15.04.2012 - Depuis le Palais présidentiel de Mongomo, le
Chef d'Etat de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema
Mbasogo a répondu aux questions du journaliste Alain Foka,
l'une des grandes voix de Radio France internationale (RFI).
Le journaliste camerounais, diplômé de Sciences Po-Paris,
élu "meilleur journaliste africain" de l'année 2008, n'a pas
éludé les questions "qui fâchent" : l'affaire des "Biens mal
acquis", les démêlés judiciaires du fils du président, le
niveau de vie de la population, le Prix Unesco,
l'enrichissement personnel du président, de son fils et de
leur famille... Cette interview a été diffusée sur France 24
et sur RFI.
- M. le Président, maintenant que nous sommes à Mongomo, que
nous y voyions tant de splendeurs, est-ce que finalement
quand vous regardez cela, ça correspond à l'attente du
peuple, parce qu'on dit que malgré l'immense richesse qu'il
y a ici la grande partie de la population -environ 70% des
Equato-guinéens - vit en-dessous du seuil de pauvreté en
Guinée équatoriale...
- Tout d'abord, je vous remercie pour cet entretien.
Concernant ce que vous dites, vous devez savoir que tout le
peuple de la Guinée équatorial est très content. En ce qui
concerne notre niveau de développement, nous travaillons
pour changer le pays, c'est le succès que cette politique
rencontre aujourd'hui en Guinée équatoriale qui satisfait le
peuple, lequel reconnait les efforts que nous faisons pour
transformer notre nation.
- Mais comment pouvez-vous dire que vous transformez la
nation, si 70% de la population sont encore en-dessous du
seuil de pauvreté ?
- On ne peut pas parler de sous-développement aujourd'hui
dans notre pays, il y a des infrastructures, il y a
certaines régions qu'on a désenclavées avec des routes... Ce
n'est pas la critique de l'extérieur qui compte, la critique
doit venir d'ici, de la Guinée équatoriale...
- M. le Président, dans le pays, il y a beaucoup de
richesses, de pétrole, de bois, vous êtes devenu, comme on
dit parfois, un émirat africain, mais vous défrayez surtout
la chronique par les scandales qui se multiplient dans la
presse, notamment le scandale des "biens mal acquis"... Plus
récemment, c'est votre fils, Teodorin, qui est ministre dans
votre gouvernement, qui est épingl en France avec un mandat
d'arrêt contre lui après une impressionnante perquisition
chez lui, comment l'expliquez-vous ? Vous gérez la Guinée
équatoriale comme votre porte-feuille ?
Par principe, je refuse la dénomination de "biens mal
acquis", parce que ce n'est pas aux pays occidentaux ou bien
aux organismes occidentaux qui doivent qualifier ce qui est
du ressort des pays africains. Cette dénomination est
motivée par la jalousie, parce que je crois que les hommes
vivent pour créer des biens. Nous avons des biens, mais ces
biens ne sont pas mal acquis...
-Vous l'avez gagné normalement cet argent-là ?
- Tout, et non pas seulement moi. Il y a dans le pays un
programme de lutte contre la corruption. Je crois que les
organismes internationaux qui veulent savoir d'où vient
l'argent, ils doivent envoyer ici une commission rogatoire
qui va faire l'enquête pour savoir d'où viennent les biens
de certains citoyens de la Guinée équatoriale.
- Votre fils, par exemple, avec autant de millions d'euros
dépensés en France, avec cet hôtel particulier de l'avenue
Foch, comment a-t-il pu acquérir tout cela ?
- Mon fils est entrepreneur et a ses propres entreprises
dans le secteur forestier. Des entreprises qui entretiennent
les routes et qui travaillent avec différentes sociétés
étrangères. Par exemple, dans le secteur forestier, avec les
Malaisiens, et pour l'entretien des routes, je crois, avec
une société asiatique...
- Et donc, pour vous, il n'a pas pris de l'argent dans la
caisse pour être aussi riche...?
- Non, il n'a pas pris d'argent. Vous savez, tout l'argent
est encaissé par l'Etat et personne ne peut y toucher. En
Guinée équatoriale, il y a un contrôle strict des recettes
de l'État...
- Alors, tout cet argent, vous l'avez gagné comment ? En
étant Chef d'Etat ?
- Pour cela, je peux vous donner certaines explications.
Pour éviter les problèmes de corruption, je recommande à ma
famille de travailler et d'avoir des sociétés et des
entreprises pour gagner de l'argent et ne pas dépendre
uniquement des fonds de l'État, moi-même moi, je ne peux pas
toucher à l'argent de l'État. J'ai des entreprises. Tout en
étant président, je suis actionnaire dans certaines sociétés
et je ne peux pas travailer avec l'argent de l'Etat... S'il
y a certains organismes internationaux qui soupçonnent qu'en
Guinée équatoriale il y ait de la corruption, je leur
recommande de venir avec une commission rogatoire pour faire
l'enquête sur place, je les autorise officiellement à venir
ici... Parce qu'on ne peut pas critiquer un Etat sans
connaître le fond de sa situation.
- Mais dans le même temps, M. le Président, vous comprenez
que si la critique enfle, c'est d'abord à cause du niveau de
vie de votre famille, mais également du fait que vous êtes
aux affaires depuis 1979, c'est-à-dire depuis 33 ans... 33
ans aux affaires, est-ce que c'est cela la démocratie ?
Est-ce que vous avez l'impression que c'est parce que vous
avez été fort qu'il n'y a pas eu d'opposition pour gagner
les élections ?
- Il faut distinguer le problème de l'Etat et de la
démocratie et le problème des biens, mais je crois
qu'aujourd'hui tout le monde a besoin d'avoir le moyen de
gagner de l'argent. En ce qui concerne l'Etat, nous avons la
démocratie. Il y a régulièrement des élections
présidentielles et c'est toujours mon parti qui gagne les
élections...
- Peut-être parce que c'est le seul parti et qu'il a les
moyens...
- Les victoires de mon parti aux élections, c'est à cause de
ce que nous faisons ici en Guinée équatoriale, grâce au
travail du gouvernement, parce qu'en 30 ans, notre
gouvernement a transformé le pays. La Guinée équatoriale
était le pays le plus pauvre du continent, mais aujourd'hui
il peut être classé troisième ou quatrième d’après ses
recettes...
- On parle de 16 800 dollars par habitant, ce qui est
tout-de-même important...
- Oui, oui, nous avons créé la richesse ici, en Guinée
équatoriale.
- N'est pas plutôt le pétrole qui a créé la richesse ?
- Oui, oui, le pétrole a créé la richesse. On parle de
miracle et c'est exact, parce que grâce au pétrole on a pu
transformer le pays. Selon une expression connue, on parle
de la "malédiction" du pétrole, mais je suis contre cette
expression, c'est une "bénédiction"...
- Mais, tout-à-l'heure, vous disiez qu'il y avait de la
jalousie de la part de certains parce que vous vous êtes
enrichis, n'est-ce pas cela le commencement de la
malédiction du pétrole ?
- On ne peut parler de malédiction. La situation où se
trouve aujourd'hui notre peuple, c'est un miracle, c'est une
bénédiction...
- Est-ce à cause de cela qu'à un moment donné vous avez
décidé de créer un Prix Unesco à votre nom pour récompenser
la recherche scientifique, un prix qui a fait beaucoup de
bruit avec un tel montant, 3 millions d'euros... Est-ce que
vous n'auriez pas pu investir cette somme dans votre pays
pour aider les plus pauvres ?
- Selon ma conception, la richesse, il faut la répartir
entre tous, dans le monde, et non seulement en Guinée
équatoriale, et c'est la raison pour laquelle, quand se pose
un problème qui touche l'humanité, la Guinée équatoriale,
avec ses revenus pétroliers, apporte sa contribution, comme
lors du tremblement de terre d'Haïti, quand nous avons donné
2 millions de dollars, mais aussi 500 000 dollars lors de
l'ouragan Katrina [2005], versés aux Etats-Unis, qui sont
pourtant un pays riche, et 2 millions de dollars lors du
tsunami au Japon...
- Mais ce qu'on vous reproche, M. le Président, c'est que
vous donniez autant d'argent à l'extérieur, alors que votre
population a des problèmes...
