Cameroon-Tribune |
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obiang
abandonó precipitadamente la cumbre de la CEMAC.
Comunicado final de la
novena Cumbre celebrada en Yaundé |
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26 de junio de 2008
El diario
camerunés Mutations
publicó ayer el articulo
siguiente, firmado por Léger Ntiga,
con el título Cemac: Obiang
abandona los trabajos: "Oficialmente
se habría marchado para atender a su
esposa enferma. Otras fuentes
sugieren, sin embargo, la intención
de bloquear la Cemac. Una
conversación entre miembros de la
DSP, la unidad especial encargada de
la seguridad del jefe del Estado
camerunés llamó la atención sobre la
salida precipitada de Obiang Nguema
Mbasogo, presidente de Guinea
Ecuatorial. "El presidente
ecuatoguineano ha salido del hotel
Hilton hacia las 9 horas ha
anunciado el reportero de la CRTV en
el Hilton. Pero se ha dirigido al
aeropuerto de Nsimalen, Vuelve a
Malabo a causa de la enfermedad de
su esposa", cree saber el miembro de
la DSP que lo cuenta así a uno de
sus compañeros. Sin embargo, el la
clausura de los trabajos de la
novena conferencia de jefes de
Estado de la Comunidad Económica y
Monetaria de los Estados del África
Central (CEMAC) celebrada ayer no se
ha hecho ningún comentario oficial a
este respecto.
La delegación
ecuatoguineana tampoco ha hecho
ninguna alusión específica sobre
este hecho. Sin embargo, sobre la
salida de la capital camerunesa del
presidente Obiang Nguema,
indiscreciones procedentes de
expertos de la CEMAC sugieren una
situación equivoca. Los miembros de
la embajada de Guinea Ecuatorial y
de la delegación del presidente
Obiang indican "una obligación
ineludible a la que se ha añadido
una urgencia". Entre bastidores de
la reunión a puerta cerrada que
siguió a la ceremonia de apertura de
la cumbre de Yaundé el pasado 24 de
junio, se informa que los cambios
previstos no van a llegar a término.
Algunos participantes habrían
recurrido a una cuestión de orden en
relación con la dirección de los
trabajos.
Esta situación
habría sacado de su reserva la
presidente Denis Sassou Nguesso. El
jefe del Estado congoleño ha exigido
a sus "amigos y hermanos" un examen
profundo de los problemas. Su
intervención habría permitido
desbloquear la situación expresando
claramente el deseo de que se
produjeran acuerdos decisivos en la
reunión de Yaundé. Lejos de los
discursos y las reuniones en las que
se ha atascado la CEMAC, el
presidente congoleño habría pedido,
a propósito de Air Cemac, que se
dejase a un lado la preocupación que
pudiera surgir de los cinco mil
millones necesarios para su puesta
en marcha y se verificase si están
ya sobre la mesa los instrumentos
necesarios para el inicio del
proyecto. Sin embargo, las
conversaciones mantenidas a lo largo
de la tarde del martes, en el curso
del banquete ofrecido por Paul Biya,
no han conducido a ningún sitio.
Resoluciones
La sesión de
clausura de la novena conferencia de
jefes de Estado de la CEMAC se
inició ayer, 24 de junio de 2008,
con un retraso de mas de cuatro
horas. Prueba, para algunas fuentes,
de que el orden del día previsto no
se ha cumplido. Se han tomado, pese
a ello, importantes decisiones. Van
desde algunos nombramientos a
resoluciones sobre el futuro de la
Comunidad. A este respecto, se han
cubierto algunos puestos vacíos o
recién creados. Así el camerunés
Mbapou Edzenguele ha sido nombrado
Director General del Banco de los
Estados del África Central (BEAC)
para Camerún. En el mismo sentido,
Abbas Mahamat Touni sustituye a su
compatriota Gata Ngoulou en el
puesto de Secretario General del
instituto monetario regional.
En lo que hace
a las instituciones de la CEMAC, al
lado de la puesta en marcha de la
revisión del tratado y el acuerdo
sobre la reforma monetaria,
anunciados por el presidente del
comité director de la reforma,
Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, la
cumbre ha pedido a los países
miembros que designen a sus
representantes en las instancias de
su sede en Bangui. En el mismo orden
de ideas, una hoja de ruta
consensuada debería haberse
elaborado sobre la libre circulación
de hombres y bienes que, es
importante recordarlo, no tiene nada
que ver con los desplazamientos de
poblaciones en la región. Se ha
fijado el 1 de enero como fecha para
la entrada en vigor del pasaporte
CEMAC.
Los jefes de
Estado de la CEMAC han apelado al
fortalecimiento de las capacidades
de las fuerzas de seguridad de los
países miembros en la óptica de
aumentar la seguridad de sus Estados
y hacer frente a la inseguridad que
amenaza con desestabilizar a la
región. Respondiendo a las quejas
expresadas en la apertura de los
trabajos del pasado martes, la
cumbre apela a la consolidación de
los avances relativos a la creación
de Air Cemac. Se ha creado un comité
al respecto.
A la espera
del primer trimestre de 2009, fecha
establecida para la creación del
parlamento de la CEMAC, la cumbre se
ha mostrado satisfecha con los
procesos democráticos de los
diferentes países en los que se han
celebrado elecciones recientemente.
En este sentido, los jefes de Estado
del África Central han decidido
apoyar al "régimen democrático" del
presidente chadiano enfrentado a los
asaltos de los rebeldes que quieren
"desestabilizar" el país. En el
ambito de las finanzas hay que
destacar la resolución tomada por el
BEAC para destinar cada año el 20%
de sus beneficios a proyectos
comunitarios . Los estados dedicarán
el 10% de sus presupuestos a la
revitalización de la agricultura".
La novena cumbre de la CEMAC
La agencia
France Press publicó
también ayer el siguiente despacho
sobre la resolución final de esta
novena cumbre: Yaundé (AFP).- La
Comunidad Económica y Monetaria del
Africa Central (CEMAC) condenó el
miércoles en la clausura de su
novena cumbre de jefes de Estado los
"repetidos ataques" contra Chad país
al que han concedido "una asistencia
financiera".
La CEMAC ha
condenado "vigorosamente los
repetidos ataques y los intentos de
desestabilización del Chad de los
que su régimen democráticamente
elegido es victima recurrente",
indica el comunicado final.
En "apoyo al
pueblo chadiano en esta prueba
difícil (...) la conferencia decide
conceder una ayuda financiera y
material al gobierno chadiano",
añade.
La CEMAC
"anima a los componentes del pueblo
chadiano a privilegiar la
concertación política", señalando
las "implicaciones regionales
evidentes" de la crisis de Darfour,
región sudanesa cercana a Chad que
padece una guerra civil desde 2003.
Por otra
parte, el presidente en ejercicio,
el camerunés Paul Biya ha afirmado
que la cumbre había tomado algunas
medidas "significativas" en lo que
hace a las "reformas institucionales,
la elaboración de un programa
económico regional; (...) el
reforzamiento de la libertad de
circulación de los naturales de los
estados miembros".
Los jefes de
Estado han anunciado también la
instalación de un "parlamento
comunitario" en el curso del primer
trimestre de 2009 y han fijado para
el 1 de enero "como muy tarde" la
puesta en circulación del "pasaporte
CEMAC", previsto inicialmente para
julio de 2007.
El Banco
Africano de Desarrollo (BAD) ha
anunciado por su parte que aportará
en el periodo 2008-2010 "una apoyo
significativo de en torno a mil
millones de dólares" a la CEMAC para
ayudar a "hacer frente al desafío
del relanzamiento económico, la
reconstrucción de las
infraestructuras, la mejora de la
gobernanza y la integración regional".
El tratado de
la CEMAC, que agrupa a Camerún, Chad,
Congo, Gabón, Guinea Ecuatorial y la
República Centroafricana, entró en
vigor en 1999, cinco años después de
la fecha de su firma.