- Il y a des problèmes humanitaires. C'est pourquoi nous
avions pensé aux maladies qui touchent la majorité des
habitants du monde, particulièrement les Africains : le
sida, la tuberculose, le paludisme, il faut trouver les
remèdes pour sauver des vies humaines, c'est la raison
d'être de ce prix... C'est un apport que je fais pour aider
les scientifiques. (Source :
France 24)
OBIANG ET SA
FAMILLE DANS LE COLIMATEUR DES BIENS MAL ACQUIS (Resumé)
France: La
justice devrait émettre rapidement un mandat d’arrêt dans
l’affaire de Guinée équatoriale
Human
Rights Watch 14/04/2012
Le fils du président Teodoro Obiang Nguema est poursuivi
pour blanchiment d’argent
Le ministère français de la Justice devrait rapidement
prendre des mesures pour émettre un mandat d’arrêt
international contre le fils de Teodoro Obiang Nguema, le
président de Guinée équatoriale, ont déclaré aujourd’hui EG
Justice, Human Rights Watch et SHERPA. Le 11 avril 2012, des
sources judiciaires ont confirmé qu’un procureur français
avait souscrit à la requête de juges d’instructions
d’émettre un mandat contre Teodoro Nguema Obiang Mangue («
Teodorín »), pour des allégations de blanchiment d’argent en
rapport avec ses luxueuses acquisitions en France.
La prochaine étape, pour le ministère français de la
Justice, devrait consister à diffuser le mandat à travers
les bases de données européennes et internationales des
services de police, dites Système d’information Schengen
(SIS) et Interpol, pour permettre son arrestation.
Teodorín occupe les postes de ministre équato-guinéen de
l’Agriculture et des Forêts, et de vice-président du parti
au pouvoir. La plupart des observateurs s’attendent à ce
qu’il succède à son père grâce aux révisions
constitutionnelles que le gouvernement a réussi à faire
passer en novembre. La Guinée équatoriale est un pays
d’Afrique de l’Ouest riche en pétrole, où sévit la
corruption de haut vol et où les taux de pauvreté élevés
sont disproportionnés par rapport à la richesse nationale
par habitant. Teodorín fait l’objet d’une enquête aux
États-Unis et en France, où des juges d’instruction
suspectent que c’est grâce au détournement des richesses
naturelles du pays que le fils du président a acquis des
biens.
« La corruption de haut niveau en Guinée équatoriale
constituerait un coût énorme pour le peuple », a déclaré
Tutu Alicante, directeur de EG Justice, un groupe basé aux
États-Unis qui milite pour les droits humains et l’État de
droit en Guinée équatoriale. « La France devrait contribuer
à combattre la corruption et l’impunité en s’attaquant
énergiquement au blanchiment d’argent ».
En février, la police française a perquisitionné un hôtel
particulier utilisé par Teodorín à Paris, emportant dans au
moins deux camions des objets de valeur pour un total estimé
à plus de 40 millions d’euros – dont un bureau de 1,5
million d’euros ayant appartenu au roi Louis XIV, a-t-on
rapporté. En septembre 2011, la police avait perquisitionné
le même hôtel particulier et saisi au moins 11 voitures de
sport haut-de-gamme appartenant à Teodorín.
La France a ouvert son enquête officielle suite à une
plainte déposée par SHERPA, un groupe de défense des droits
humains, et par Transparency International France, contre
plusieurs leaders africains qui auraient utilisé des fonds
publics pour acquérir des propriétés de luxe et des biens en
France. Seulement deux semaines après la perquisition et la
saisie de septembre, le président Obiang a nommé Teodorín
délégué permanent adjoint auprès de l’UNESCO. Une coalition
d’associations, dont EG Justice, Human Rights Watch et
SHERPA, ont condamné cette initiative comme une tentative de
lui octroyer l’immunité diplomatique face aux poursuites en
France, au moment où l’enquête contre lui prend de
l’ampleur.
« Il est inacceptable que les responsables politiques se
servent d’une organisation internationale telle que l’UNESCO
comme bouclier contre la justice », a déclaré William
Bourdon, président de SHERPA. « Le ministère français des
Affaires étrangères est la seule institution qui a le
pouvoir d’arrêter cette nomination, et il devrait prendre
des mesures pour la bloquer. »
SHERPA a lancé une pétition en ligne appelant le ministère
des Affaires étrangères à refuser à Teodorín le visa
nécessaire pour prendre ses fonctions à l’UNESCO.
Dans une affaire séparée, le gouvernement des États-Unis a
entrepris de saisir plus de 70 millions de dollars de biens
appartenant à Teodorín, alléguant qu’ils avaient été acquis
avec de l’argent obtenu par « extorsion et/ou malversation,
vol, ou détournement de fonds publics ». La propension de
Teodorín à faire des dépenses somptuaires dans divers pays
contraste crument avec les dures réalités quotidiennes
qu’endurent la majorité des gens en Guinée équatoriale. La
plupart n’ont même pas accès de façon fiable à des services
basiques comme l’eau potable, l’électricité et les soins de
santé abordables. Récemment, les habitants de la capitale,
Malabo, ont souffert d’une coupure d’eau due au délabrement
du système de distribution de l’eau. Le président Obiang,
qui est au pouvoir depuis 1979, un record mondial de
longévité à la tête d’un État, dirige un gouvernement tirant
de larges revenus du pétrole, ce qui en fait le pays le plus
riche d’Afrique si on considère le PIB par habitant.
Pourtant ce gouvernement dépense de l’argent en priorité
dans les résidences de luxe, les palais présidentiels et
autres projets coûteux, plutôt que de faire des dépenses
sociales pour répondre aux besoins des citoyens normaux.
D’après le Rapport sur le développement humain 2011 des
Nations Unies, la Guinée équatoriale est classée 136ème sur
187 pays dans l’Index de développement humain, malgré un PIB
par habitant très élevé, de 31 779 dollars. Du coup la
Guinée équatoriale a de loin l’écart le plus important entre
le classement de ses richesses et sa note de développement
humain. Les indicateurs sociaux de pauvreté du pays
comprennent des taux élevés de mortalité infantile. Près
d’un enfant sur huit meurt avant l’âge de 5 ans. Ceux qui
critiquent le gouvernement sont durement réprimés. Un des
médecins les plus éminents du pays, Dr. Wenceslao Mansogo
Alo, a été injustement emprisonné le 9 février. On attend le
verdict du procès qui a été monté contre lui pour des motifs
politiques. En plus de diriger sa propre clinique de soins,
Mansogo est un éminent défenseur des droits humains et un
membre du principal parti d’opposition. Le président Obiang
a défendu son fils lors d’une interview télévisée diffusée
le 10 avril sur France 24, déclarant que sa fortune
provenait d’entreprises et non de fonds publics. L’avocat de
Teodorín en France a protesté contre l’émission d’un mandat
international contre son client, la qualifiant de «
parfaitement incompréhensible ».Le gouvernement
équato-guinéen a menacé le gouvernement français de
représailles contre ce qu’il appelle une tentative de «
provoquer une déstabilisation interne » de la Guinée
équatoriale. Le 9 avril, il a confirmé avoir expulsé un
homme d’affaires français une semaine auparavant, alléguant
dans un communiqué officiel que ce dernier avait causé « une
alerte publique » en distribuant une notice, sur papier à
en-tête de l’ambassade, comportant des informations
destinées aux citoyens français vivant en Guinée
équatoriale, avec des contacts téléphoniques et des lieux de
refuge en cas de danger.
Le 30 mars, environ 2 000 Équato-guinéens se sont rassemblés
devant l’ambassade de France à Malabo pour protester contre
les poursuites visant Teodorín en France. Par la suite, le
gouvernement de Guinée équatoriale a rapporté que des «
centaines de milliers de personnes » avaient participé à des
« manifestations pacifiques massives » à Malabo. La
population totale du pays est d’environ 700 000 personnes.
Par contre, en mars 2011, le gouvernement a refusé
d’autoriser un parti d’opposition à manifester, et en
novembre 2011, les forces de sécurité gouvernementales ont
arrêté et détenu pendant trois jours un membre de
l’opposition qui tentait d’organiser des rassemblements
contre les révisions constitutionnelles proposées par le
gouvernement.