A penas ha
sido desarrollado después de esa
fecha. El comercio intracomunitario
es "insignificante", la realización
de proyectos de envergadura "difícil",
"la compañía aérea regional Air
Cemac no ha empezado a funcionar en
marzo de 2008 como estaba previsto",
afirmaba el diario gubernamental
Cameroo Tribune.
La próxima
reunión de la CEMAC tendrá lugar el
próximo año en Bangui".
http://www.icicemac.com/news/index.php?nid=10531&pid=38
http://afp.google.com/article/ALeqM5j-sAWlYvnF3tIRZrAP-_U9gDMvDw
A: ¿Está
gravemente enferma la "primera dama"
ecuatoguineana? No tenemos ninguna
información sobre este asunto. Es
suficientemente conocida la opacidad
informativa del régimen guineano.
Tampoco está claro si el dictador
está ahora en Guinea o, en realidad,
ha viajado a cualquier otro país. En
principio (en principio), el
abandono precipitado por parte de
Obiang de la cumbre de Yaundé
debería relacionarse mas bien con la
voluntad de poner dificultades a la
marcha general de la CEMAC que
mantiene el dictador...
¿Qué cabe
decir de las conclusiones de la
cumbre? Que cada vez ganan más peso
en sus resoluciones los aspectos
relativos a la "seguridad" y al
mantenimiento de los actuales
regímenes en el África Central. Unos
regímenes que, en unos casos, habría
que calificar de "democracia
secuestrada" y en otros pueden
calificarse abiertamente de
dictaduras. [En el primer grupo
entrarían Camerún, Congo y Gabón y
en el segundo Chad, Guinea
Ecuatorial y la Republica
Centroafricana]. La declaración (y
la aportación financiera) favorable
a Chad y el sarcasmo que encierra la
afirmación de que el régimen de
Idris Deby ha sido "democráticamente
elegido" es una muestra clara de
esta deriva.
En cualquier
caso, las "cumbres" de la CEMAC son
reuniones cada vez más devaluadas.
En esta oportunidad faltaba Idris
Deby desde el principio. Si Obiang
se marchó tras un día de reuniones,
la cumbre quedó reducida a cuatro de
los seis jefes de estado... No es
raro que sus acuerdos se vean con
creciente escepticismo, producto de
unos gobiernos cada vez más aislados
de las necesidades de sus
poblaciones, que mantienen este tipo
de ficciones para entretenimiento de
sus altos funcionarios y para
aparentar ante las demandas europeas
que pueden hacer frente a sus
problemas con alguna eficacia. Todo
puras palabras...
Editado
y distribuido por ASODEGUE
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Cémac : François Bozizé trace son
sillon |
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(Mutations 26/06/2008)
Sécurité dans la sous région, libre circulation des
personnes et des biens sont les axes prioritaires de
l’action du président de la Cemac.
C’est au pas de course et dans le cadre d’une
conférence de presse donnée au Hilton hôtel de
Yaoundé hier après la clôture des travaux du 9ème
sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique
et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), que
François Bozizé, le chef de l’Etat centrafricain et
nouveau président en exercice de l’organisation sous
régionale, a fixé les grands axes de son action au
cours des douze prochain mois.
S’il a choisi de placer son mandat sous le signe de
la continuité de l’action de son prédécesseur, le
chef de l’Etat centrafricain entend néanmoins
concentrer son action sur des dossiers précis. Il
parle ainsi de la lutte contre l’insécurité dans la
sous région, de la libre circulation des personnes
et des biens et surtout de l’épineuse question de la
crise alimentaire.
A ceux qui s’inquiète de la non fonctionnalité de la
Cemac dans la sous région, François Bozizé se veut
rassurant : " La Cemac fonctionne normalement, et
elle a réalisé beaucoup d’activités ". Il prend pour
cela le cas de son pays la République Centrafricaine
où l’organisation sous régionale a mis sur pied en
octobre 2002, la Force multinationale en
Centrafrique (Fomuc), une force composée de 350
soldats issus des Etats membres. Pour le président
en exercice de la Cemac, " La Fomuc est la première
force du genre en Afrique. Je ne pense pas que
d’autres forces sous régionales ont fait preuve des
mêmes capacités que la Fomuc ". Avant de convier les
ressortissants des Etats à plus d’optimisme.