« Répression et corruption vont souvent de pair », a déclaré
Arvind Ganesan, directeur de la division Entreprises et
droits humains à Human Rights Watch. « Voici le genre
d’affaire qui devrait être poursuivi, afin d’envoyer un
message : la communauté internationale ne laissera pas des
responsables parcourir le monde afin de blanchir, pour leur
propre bénéfice, le produit des richesses naturelles d’un
pays. »
LA
JUSTICE FRANÇAISE LANCE UN MANDAT D'ARRET INTERNATIONAL
CONTRE LE FILS DU PRESIDENT EQUATO-GUINEEN
Par RFI
Le parquet de
Paris a donné son feu vert, mercredi 11 avril 2012 au matin,
à la délivrance d'un mandat d'arrêt international contre le
fils du président de Guinée équatoriale. Teodorin Obiang est
poursuivi pour détournement de fonds publics et blanchiment,
dans le cadre de l'affaire des biens mal acquis. Un dossier
instruit par les juges Roger Le Loire et René Grouman.
Teodorin Obiang va bientôt avoir à ses trousses les polices
du monde entier. Si l'on ignore où il se trouve, le ministre
de l'Agriculture de Guinée équatoriale devra rapidement
trouver refuge dans son pays s'il veut échapper à Interpol
et aux juges d'instruction français. En février, les juges
Le Loire et Grouman ont déjà perquisitionné son hôtel
particulier, avenue Foch à Paris, saisissant de nombreuses
voitures de luxe et des œuvres d'art, le tout pour une
valeur estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros.
Ce mandat
d'arrêt marque aujourd'hui un développement important dans
cette enquête sensible. Si Teodorin Obiang est la première
personne poursuivie, d'autres pourraient également connaître
le même sort. Les familles d'Ali Bongo et de Denis Sassou
Nguesso sont également visées par cette instruction. Guinée
équatoriale, Gabon, Congo-Brazzaville : trois pays riches en
pétrole, qui appartiennent tous à la sphère d'influence
française, et qui jugent incompréhensible cette affaire des
biens mal acquis.
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La Guinée équatoriale: la vie de nabab d'Obiang Junior
L'Express 06/04/2012, Par Anne Vidalie et Vincent
Hugeux
Le fils aîné du président de Guinée équatoriale a accumulé
propriétés somptueuses, voitures de luxe, et objets d'art.
Paris et Washington le soupçonnent de détourner les fonds
publics.
Maudits magistrats... Dans sa propriété de Malabo,
face au golfe de Guinée, Teodoro Nguema Obiang Mangue, 42
ans, rumine sans doute ses mésaventures judiciaires en
déambulant entre les statues de marbre de son patio. Car "Teodorin",
alias "Son Excellence" ou "Prince", fils aîné du président
de la Guinée équatoriale, est dans le collimateur de la
justice international : en France et aux Etats-Unis, il est
soupçonné de piller les richesses de sa patrie, petit émirat
pétrolier et hispanophone, pour financer son train de vie de
nabab.
A Los Angeles et à Washington, ses biens sont visés par deux
procédures civiles ouvertes en octobre 2011. Objectif des
autorités : mettre la main sur 70 millions de dollars
d'actifs, dont 3 millions en objets ayant appartenu à
Michael Jackson, "au profit des citoyens du pays auquel ils
ont été soustraits". A Paris, les juges d'instruction Roger
Le Loire et René Grouman ont sollicité le feu vert du
parquet pour lancer un mandat d'arrêt international contre
Obiang junior pour "blanchiment".
Il jette l'argent par les fenêtres
Teodorin donnerait cher pour renouer avec l'insouciance de
sa vie d'avant. Sauter dans son jet privé pour rallier ses
demeures de Paris, de Malibu (Californie), ou du Cap
(Afrique du Sud). Faire ses emplettes chez Gucci, Dolce &
Gabbana et Versace, ses marques fétiches. Courir les
antiquaires ou les salles des ventes.
Le célibataire aux cheveux gominés a beau être un homme très
occupé - il est ministre de l'Agriculture et des Forêts
depuis 1998, vice-président du parti présidentiel, patron
d'une demi-douzaine de sociétés et délégué adjoint de son
pays auprès de l'Unesco -, il ne rate pas une occasion de
jeter l'argent par les fenêtres.
Le jeune Obiang s'est livré très tôt à son passe-temps
favori. Après sa scolarité à l'école des Roches, très chic
pensionnat normand, il s'inscrit à l'université
Paris-Dauphine. L'étudiant apprécie moins les études que les
fêtes. Son cursus à la Pepperdine University de Malibu
dure... cinq mois, en 1991. Le temps de dépenser 50 000
dollars dans les boutiques de Beverly Hills et au Beverly
Wilshire, l'hôtel cinq étoiles où il occupe une suite.
Il débarque à la messe en hélicoptère
"Teodorin ? Un jeune arrogant et pourri de fric", tranche un
diplomate familier des arcanes guinéens. Les fidèles réunis
dans la cathédrale de Mikomeseng, le 3 août 2011, pour
célébrer l'anniversaire de la prise du pouvoir par Obiang
père, ne diront pas le contraire. Ce jour-là, la messe suit
son cours depuis une heure et demie quand le fils débarque
dans son hélicoptère, noyant l'édifice aux murs ajourés dans
un nuage de poussière.
Pourtant, sur le site Internet à sa gloire, Monsieur Fils
n'est que modestie et vertu. "La politique est faite d'abord
pour servir ses concitoyens", affirme-t-il. Et se servir au
passage. A en croire les enquêteurs, l'intéressé prélève une
"taxe révolutionnaire" sur les exportations de bois - la
deuxième source de devises du pays après le pétrole - et
touche une dîme sur les contrats signés avec des sociétés
étrangères. Au fil des ans, l'enfant gâté, adulé par sa
mère, s'offre de luxueuses propriétés en Afrique du Sud et
en Californie. Celle de Malibu, payée 30 millions de
dollars, compte huit cheminées, autant de salles de bains et
un golf de quatre trous. En décembre 2004, il jette son
dévolu sur un hôtel particulier de six étages, avenue Foch,
à Paris.
Une vingtaine de voitures dont une Rolls et une
Lamborghini
Monsieur Fils a un faible pour la capitale française. Début
2005, il séjourne au Crillon, le palace de la Place de la
Concorde, avec papa et maman, avant d'emmener ses géniteurs
aux Bahamas, le temps d'une croisière à bord d'un yacht loué
pour la modique somme de 800.000 euros. Autres repères
favoris de Teodorin lors de ses fréquentes virées sur les
bords de Seine: le Bristol (en décembre 2000, sa présence y
est signalée par une Ferrari jaune citron) et le Plaza-Athénée.
A la fin des années 1990, le personnel de l'établissement le
surnommait Dodi al-Fayed, du nom du défunt amant de Lady Di,
lui aussi héritier à l'abri du besoin. En ce temps-là, le
client possédait déjà une vingtaine de voitures, dont une
Rolls-Royce Barclays blanche et une Lamborghini jaune,
toutes deux immatriculées en Suisse.
Car l'amateur d'escort girls - selon plusieurs témoins
entendus aux Etats-Unis - collectionne les grosses
cylindrées. En novembre 2009, les douanes françaises notent
que "26 voitures de luxe et 6 motos", en provenance des
Etats-Unis, sont réexpédiées par Teodoro Obiang vers la
Guinée équatoriale. Dans le lot figurent 7 Ferrari, 5
Bentley et 4 Rolls-Royce. Rien n'est trop beau pour lui.
Lorsqu'il fête son anniversaire à l'hôtel du 3-Août de
Malabo, en 2009, il fait venir vins fins et pièce montée
géante de Paris. Prenant ses quartiers d'automne à Hawaii,
la même année, il emporte plusieurs de ses bolides et l'un
de ses deux hors-bords Nor-Tech 5000. Mais la vie de nabab
héréditaire ne va pas sans certains revers.
Le 7 décembre 2012, peu après l'inauguration de la basilique
Notre-Dame-de-l'Immaculée-Conception de Mongomo, fief du
clan Obiang, à l'extrême-est du pays, Teodorin est ainsi
giflé en public, dans le hall du plus grand hôtel de la
ville, par une jeune femme du cru qu'il importunait. La
rebelle appartenant à l'aristocratie locale, son audacieux
camouflet restera impuni...