Sur la question de l’insécurité transfrontalière, et
interrogé au sujet de l’enlèvement de deux citoyens
camerounais en République centrafricaine par des
bandes armés depuis quatre mois, le chef de l’Etat
centrafricain s’est voulu prudent à ce sujet en
indiquant " J’ai été informé de cette affaire, mais
je ne l’ai pas suivi de près ". La raison évoquée
par François Bozizé rient à son calendrier "Durant
tout le mois de juin, j’ai été constamment absent du
pays, j’ai été au sommet de la Ticad au japon, à New
York pour le sommet sur le Sida, à Cotonou…". Il
rient néanmoins à indiquer qu’à son retour à Bangui,
il prendra le dossier en main " pour y voir plus
clair " et de rappeler que le problème sécuritaire
fait partie de ses actions.
Le chef de l’Etat centrafricain est également revenu
sur la situation dans son pays à la faveur de la
signature samedi dernier à Libreville au Gabon de
l’Accord de paix global entre son gouvernement et
deux groupes de rebelles. Un accord de paix qui est
lui-même le prélude à l’ouverture d’un dialogue qui
devra mettre autour d’une table, tous les acteurs
centrafricains (partis politiques, mouvements
rebelles, société civile…). Mais un dialogue pour
lequel l’ancien président Ange Félix Patassé se
plaint d’en être exclut. Ce à quoi François Bozizé
précise que " le dialogue politique inclusif se fera
avec tout le monde. Concernant Patassé, je l’ai
toujours dit, concernant le changement jusqu’à ce
jour, il est libre de revenir en République
Centrafricaine son pays…
Nous sommes dans le domaine de la politique, et l’on
utilise beaucoup d’artifices pour pouvoir cacher la
vérité… " et de préciser à son sujet concernant son
prédécesseur Pour le cas Patassé, il a des dossiers
à Bangui devant la justice centrafricaine comme
devant le Tpi (Tribunal pénal international qui a
déjà fait arrêter Jean Pierre Bemba l’ancien rebelle
congolais pour des exactions commises en Rca durant
le règne de Patassé ndlr).
Actuellement considéré comme le pays à la traîne
dans le cadre du développement économique dans la
sous région, le chef de l’Etat centrafricain a
indiqué que son pays dispose pourtant des ressources
économiques nécessaires, et qu’il est simplement
question pour ses compatriotes de se mettre au
travail, non sans indiquer que la Rca est engagée
dans des négociations avec les institutions
financières de Bretton Woods pour son admission dans
le club des pays pauvres très endettés (Ppte).
Jean Francis Belibi
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Cemac : Obiang Nguema
quitte les travaux |
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(Mutations
26/06/2008)
Officiellement, il est reparti assister son épouse
malade. D’autres sources évoquent un blocage.
C’est un échange entre des éléments de la Direction
de la sécurité présidentielle (Dsp), l’unité
spéciale chargée de la sécurité du chef de l’Etat
camerounais qui a attiré l’attention des médias, sur
le départ précipité de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo,
le président de Guinée Equatoriale. "Le président
équatoguinéen est sorti de l’hôtel Hilton vers 9h
ainsi que l’a annoncé le reporter de la Crtv au
Hilton. Mais, c’était pour se rendre à l’aéroport de
Nsimalen. Il retourne à Malabo pour cause de maladie
de son épouse", croit savoir le cadre de la Dsp qui
s’adresse ainsi à son collègue. Toujours est-il qu’à
la clôture des travaux de la neuvième conférence des
chefs d’Etat de la Communauté économique et
monétaire des Etats de l’Afrique centrale (Cemac)
hier, aucune annonce officielle n’a été faite à ce
propos.