Dans le collimateur de la justice américaine
Depuis plusieurs années, Teodorin est la cible, aux
Etats-Unis, d'enquêtes pour blanchiment et corruption. Rendu
public le 4 février 2010, un rapport du "Permanent
Subcommittee on Investigations" du Sénat américain brosse un
tableau implacable et détaillé de la kleptocratie
équato-guinéenne. Les auteurs consacrent plus de 100 des 325
pages du document aux opérations financières réalisées par
Obiang junior entre 2004 et 2008, par l'entremise de
sociétés écrans et avec le concours d'une cohorte de
courtiers, agents immobiliers et avocats. Ils estiment le
montant total des transactions suspectes à 100 millions de
dollars. Pas mal pour un ministre d'Etat à l'Agriculture et
à la Pêche, dont le traitement mensuel ne dépasse pas 5000
dollars...
De ce côté de l'Atlantique, M. le Ministre, un temps
pressenti pour succéder à son président de père, est dans le
collimateur de Tracfin, la cellule française de lutte contre
le blanchiment, qui pointe ses dépense, mois après mois :
2,7 millions d'euros d'antiquités en mars 2008 ; 18 millions
pour l'acquisition de 109 lots lors de la vente de la
collection Yves Saint Laurent en février 2009 ; 820 000
euros pour une montre Piaget en juillet 2011... "Mon client
n'est pas un play-boy très sex and drugs and rock'n roll,
proteste son avocat parisien, Me Emmanuel Marsigny. C'est un
homme intelligent et travailleur. Il est ministre, mais
aussi entrepreneur et chef d'entreprise, ce qui n'est pas
incompatible en Guinée équatoriale, et ses sociétés
réalisent des bénéfices. L'origine de sa fortune n'a donc
rien de suspect."
Embarras à l'Elysée
Il est pourtant persona non grata à Paris. L'an dernier, le
ministre français de l'Agriculture Bruno Le Maire invite ses
homologues à Paris afin de préparer le G-20 de Cannes à la
faveur d'une réunion programmée le 22 juin. Y compris
Teodorin, dont le papa préside alors l'Union africaine.
L'intéressé débarque à Paris le 21 dans la soirée, via
Moscou et Rome, où il a accompagné son Président de père.
Des journalistes, informés de sa venue, pilonnent l'Elysée :
est-il judicieux d'accueillir un personnage à ce point
mouillé dans le dossier des biens mal acquis ? Lourd malaise
au Château. Un diplomate suggère donc au confident du chef
d'Etat équato-guinéen, un architecte francophile d'origine
libanaise, d'inviter celui-ci à ordonner à son fils de
zapper l'étape parisienne. Le messager pressenti réagit
tellement mal qu'André Parant, le conseiller Afrique de
Nicolas Sarkozy, doit se résoudre à appeler Obiang Senior en
pleine nuit, alors que le fiston a déjà posé ses bagages
dans le "pied-à-terre" de l'avenue Foch. Sur ordre du père,
Teodorin -furieux- et sa délégation quittent donc en
catimini, et avant l'aube, le sol français. Sur son site
officiel, le quadragénaire se présente à ses 700 000
concitoyens, condamnés pour 70 % d'entre eux à survivre avec
moins de 2 dollars par jour, comme un "homme de vision, de
justice et d'égalité", "acharné au travail" et "humble". "Je
n'ai pas peur des critiques, jure-t-il, car elles sont
souvent salutaires pour ne pas dévier du chemin que l'on
s'est tracé." Vraiment ?
MANDAT D’ARRET CONTRE TEODORIN NGUEMA: la justice ira-t-elle
jusqu’au bout ?
Le Pays
13/04/2012 C’est
à peine croyable ! Teodorin Obiang, fils du président de
Guinée Equatoriale, et actuel ministre de l’Agriculture et
de la forêt de son pays, est poursuivi en France pour
détournement de fonds publics et blanchiment, dans le cadre
de l’affaire des biens mal acquis. L’espoir est donc permis
de voir un jour la justice triompher, car, ce qui vient de
se passer constitue un vrai cas de jurisprudence. En effet,
le parquet de Paris a donné son feu vert, le mercredi
dernier, à la délivrance d’un mandat d’arrêt international
contre le fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo
himself. Ce mandat d’arrêt ne surprend pas, même si les
proches clament que le fils du père Obiang n’a rien à se
reprocher. Actuellement, l’on ignore où se trouve le
ministre de l’Agriculture et des Forêts de Guinée
Equatoriale. Etant donné l’existence de ce mandat, c’est à
se demander s’il osera vraiment se présenter à nouveau en
France.
En tout cas, il
devra rapidement trouver refuge dans son pays s’il veut
échapper à Interpol et aux juges d’instruction français.
Sous peu en effet, Teodorin Obiang aura à ses trousses les
polices du monde entier. Déjà, en février dernier, les juges
français avaient perquisitionné son hôtel particulier,
avenue Foch à Paris. A cette occasion, ils avaient saisi de
nombreuses voitures de luxe et des œuvres d’art, le tout
pour une valeur estimée à plusieurs dizaines de millions
d’euros.
L’homme est donc
connu pour ses frasques. Et l’extravagance qui le
caractérise ne doit pas étonner. Son penchant pour le faste
lui vient d’un milieu qui a toujours vécu dans l’ignorance
de la misère des autres. C’est à peu de choses près le
comportement type des familles de certains dirigeants
africains imbus d’eux-mêmes. Certes, de manière générale,
l’âge aidant, et l’usure du pouvoir faisant le reste,
certains dirigeants se font beaucoup plus discrets dans
leurs agissements. Par contre, leur progéniture, comme dans
un rêve ou au cinéma, aiment à s’adonner à certaines
futilités. Dans le cas de la Guinée Equatoriale, les choses
évoluent comme si ce pays et toutes ses ressources sont une
propriété du clan Nguéma au pouvoir depuis des décennies.
D’autres personnes pourraient également connaître le même
sort, les familles d’Ali Bongo du Gabon et de Denis Sassou
Nguesso du Congo Brazzaville étant également visées par
cette même instruction. Mais, l’affaire aura-t-elle une
incidence réelle sur le comportement des gouvernants
africains ? Rien n’est moins sûr ! Car, dans certains
milieux, on trouve incompréhensible cette affaire des biens
mal acquis. Il ne faut pas oublier que la Guinée
Equatoriale, le Gabon et le Congo Brazzaville sont trois
pays riches en pétrole. En outre, ils appartiennent tous à
la sphère d’influence française. Par ailleurs, la justice
demeure dans la plupart des républiques bananières
africaines une justice aux ordres. L’impunité y a donc la
vie dure. N’empêche que c’est un précédent fâcheux pour ceux
d’en haut. Il va falloir désormais surveiller d’un peu plus
près les frasques de cette progéniture qui a appris à jouir
à outrance des ressources nationales. Elle prend toujours
plaisir à vivre comme dans les contes, convaincue que le
père et l’Etat forment une seule entité. Qui pourra donc
contenir les appétits gargantuesques de ces enfants gâtés
qui n’ont jamais eu de limites dans leurs excès ?
Parviendra-t-on jamais à contenir les assauts répétés de ces
« fils et filles à papa » contre la République, habitués
qu’ils sont à confondre biens familiaux et deniers publics ?
Résolument adeptes du « dépenser sans compter », ils se
caractérisent par leurs appétits boulimiques, autant que par
leurs agissements ostentatoires et leur arrogance.
C’est peu dire que d’affirmer que l’exemple vient d’en haut
et tout autour. Tant qu’on œuvrera à le perpétuer, le
processus de désagrégation de l’édifice national ne fera que
s’intensifier et s’accélérer. Mais l’affaire constitue aussi
un précédent heureux pour les autres. C’est en effet une
demi-victoire pour les ONG et les défenseurs des droits de
l’Homme qui traquent les auteurs des biens mal acquis.
Constamment mobilisés pour une gestion transparente des
deniers publics, ils n’ont de cesse de dénoncer les
comportements abusifs des gouvernants africains et leurs
proches. Ce mandat d’arrêt est donc une sorte de baume, un
encouragement à lutter davantage, même si ces ONG
gagneraient en davantage de crédibilité, en dirigeant leurs
radars sur des dirigeants d’autres continents, notamment
l’Asie des princes arabes. Il ne faut point donc désespérer
de voir l’appareil d’Etat débarrassé un jour de ces
délinquants à col blanc. Ils n’ont aucune considération pour
les peuples africains qui végètent dans la misère. Leur
comportement révolte, car il encourage l’enrichissement
illicite, l’indifférence et la paresse dans une Afrique qui
a pourtant intérêt à redoubler d’effort et de vigilance pour
rattraper son retard sur les autres. Aussi faut-il souhaiter
que dans cette affaire, la justice française suive
effectivement son cours, afin de donner l’exemple. Mais
qu’il aurait été beau de voir des tribunaux du continent
poser de tels actes !