Pas plus qu’aucune allusion spécifique à la
délégation équatoguinéenne n’a été faite. Or sur le
départ de la capitale camerounaise du président
Obiang Nguema, des indiscrétions venues des experts
de la Cemac évoquent un malentendu. Approchés, des
membres de l’ambassade de Guinée équatoriale et de
la délégation du président Obiang indiquent "une
nécessité impérieuse doublée d’une urgence". Dans
les coulisses du huis clos ayant suivi la cérémonie
d’ouverture du sommet de Yaoundé mardi 24 juin
dernier, il se rapporte que les échanges ne sont pas
allés à leur terme. Certains participants auraient
invoqué une motion d’ordre en rapport avec la
conduite des travaux.
Une situation qui aurait sorti le président Denis
Sassou Nguesso de sa réserve. Le chef de l’Etat
congolais a alors exigé de ses "amis et frères" un
examen approfondi des questions. Son propos, aura
permis de débloquer la situation dès lors qu’il
aurait fermement souhaité que des décisions
concrètes sortent des assises de Yaoundé. Loin des
discours et des réunions dans lesquels la Cemac est
engluée, le président congolais aurait demandé, à
propos de Air Cemac qu’on mette de côté la
préoccupation d’argent liée aux cinq milliards
préalables à son démarrage. Denis Sassou Nguesso
aurait demandé la preuve que les outils sont réunis
pour l’amorce effective de ce projet. Toute la
soirée de mardi, des tractations au cours du banquet
offet par Paul Biya, n’ont rien apporté.
Résolutions
La séance de clôture de la neuvième conférence des
chefs d’Etat de la Cemac a débuté hier, 24 juin 2008
avec un retard de plus de quatre heures de temps.
Preuve selon des sources que l’ordre du jour de la
veille n’a pas été vidé. Pour autant, de grandes
décisions ont été prises à Yaoundé. Elles vont de la
décoration de certains acteurs et cadres de la Cemac,
aux résolutions sur le futur de la Communauté. A ce
sujet, différents postes vacants ou créés ont été
pourvus. C’est dans ce cadre que le Camerounais
Mbapou Edzenguele a été nommé directeur général de
la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac)
pour le Cameroun. Sur la même lancée, Abbas Mahamat
Touni remplace son compatriote Gata Ngoulou au poste
de Secrétaire général de l’institut monétaire sous
régional.
Sur le plan de la mise en place des institutions de
la Cemac, à côté de la mise en route du traité
révisé et la convention sur la réforme monétaire,
annoncés par le président du comité de pilotage des
réforme, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le sommet a
demandé aux pays membres de désigner leurs
représentants dans les instances de son siège à
Bangui. Dans le même ordre d’idées, une feuille de
route consensuelle devrait être élaborée sur la
libre circulation des hommes et des bien, qui,
faut-il le rappeler, n’a rien à voir avec le
déplacement des populations dans la sous région. De
même, le 1er janvier 2010 est arrêté comme date
d’entrée en vigueur du passeport Cemac.
Les chefs d’Etat de la Cemac appellent de leurs
vœux, le renforcement des capacités des forces de
sécurité des pays membres de la Cemac dans l’optique
d’assurer une plus grande sécurité à leurs Etats et
faire face à l’insécurité qui menace de
déstabilisation, la sous région. Répondant à une
doléance revenue plusieurs fois dans les allocutions
prononcées à l’ouverture des travaux mardi dernier,
le sommet appelle à la consolidation des acquis
relatifs à la création de Air Cemac. Un comité ad
hoc est créé à cet effet. L’autorité en charge de la
sécurité est ainsi transférée de la Cemac pour la
Ceac. Tout comme la Commission reçoit le mandat de
prendre attache avec toutes les compagnies
d’envergure au profit de la compagnie communautaire
en gestation en dépit du retrait de la course de Sn
Brussels.
En attendant le premier trimestre de 2009, date
arrêtée pour l’avènement du siège du parlement de la
Cemac, le sommet a dit sa satisfaction aux processus
démocratiques dans les différents pays où des
élections se sont récemment déroulées. Dans ce
chapitre, les chefs d’Etat d’Afrique centrale se
proposent d’octroyer une assistance au Tchad, pour
apporter leur soutien au "régime démocratique" du
président tchadien en proie aux assauts des
rébellions qui tentent de "déstabiliser" le pays. Au
rang des financements à allouer, résolution est
prise pour que la Beac prélève chaque année 20% de
ses bénéfices en faveur des projets communautaires.
Cependant que les Etats prendraient 10% de leur
budget pour la relance de l’agriculture.
Léger Ntiga
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La Cemac adopte des
résolutions visant à renforcer l'intégration /
L'intégration de la Cemac doit se faire au niveau
des populations, dit un politologue camerounais |
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(Xinhuanet 26/06/2008)
La Communauté économique et monétaire de l'Afrique
centrale (Cemac) ont annoncé des résolutions visant
au renforcement de l'intégration sous-régionale à
l'issue de son 9e sommet tenu mardi et mercredi à
Yaoundé.
La conférence s'est penchée sur le toilettage des
textes des différentes institutions de la
communauté, l'élaboration du programme économique
régionale, l'amélioration de la gouvernance et la
rationalisation des institutions spécialisée, selon
le communiqué final lu à la cérémonie de fermeture
par Antoine Ntsimi, le président de la commission de
la Cemac.
Les gouvernements des pays membres de la Cemac sont
invités à envoyer leurs représentants à Bangui, le
siège de la Cemac, et à mettre en place au sein de
leurs gouvernements une structure chargée de
l'intégration régionale, selon le communiqué.
La présidence de la commission va organiser un
séminaire impliquant les forces de l'ordres et de
sécurité de la sous-région en vue de renforcer leurs
capacités en matière de gestion des questions
d'immigration.
Le passeport Cemac, initialement prévu pour entrer
en vigueur en juillet 2007 et renvoyé à plus tard,
"doit être mis en circulation au plus tard le 1er
janvier 2010", dit le communiqué de la conférence
qui a rassemblé les dirigeants des six Etats de
l'espace géographique du Golfe de Guinée:
Centrafrique, Gabon Tchad, Cameroun, Congo, Guinée
Equatoriale.
Sur la plan économique, un programme régionale
devrait être élaboré au plu tard le 31 décembre 2008
et son adoption se fera au cours d'une conférence
extraordinaire des chefs d'Etats.
S'agissant de la création de la compagnie aérienne
communautaire Air Cemac pour laquelle le vol
inaugural était prévu en mars 2008, la conférence a
donné mandat à la commission de négocier avec les
compagnies existantes dans les pays membres des
modalités de mise en place d'un système transitoire
de desserte et de capital.
Concernant le renforcement des institutions
communautaires, la conférence invite les pays
membres à verser leurs contributions au budget de
construction et a décidé de l'installation du
parlement communautaire au cours du 1er trimestre
2009.
Une "journée Cemac", le 16 mars, sera célébrée
chaque année pour sensibiliser des populations aux
idéaux de l'intégration et du renforcement de
l'esprit communautaire, selon le communiqué.
Au sujet des Accords de partenariat économique (APE)
avec l'Union européenne, les dirigeants ont instruit
la commission de la Cemac de poursuivre les
négociations pour décider un délai pour un accord
régionale complet.
Les APE entre l'Afrique centrale et l'UE devait être
en vigueur dès le 31 décembre 2007, selon le
calendrier établi avec l'UE. Mais les pays de la
Cemac n'ont pas pu parler d'une seule voix. Seul le
Cameroun est parvenu à la signature d'un accord
intermédiaire avec l'UE le 17 décembre 2007.
La Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) va
désormais affecter 20% des bénéfices distribuables
aux projets intégrateurs de la communauté, selon le
communiqué. En raison de l'entrée en vigueur de
cette décision, en 2007 cette aide est de l'ordre de
10 millions d'euros.