Mandat
d'arrêt international : Le Parquet de Paris donne son feu
vert...Obiang : "Mon fils est un homme d'affaires, il
travaille, il a des biens, mais ils ne sont pas mal
acquis..."
Asso-fr-Ge,
AFP - Béatrix BACONNIER ; cameroon-info.net,
11.04.2012
Le 4 avril dernier, le procureur de Paris François Molins a
donné un avis favorable au mandat d'arrêt international
demandé par les juges d'instruction Roger Le Loire et René
Grouman, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Après ce feu
vert du Parquet de Paris, c'est désormais au gouvernement
français de se prononcer sur la suite à donner à l'encontre
de Teodoro Nguema Obiang Mangue.
Le fils du président de la Guinée équatoriale, par ailleurs
ministre d'Etat de l'Agriculture et des Forêts, est mis en
cause dans l'enquête dite des "biens mal acquis" par les
juges français qui le soupçonnent de blanchiment et de
détournement de fonds publics étrangers.
Interrogé par l'AFP, mercredi en début d'après-midi, le
ministère français de la Justice a déclaré ne pas avoir
encore décidé de sa réponse; Or tant qu'il ne se prononce
pas, la procédure est bloquée. Le mandat pourrait être
diffusé par Interpol, sur les diligences du ministère de la
Justice. On ignore dans l'immédiat si Teodorin Nguema Obiang
Mangue se trouve en France ou à l'étranger.
Après la saisie de 11 voitures de luxe, dont des Bugatti et
des Ferrari, avenue Foch à Paris, en octobre 2011, et après
la spectaculaire perquisition qui, en février dernier, a
visé pendant dix jours un hôtel particulier parisien dans
lequel ont été saisis 200 m3 de biens de valeur, Teodorin
Nguema Obiang Mangue avait refusé de se présenter à un
interrogatoire.
Dès lors, début mars, les juges d'instruction français ont
entamé a procédure de lancement du mandat d'arrêt
international, déclenchant la colère du gouvernement
équato-guinéen et de vives tensions diplomatiques entre
Malabo et Paris.
Auparavant propriété de la famille Obiang, l'immeuble
appartient depuis octobre à l'Etat équato-guinéen et serait
couvert par une immunité diplomatique, selon les avocats de
Teodoro Nguema Obiang Mangue. Mais le Quai d'Orsay avait
assuré, en février, que l'immeuble ciblé par les juges
"relevait du droit commun".
Dès le lancement de la procédure de mandat d'arrêt, la
Guinée équatoriale a adopté un ton très dur à l'égard de la
France demandant à Paris de freiner les poursuites contre le
fils du président. Malabo a menacé les entreprises
françaises de rétorsion. Ce à quoi le chef de la diplomatie
française avait répliqué que la justice de son pays
travaillait "en toute indépendance".
Le 28 mars, un entrepreneur français, présent dans le pays
depuis 10 ans, a été montré à la télévision nationale,
accusé d'être l'auteur d'un prétendu complot ourdi par la
France, puis expulsé dès le lendemain. Le 30 mars, le PDGE
(parti présidentiel) organisait une manifestation de
protestation devant l'ambassade de France.
Hier mardi, le président équato-guinéen, Teodoro Obiang
Nguema Mbasogo, est lui-même monté au créneau pour défendre
son fils: « Il y a un contrôle strict des recettes du
gouvernement... Nous avons des biens, mais ces biens ne sont
pas mal acquis... Je refuse le nom de "biens mal acquis",
car ce ne sont pas les pays occidentaux qui doivent
qualifier les pays africains. Ce nom provient de la
jalousie... », a-t-il affirmé dans un entretien enregistré à
Bata et diffusé sur France 24 et RFI. « Mon fils est un
homme d'affaires, il possède ses propres entreprises, il
travaille (...) Il a une entreprise forestière, il a une
entreprise qui fait des routes et travaille avec certaines
sociétés étrangères. Il n'a pas pris d'argent... J'encourage
ma famille à travailler avec les entreprises, afin de gagner
de l'argent au lieu de s'appuyer sur des fonds de l'Etat »,
a déclaré le président Obiang, qui a ajouté : « Même moi, je
ne peux pas toucher à l'argent de l'Etat... J'ai des des
entreprises dont je suis le président, et d'autres dans
lesquelles je suis un actionnaire, mais je ne peux pas
travailler avec de l'argent public... »
Quant aux acquisitions faites par la famille, elles « l'ont
toujours été dans la plus parfaite transparence vis-à-vis
des autorités bancaires et fiscales françaises puisque
réalisées à partir de comptes bancaires personnels ou de
sociétés de droit privé dont il est actionnaire alimentées
par des activités économiques parfaitement légales », a
soutenu l'avocat de Teodorin Obiang, Me Emmanuel Marsigny.
Aujourd'hui, Me Olivier Pardo, un autre avocat du ministre
équato-guinéen, a déclaré à Reuters qu'il jugeait le mandat
d'arrêt "totalement incompréhensible", étant donné que le
gouvernement de Malabo avait auparavant refusé l'audition de
Teodorin Obiang. « On voudrait perturber les relations entre
les deux pays qu'on ne s'y prendrait pas autrement », a-t-il
ajouté
Les conseils du fils de M. Obiang invoquent aussi
l'immunité diplomatique de leur client, nommé délégué
permanent adjoint de Guinée équatoriale auprès de l'Unesco
fin 2011, peu après la saisie de ses voitures, près de
l'hôtel particulier de l'avenue Foch, à Paris. Mais
l'intéressé n'avait depuis entrepris aucune démarche auprès
de l'agence de l'ONU pour obtenir son titre de séjour en
France, selon une source à l'Unesco.
S'il est délivré, le passeport diplomatique lui conférerait
une protection au plan international, même s'il n'est pas
certain que la justice française en reconnaisse la validité
pour des faits antérieurs à son obtention.
Plusieurs ONG,
dont la branche française de Transparency International,
initiatrice de la plainte ayant déclenché l'enquête sur les
"biens mal acquis", ont demandé au gouvernement français de
ne pas reconnaître le statut diplomatique du fils du
président Obiang.
BIENS MAL ACQUIS : DES ARETES EN TRAVERS DE LA GORGE
Il se trouve comme une épée de Damoclès désormais suspendue
au-dessus de la tête du rejeton du président équato-guinéen.
On se rappelle la très spectaculaire perquisition que mena
la police française, le 14 février 2012, au domicile de
Teodoro N’Guema, située sur la très chic avenue Foch de la
capitale française.
Les juges qui en avaient fait la demande, de toute évidence,
n’auront pas désarmé. Ils viennent d’obtenir du Parquet de
Paris quitus pour le lancement d’un mandat d’arrêt
international contre celui qu’ils accusent de pillage de
fonds publics et de blanchiment de ceux-là en France. Ce
prérequis juridique désormais acquis, il revient au
ministère français de la Justice de se prononcer ; à
supposer que ce dernier choisisse d’aller dans le sens des
juges, la procédure de lancement du mandat d’arrêt pourra
alors s’enclencher.
Le fera-t-il ? il faudra sans doute attendre pour le savoir
; mais, d’ores et déjà, on peut penser que le trésor d’Ali
Baba retrouvé au domicile de Théodoro peut peser sur la
décision à prendre ; tout comme l’opiniâtreté des ONG à
l’origine de la plainte, déjà en décembre 2010. Transparency
International et ses acolytes n’entendent pas baisser la
garde au moindre hic dans cette affaire, où devront se mêler
politique et diplomatie. Et pourtant, des écueils, il
devrait s’en trouver, pour entraver la marche de la justice
dans une affaire qui irrite au plus haut point les autorités
politiques de Malabo.
On le devine, papa Obiang ne lâchera pas son héritier ; pour
preuve, primo, pour la défense de Theodoro, il a affirmé que
la famille possède naturellement des biens, mais qu’il ne
s’agit pas de biens mal acquis ; dont acte ; dans la foulée,
il a menacé de rétorsion les entreprises françaises
présentes en Guinée Equatoriale ; secundo, Obiang junior,
depuis fin 2011, occupe le prestigieux poste de délégué
permanent de son pays auprès de l’UNESCO, dont le siège est
à Paris. Il se profile une grosse querelle juridique dont le
nœud gordien sera sans doute la question de l’immunité
diplomatique du fils N’Guema.
Reste à savoir à qui le tour après lui. L’enquête des
limiers français a été suscitée par une plainte d’ONG qui
visait non seulement Theodoro, mais aussi des responsables
politiques du Gabon et du Congo-Brazzaville ; tous se
trouvent dans le collimateur des juges, mais il y a fort à
parier qu’ils n’entendent pas se laisser mener avec la
docilité d’un mouton de sacrifice ; autant dire que
l’affaire des biens mal acquis promet de prochains épisodes
houleux et sans doute pleins de croustillantes péripéties.
(Sources:Par
Jean Claude Kongo, L'Observateur Paalga,13/04/2012)
NOUVEAU PAS FRANCHI VERS UN MANDAT D'ARRET CONTRE LE FILS
OBIANG EN FRANCE
17:13 - 11/04/12 PARIS (AFP)
Le gouvernement français doit désormais donner son feu vert,
après celui du parquet de Paris, pour le lancement d'un
mandat d'arrêt international contre le fils du président
équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema dans l'enquête dite des
biens mal acquis de chefs d'Etat africains.
Le parquet de Paris a donné le 4 avril un avis favorable à
ce mandat d'arrêt, a-t-on appris mercredi de source
judiciaire. Cet accord était nécessaire au lancement de la
procédure de mandat d'arrêt entamée par les juges français
chargés de l'enquête et qui soupçonnent Teodoro (dit
Teodorin) Nguema Obiang Mangue de blanchiment de
détournement de fonds publics étrangers. Il revient à
présent au ministère français de la Justice de se prononcer.
Interrogé par l'AFP, il n'avait pas encore décidé de sa
réponse mercredi en début d'après-midi. Or tant qu'il ne se
prononce pas, la procédure est bloquée.
Les juges d'instruction français ont entamé début mars la
procédure de lancement du mandat d'arrêt contre Teodorin
Obiang qui ne s'était pas présenté à un interrogatoire. Le
gouvernement équato-guinéen avait refusé que M. Obiang
dépose devant les juges en signe de protestation après la
spectaculaire perquisition qui a visé pendant dix jours en
février un hôtel particulier parisien dans lequel ont été
saisis 200 m3 de biens de valeur. Auparavant propriété de la
famille Obiang, l'immeuble appartient depuis octobre à
l'Etat équato-guinéen et est couvert par une immunité
diplomatique, selon les avocats de M. Obiang. Mais le Quai
d'Orsay avait assuré, en février, que l'immeuble ciblé par
les juges "relevait du droit commun". Lors d'une première
perquisition, en septembre 2011, la justice avait saisi onze
voitures de luxe du fils du président.
Cette procédure contre le fils Obiang entre dans le cadre de
l'enquête sur les biens mal acquis que conduisent depuis
décembre 2010 deux juges français et qui concerne les
conditions dans lesquelles les chefs d'Etat Denis Sassou
Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema et le défunt
président gabonais Omar Bongo Ondimba, ainsi qu'une partie
de le leurs entourages, ont acquis un important patrimoine
immobilier et mobilier en France. Dès le lancement de la
procédure de mandat d'arrêt, la Guinée équatoriale a adopté
un ton très dur à l'égard de la France demandant à Paris de
freiner les poursuites contre le fils du président
équato-guinéen qui est également son ministre de
l'Agriculture. Malabo a menacé les entreprises françaises de
rétorsion. Ce à quoi le chef de la diplomatie française
avait répliqué que la justice de son pays travaillait "en
toute indépendance".
Mardi, le président équato-guinéen est lui-même monté au
créneau pour défendre son fils: "Nous avons des biens, mais
ces biens ne sont pas mal acquis", a-t-il affirmé dans un
entretien diffusé sur France24 et RFI. Quant aux
acquisitions faites par la famille, elles "l'ont toujours
été dans la plus parfaite transparence vis-à-vis des
autorités bancaires et fiscales françaises puisque réalisées
à partir de comptes bancaires personnels ou de sociétés de
droit privé dont il est actionnaire alimentées par des
activités économiques parfaitement légales", a soutenu
l'avocat de Teodorin Obiang, Me Emmanuel Marsigny. Plusieurs
ONG, dont la branche française de Transparency
International, auteure de la plainte ayant déclenché
l'enquête sur les biens mal acquis, ont demandé au
gouvernement français de ne pas reconnaître le statut
diplomatique du fils du président.Les conseils du fils de M.
Obiang invoquent aussi en effet l'immunité diplomatique de
leur client, nommé délégué permanent adjoint de Guinée
équatoriale auprès de l'Unesco fin 2011 peu après une
première perquisition dans l'hôtel particulier de Paris.
Mais l'intéressé n'avait depuis entrepris aucune démarche
auprès de l'agence de l'ONU pour obtenir son titre de séjour
en France, selon une source à l'Unesco.
MANDAT D'ARRET CONTRE LE FILS DU PRESIDENT DE GUINEE
EQUATORIALE
Le Nouvel Observateur 11/04/2012, PARIS (Reuters) , Thierry
Lévêque, édité par Yves Clarisse
Le feu vert donné par le parquet de Paris à la délivrance
d'un mandat d'arrêt international pour "blanchiment" contre
le fils du président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang,
relance la procédure judiciaire sur les "biens mal acquis"
africains.
Le procureur de Paris François Molins a donné le 4 avril un
avis favorable à ce mandat demandé par les juges
d'instruction Roger Le Loire et René Grouman, a-t-on appris
mercredi de source judiciaire.
Les juges peuvent désormais lancer les polices du monde
entier aux trousses du dignitaire équato-guinéen, qui est
ministre de l'Agriculture dans son pays. Les juges
soupçonnent un pillage des fonds publics de son pays et leur
blanchiment en France. Le mandat est normalement diffusé par
Interpol, sur les diligences du ministère de la Justice. On
ignore dans l'immédiat si Teodorin Obiang se trouve en
France ou à l'étranger. Teodorin Obiang étant la première
personne poursuivie, c'est le développement le plus marquant
à ce jour de cette information judiciaire sans précédent
pour "recel de détournement de fonds publics", validée par
la Cour de cassation en 2010 contre l'avis du parquet.
Lors d'une perquisition de deux semaines en février dans un
immeuble appartenant à la Guinée équatoriale, avenue Foch à
Paris, les magistrats français ont saisi des œuvres d'art,
du mobilier ancien, des vins fins et autres objets précieux
d'une valeur globale estimée à plusieurs dizaines de
millions d'euros.
Ils avaient auparavant, fin 2011, saisi de nombreuses
voitures de luxe au même endroit, dont des Bugatti et des
Ferrari. Teodorin Obiang est visé par des procédures
similaires aux Etats-Unis où il possède des richesses
similaires, évalués à plusieurs dizaines de millions de
dollars.
AUTRES PAYS VISÉS
L'enquête est susceptible de se développer bien au-delà du
cas équato-guinéen, puisqu'elle vise aussi les familles
d'Ali Bongo (Gabon) et de Denis Sassou N'Guesso
(Congo-Brazzaville), qui possèdent respectivement à Paris 39
et 24 propriétés immobilières de luxe, et environ 200
comptes bancaires au total. Ces pays, riches en pétrole et
en ressources naturelles mais dont le niveau de vie de la
population est très faible, sont stratégiques pour
l'influence française en Afrique.
Le gouvernement de Guinée équatoriale, pays producteur de
pétrole, avait vivement condamné par avance la décision de
la justice française de réclamer l'arrestation et évoqué
d'éventuelles représailles. "Si la France veut une rupture
unilatérale des relations avec la Guinée équatoriale, elle
devrait le dire clairement", soulignait-il dans un
communiqué en soulignant que les entreprises françaises
opérant en Guinée équatoriale risqueraient de subir "les
conséquences néfastes" de la décision de justice.
L'avocat de ce pays, Me Olivier Pardo a dit à Reuters
mercredi qu'il jugeait le mandat d'arrêt "totalement
incompréhensible", étant donné que le gouvernement de Malabo
avait auparavant refusé l'audition de Teodorin Obiang.