Les pays membres sont appelés à prendre en
considération la déclaration de Maputo sur
l'allocation de 10% des budgets nationaux
d'investissement à l'Agriculture afin de faire face
à la crise alimentaire actuelle.
Sur le plan de sécurité, la Cemac condamne avec
véhémence les attaques répétées et les tentatives de
déstabilisation du Tchad et, a décidé de l'octroi
d'une aide financière et matérielle au Tchad, et
exhorte les pays amis et les organisations
internationales à lui venir en aide.
La Conférence a décidé du transfert de l'autorité de
la Force multinationale de la Cemac (Fomuc) à la
Communauté économique de l'Afrique Centrale (CEAC).
Conformément au calendrier de rotation en vigueur,
la présidence de la conférence sera assurée pour le
compte de l'exercice 2008-2009 par le président
centrafricain François Bozizé.
Les présidents Paul Biya du Cameroun, Omar Bongo
Ondimba du Gabon, Teodoro Obiang Nguema de Guinée
Equatoriale, Denis Sassou Nguesso du Congo, François
Bozizé de la République Centrafricaine et le Premier
Ministre du Tchad Youssouf Saleh Abbas ont pris part
au sommet.
A cette rencontre étaient aussi présents le
président Fradique de Menezes de Sao Tomé et
Principe, pays observateur, et le président de la
Banque Africaine de Développement (BAD), Donald
Kaberuka, invité spécial.
La Cemac, lancée en 1994 pour remplacer l'Union
douanière des Etats de l'Afrique centrale (UDEAC)
est opérationnelle depuis 1999. Les pays membres
sont unis par l'Union monétaire à travers la banque
des Etats de l'Afrique centrale BEAC. Elle compte
37,5 millions d'habitants repartis sur 3 millions de
km2 riche en produits miniers et forestiers. Fin
L'intégration de la Cemac doit se faire au niveau
des populations, dit un politologue camerounais
L'intégration de la Communauté économique et
monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) doit se
faire au niveau des populations pour que cette idée
ne soit pas seulement au niveau des décideurs
politiques, a remarqué le politologue camerounais
Jean Emmanuel Pondi à l'occasion du 9e sommet du
bloc régional, tenu mardi et mercredi à Yaoundé.
"La volonté politique est là, mais il faut davantage
la manifester et pas simplement à ce niveau. Il est
important d'avoir des structures qui sont des
avocats de l'intégration et les peuples s'agrippent
d'avantage", a expliqué M. Pondi, chef de
Département de Politique Internationale à l'Institut
des relations Internationale du Cameroun (IRIC) dans
un entretien à la radio nationale camerounaise.
Pour M. Pondi, les étapes à franchir sont
nombreuses, qui pourront se faire au niveau du
brassage des élites intellectuelles, à travers la
mise en place des infrastructures telles des routes
d'intégration, des entreprises multinationales, des
médias communautaires qui diffusent les cultures des
pays de la zone Cemac.
"Il faudrait déplorer le fait qu'il n'y a pas
d'entreprise multinationale Cemac, parce que pour
cela il faut des industries à l'échelle de la Cemac.
D'entreprises qui soient non seulement
multinationale mais aussi à caractère intégrateur.
Je crois sincèrement que cela manque," a-t-il
expliqué.
"On peut aussi regretter qu'il n'y ait pas des
médias qui soient des médias de la sous-région qui
chaque jour rapportent des nouvelles de chacun des
pays de la sous-région pour que nous vivions en
symbiose avec tous les autres pays," a-t-il
poursuivi.
"Même pour accélérer le commerce et la culture tant
que ces instruments et autres idées n'existent pas,
il est difficile d'avoir cette conscience de la
citoyenneté Cemac. Il s'agit simplement de créer et
de forger," a-t-il dit.
Le système LMD (Licence, Master, Doctorat), qui
permettra par exemple aux citoyens dans la Cemac de
partir d'une université dans l'un des pays membres
et s'inscrire dans un autre pays, est cité par le
politologue comme un bon exemple qui pourrait
approfondir l'intégration en zone Cemac.