"On voudrait perturber les relations entre les deux pays
qu'on ne s'y prendrait pas autrement", a-t-il dit.
Le président équato-guinéen Teodoro Obiang a défendu son
fils dans un entretien à France 24 en début de semaine.
"Je refuse le nom de 'biens mal acquis' car ce ne sont pas
les pays occidentaux qui doivent qualifier les pays
africains. Ce nom vient de la jalousie", a-t-il dit.
"Mon fils est entrepreneur, il travaille (...) Il a une
entreprise forestière, il a une entreprise qui fait des
routes et travaille avec certaines sociétés étrangères. Il
n'a pas pris d'argent", a-t-il ajouté.
La Guinée équatoriale a entamé des démarches fin 2011 pour
doter Teodorin Obiang d'un statut de diplomate à l'Unesco,
agence de l'Onu chargé de l'éducation, la science et la
culture.
S'il est délivré, le passeport diplomatique lui conférerait
une protection au plan international, même s'il n'est pas
certain que la justice française en reconnaisse la validité
pour des faits antérieurs à son obtention.
LA KLEPTOCRATIE :UNE STRATEGIE
POUR GARDER LEURS ETATS
DANS LA PAUVRETE ET LA MISERE
LA
CLEPTOCRACIA :UNA ESTRATEGIA PARA IMPONER LA POBREZA Y MISERIA
A SUS ESTADOS
Survie Paris et le CCFD Paris (http://ccfd.cd75.free.fr/)
vous invitent à assister à un débat sur les
biens mal acquis le lundi 12 décembre
2011 à l'occasion de la sortie en
librairie du livre de Xavier Harel et Thomas Hofnung intitulé
:
Encuesta sobre los billones
robados de Françafrique
Survie Paris y CCFD Paris (http://ccfd.cd75.free.fr/)
les invitan a asistir en un debate sobre los Bienes mal
adquiridos que tendra lugar el dia 12 de Diciembre
de 2011. Se trata de la presentacion en las librerias
del Libro de Xavier Harel y Thomas Hofnung
que lleva el Titulo de:
L'étude du
profil de la pauvreté en Guinée Equatoriale,
enquête réalisée pendant l'année 2006 sur tout le
territoire national, pour diagnostiquer la situation
sur les conditions de vie des populations par
rapport au Plan National de Développement Economique
et Social. Ce rapport révèle l'existence d'environ
76,8% de la population qui vit dans les conditions
de pauvreté dues fondamentalement à la précarité des
emplois et en grand nombre des chômeurs qui vivent
en zone rurale.(Sources: ONU, gouvernement
équato-guinéen)
Guinea Ecuatorial
es un país que ha experimentado un fuerte incremento
económico en el transcurso de los últimos años. Hasta
2007, periodo cubierto por el estudio sobre el perfil de
la pobreza del país, este incremento no había conseguido
reducir la pobreza en las dimensiones monetarias y no
monetarias (acceso a los servicios sociales de base). De
hecho, el perfil de pobreza publicado en 2007 muestra
que la población viviendo bajo el umbral de pobreza es
de un 76,8%, un índice de pobreza superior a la media en
África que es de un 50%. Este nivel elevadísimo ha sido
determinado a partir de un techo de pobreza de 1.020 F
CFA (aprox. 2 $ USA) por día y por habitante retenido
por la encuesta de hogares obtenidos en 2006 por el
Ministerio de Planificación, Desarrollo Económico e
Inversiones Públicas.(Fuentes:ONU, gobierno de Guinea
Ecuatorial)
Thomas
Hofnung signe : "Le scandale des biens mal acquis"
Le
journaliste français revient sur la saisie des voitures de
luxe de Teodoro Nguema Obiang Mangue...
20.11.2011 - Ce matin, sur les
ondes d’ « Europe 1 », dans l’émission de Dominique
Souchier : « C’est arrivé demain », Thomas Hofnung,
journaliste français à « Libération », a présenté son
dernier livre : « Le scandale des biens mal acquis :
Enquête sur les milliards volés de la Françafrique ».
Dominique Souchier :
Alors, le scandale des Biens mal acquis, qu’est-ce que
c’est ? Qui est visé ?
Thomas Hofman : Ce sont des dirigeants africains très
proches de la France et qui depuis des années sont
soupçonnés de détourner des fonds publics pour acheter
des biens immobiliers à Paris, sur la Côte d’Azur,
également des voitures de luxe, et qui ont des comptes
bancaires en France, en pagaille…
DS : Quels chefs
d’Etats principalement ?
TH : Alors, c’était d’abord Omar Bongo, président du
Gabon, décédé en 2009, et qui a été remplacé par son
fils, Ali Bongo ; le président du Congo-Brazzaville,
Denis Sassou-Nguesso ; puis un dirigeant moins connu,
mais pas moins intéressant, Teodoro Obiang Nguema qui
est le président de la Guinée équatoriale.
DS : Alors, ce qui
est intéressant, c’est que la justice française s’est
saisi de cette affaire-là et qu’elle instruit vraiment,
et dans votre livre vous racontez comment, à la suite de
quel combat judiciaire, mené notamment par des
associations : Sherpa, Transparency International, avec
un avocat, William Bourdon, et avec une décision finale
de la Cour de cassation qui a déclaré compétents les
tribunaux à juger cette affaire. Et là, vous dites que
c’est un véritable « big bang » judiciaire…
TH : Oui, c’est une première que la Cour de cassation
autorise une association du type de Transparency
International à se porter partie civile... C’est une
première et cela ouvre de grandes perspectives pour
d’autres associations de ce type dans d’autres affaires
de corruption. Cette procédure, si vous voulez, c’est
comme un accident de l’histoire : L’affaire s’est
ouverte presque en catimini sous la forme d’une enquête
préliminaire, au moment même où Nicolas Sarkozy arrivait
à l’Elysée…
DS : Là, les
policiers ont vraiment travaillé, hein, ils ont fait du
très bon travail, ils ont découvert des choses…
TH : Oui, ils ont fait leur travail, puis le Parquet et
la Chancellerie, sans doute en se rendant compte des
dégâts diplomatiques que pouvait faire une telle
affaire, a voulu la classer sans suite, mais cela a
rebondi, et de péripétie en péripétie, le dossier est
parvenu devant la Cour de cassation qui, en novembre
2010, a jugé recevable la plainte des ONG et qui a
autorisé la poursuite de cette enquête. Nous n’en sommes
qu’au début et nous allons certainement vers d’autres
révélations… et, au final, peut-être un scandale du
type « Elf ».
DS : Le 28 septembre
dernier, c’est donc tout récent, pouvez-vous raconter ce
que les policiers ont découvert quand ils sont entrés au
42 avenue Foch…
TH : Mercredi 28 septembre, à 8 heures 30, cinq
policiers en civil, rejoints rapidement par une
quinzaine de leurs collègues en tenue, ont débarqué au
numéro 42 de la prestigieuse avenue Foch dans le
seizième arrondissement de Paris. Ce bien immobilier
était passé un peu inaperçu aux yeux des policiers lors
de leur enquête préliminaire. Avec ses 6 000 mètres
carrés dans le quartier le plus cher de Paris, c'est une
propriété qui défie l’imagination…
DS : Et qui
appartient à qui ?
TH : Qui appartient à la famille Obiang…
DS : Et dans la cour
de l’immeuble particulier, qu’y avait-il ?
TH : Une collection de voitures de luxe. Toute la
journée, les policiers ont photographié, noté les
numéros de châssis, fouillé les véhicules de fond en
comble. Cela a pris du temps : ils ont saisi onze
véhicules avenue Foch et cinq autres avenue Victor Hugo,
à deux pas de là. Et quels véhicules ! Des Bentley,
Aston Martin, Maserati, Porsche Carrera, Mercedes
Maybach, Ferrari, une Bugatti Veyron, une des voitures
les plus chères au monde, peut-être la plus chère…
DS : Un million d’euros, elle fait du 400 km/h…
TH : Les policiers ont donc saisi toutes ces voitures,
les ont fait monter sur un camion à plateaux en prenant
de grandes précautions vue la valeur
de ces voitures…
Septembre 2011-
Avenue Foch - La police française embarque une Maserati de
Teodoro Nguema Obiang Mangue
Eté 2006 -
Saint-Tropez (Côte d'Azur, France) :
Teodoro Nguema Obiang Mangue au volant de sa
Maserati
DS : Et à
qui appartenaient-elles ?