"Cela fait qu'il y aura un grand brassage des élites
en formation et cela pourra faire naître la
conscience de l'esprit Cemac et la conscience de
l'appartenance à une sous région," a jugé M. Pondi.
M. Pondi a aussi souligné que le 9e sommet de la
conférence des chefs d'Etats de la Cemac s'est tenu
à un moment propice où " l'Afrique est de manière
générale convoitée".
"Nous avons vu des sommets entre l'Afrique et
l'Inde, l'Afrique et la Chine, l'Afrique et le
Japon, l'Afrique et l'Union européenne, entre
l'Afrique et pratiquement toutes les grandes
entités, a-t-il expliqué, ça veut dire que l'Afrique
en générale et en particulier la région d'Afrique
centrale dont la Cemac est l'émanation la plus
complète, sont convoitées".
"Je pense que ce sommet ne peut laisser personne
indifférent (.. .) Il est illusoire de penser
aujourd'hui qu'un seul pays de la sous-région peut
avoir un impact sur l'économie mondiale. Les pays de
la Cemac peuvent peser davantage s'ils se mettent
ensembles", a précisé M. Pondi, ajoutant que, "d'une
manière générale le bilan de la Cemac est plutôt est
un bilan respectable en matière de stabilité". Fin
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Intégration en
Afrique Centrale: réalités diplomatiques et
défaillances chroniques |
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(Le
Messager 26/06/2008)
Abondamment citée en exemple dans les années 1970,
la Communauté économique des Etats d’Afrique de
l’Est qui regroupait le Kenya, la Tanzanie et
l’Ouganda, est morte froidement et précipitée dans
l’oubli par le tumulte des instabilités internes de
ses membres.
Il avait en effet suffit d’une succession de coups
d’Etat pour désorganiser toute la sous-région et
compromettre ce qui apparaissait déjà comme une
excellente rampe de lancement pour un développement
intégré et concerté à long terme. Au sommet de sa
réussite, cette organisation avait mis en place un
réseau d’échanges efficace entre ses pays membres et
disposait même d’une compagnie aérienne dont les
performances étaient très appréciées. East african
Airlines était en effet un des rares transporteurs
crédibles du continent.
Il est sans doute honnête de mentionner également le
Groupe andin, une autre expérience digne d’intérêt
en son temps, qui regroupait quelques pays
d’Amérique latine, et qui passa aussi de vie à
trépas, suite à des chamboulements politico
idéologiques internes de ses membres. Dans le cas
d’espèce, la désintégration fut la conséquence
automatique du coup d’Etat pro américain soutenu par
la CIA qui se traduisit par l’élimination physique
du président socialiste Salvador Allende et la prise
du pouvoir par une junte militaire conduite par
Augusto Pinochet. Il faut dire que les Etats Unis en
ce début des années 1970, menait une croisade
outrancière contre toutes les expériences du genre
considérées comme dangereuses pour les intérêts
américains. Les sociétés multinationales y faisaient
la loi, et tenaient les vastes gisements de cuivre
au Chili.
Le rappel de ces expériences qui ont mal tourné en
dépit du formidable espoir qu’elles suscitèrent en
leur temps, n’est pas anodin si nous nous penchons
sur la situation de la sous région d’Afrique
Centrale. Trop de bruits a été fait et continue
d’être fait autour de toutes sortes de structures
initiées explicitement ou implicitement en Afrique
Centrale. Or dans le même temps, l’observateur
averti ne peut qu’être déçu devant le peu de
réalisations effectives en termes de projets. Tout
se passe comme si les Etats membres se sont de tout
temps mis d’accord sur une espèce d’inaction, se
contentant du strict minimum pour continuer de
mériter une certaine attention internationale, ou
simplement pour servir de cache sexe face aux
homologues d’Afrique de l’Ouest.
D’un sommet à un autre, les Chefs d’Etat d’Afrique
Centrale, à la différence de ceux d’Afri | | | |