TH : Au fils Obiang, qui vient de temps en temps à Paris en
jet privé. Qui n’y reste que quelques jours, ce qui veut
dire que ce luxueux immeuble particulier, cette immense
propriété de l’avenue Foch, est la plupart du
temps inhabitée.
DS : Merci Thomas
Hofnung. Votre ouvrage « Le scandale des
biens mal acquis », que vous cosignez avec Xavier Harel, sera
publié cette semaine aux Editions « La
Découverte »… (Source : Europe 1)
Guinée équatoriale: Nommé
diplomate, il est suspecé d'avoir des «biens mal acquis»
(20
minutes 28/10/2011)
La Guinée équatoriale va nommer le fils de son président
Teodoro Obiang diplomate à l'Unesco, un homme visé par
une plainte dans l'enquête pour «détournement de fonds
publics» visant des richesses détenues en France par
plusieurs dignitaires africains.
Cette nomination est annoncée sur le site officiel du
gouvernement, qui précise que Teodoro Nguema Obiang
Mangue conservera ses fonctions actuelles de ministre de
l'Agriculture et des Forêts quand il deviendra délégué
permanent adjoint à l'Unesco, agence de l'Onu chargée de
l'éducation, de la science et de la culture.
L'Unesco n'a pas encore eu de notification officielle,
dit une porte-parole à Paris. Cette décision,
matérialisée dans un décret équato-guinéen du 13
octobre, est intervenue une semaine après le dépôt par
l'ONG anti-corruption Transparency d'une nouvelle
plainte dans l'affaire dite des «biens mal acquis»
Transparency vise des faits apparus dans une note des
Douanes de mars 2011 selon laquelle le fils du président
équato-guinéen a affrété en 2009 un avion ayant fait
escale en France avec à son bord 26 voitures de luxe
(dont sept Ferrari et cinq Bentley).
Voitures de luxe
Certaines de ces voitures ont été saisies par la justice
à Paris fin septembre. Tracfin, la cellule
anti-blanchiment du ministère de l'Economie, a par
ailleurs informé la justice que Teodoro Obiang fils a
dépensé 18 millions d'euros lors de la vente aux
enchères de la collection d'Yves Saint-Laurent et de
Pierre Bergé en mars 2009.
Transparency contourne par cette plainte l'opposition du
parquet de Paris, lié statutairement à l'exécutif, à des
poursuites sur ces faits. Après quelques semaines de
procédure, le juge d'instruction Roger Le Loire aura la
possibilité de se déclarer compétent et d'enquêter
contre l'avis du procureur.
La question juridique d'un possible interrogatoire de
Teodoro Obiang fils se posera même s'il dispose d'un
passeport de l'Unesco. En effet, si ce passeport lui
confère une immunité diplomatique, elle ne vaut que pour
les faits postérieurs à la délivrance du document, selon
la jurisprudence française.
Dans l'affaire des ventes d'armes à l'Angola, le
passeport diplomatique de l'Unesco fourni au vendeur
d'armes Pierre Falcone en 2003 n'a ainsi pas empêché la
justice française de le condamner et de l'envoyer en
prison plus de deux ans.
Plainte de Transparency recevable
Sans précédent en Europe, la procédure conduite par le
juge Le Loire vise les biens détenus en France par les
familles des chefs d'Etats Ali Bongo (Gabon), Denis
Sassou N'Guesso (Congo-Brazzavile) et Teodoro Obiang
(Guinée équatoriale), suspectés d'avoir dérobé l'argent
public.
Contre l'avis du parquet, la Cour de cassation, plus
haute juridiction française a jugé en 2009 la plainte de
Transparency recevable, ce qui suscite des incidents
diplomatiques avec les régimes de pays producteurs de
pétrole, stratégiques pour Total et la diplomatie
française en Afrique.
Une première enquête en 2007 avait recensé 39 propriétés
immobilières de luxe et 70 comptes bancaires détenus par
la famille Bongo et ses proches, 24 propriétés et 112
comptes bancaires pour la famille Sassou N'Guesso, ainsi
que des limousines de luxe achetées par la famille
Obiang. Le juge Le Loire a fait depuis d'autres
découvertes.
El
Gobierno de EEUU abre un proceso contra 'Teodorín' por lavado de
fondos procedentes de la corrupción
27 de octubre de 2011
El fiscal adjunto denuncia
que, "mientras su pueblo
luchaba para sobrevivir, él
vivía a lo grande" gracias a
riquezas de origen ilegal
MADRID, 27 (EUROPA PRESS)-
El Departamento de Justicia
norteamericano ha abierto un
proceso civil en relación
con el patrimonio que posee
el ministro de Agricultura y
Bosques de Guinea Ecuatorial,
Teodoro Nguema Obiang Mangué
(popularmente conocido como
'Teodorín'), en el estado de
California y en el distrito
de Columbia, por considerar
que estos bienes proceden de
fondos de origen corrupto,
obtenidos mediante "el robo,
la extorsión y la
malversación de recursos
naturales" y que han sido "lavados
en Estados Unidos".
En un comunicado del
Departamento de Justicia, el
fiscal general adjunto y
jefe de la división criminal,
Lanny A. Breuer, informó
este pasado martes de que el
Gobierno norteamericano ha
presentado una demanda civil
con el objetivo de requisar
70,8 millones de dólares
(50,5 millones de euros) en
bienes muebles e inmuebles
que "proceden de delitos de
corrupción en el extranjero
y fueron lavados en Estados
Unidos".
Los bienes valorados en 70,8
millones se encuentran todos
en el centro de California.
Aparte, se ha presentado "otra
demanda civil" por bienes en
el distrito de Columbia, en
el que se encuentra la
capital de Estados Unidos,
Washington DC.
Según estas denuncias,
Teodoro Nguema Obiang Mangué
--primogénito y previsible
sucesor del presidente
Teodoro Obiang Nguema-- "hizo
uso de su posición y de sus
influencias como ministro
del Gobierno de Guinea
Ecuatorial para proceder de
forma criminal a través de
la corrupción y del lavado
de dinero, violando con ello
tanto las leyes de Guinea
Ecuatorial como las de
Estados Unidos", prosigue el
comunicado, publicado en la
página de Internet del
Departamento de Justicia.
"Con un modesto salario del
Gobierno (que se cifra en
menos de 100.000 dólares
anuales, 70.000 euros), el
ministro Nguema amasó
riquezas por valor de
alrededor de cien millones
de dólares (unos 70 millones
de euros)", declaró el
propio Breuer, citado en el
comunicado. "Mientras su
pueblo luchaba para
sobrevivir, él vivía a lo
grande, comprándose un 'jet'
Gulfstream, una mansión en
Malibú y bienes personales
de Michael Jackson valorados
en cerca de dos millones de
dólares", prosiguió.
"Considerando que estas
extravagancias proceden de
la corrupción en el
extranjero con bienes del
Estado, el Departamento de
Justicia intentará confiscar
estos fondos mediante una
serie de demandas
coordinadas", explicó el
fiscal adjunto. El objetivo,
según el comunicado, es "recuperar
los fondos robados en
beneficio del pueblo del
país del que fueron
extraídos".
"Con nuestra iniciativa
contra la cleptocracia,
enviamos un mensaje fuerte y
claro: Estados Unidos no va
a ser un refugio para las
riquezas mal adquiridas de
los dirigentes corruptos del
mundo", aseveró Breuer.
ROBO,
EXTORSIÓN Y MALVERSACIÓN
La investigación fue
iniciada por la división de
inmigración y aduanas (ICE)
del Departamento de
Seguridad Interior con el
objetivo de identificar los
bienes que posee 'Teodorín'
en Estados Unidos, "después
de sospechar que ha obtenido
sus riquezas mediante
actividades ilícitas, como
la apropiación de fondos
públicos, robo, extorsión y
malversación de recursos
naturales del país", declaró
el director de ICE, John
Morton, citado en el
comunicado del Departamento
de Justicia.
Esta nueva investigación
sobre las cuentas de 'Teodorín'
sucede a la iniciada en 2007
por el propio Departamento
de Justicia norteamericano
por "conducta supuestamente
criminal", concretamente por
la presunta transferencia
ilegal de fondos y por
presunto blanqueo de
capitales procedentes de la
extorsión, los sobornos y el
desvío de fondos públicos.
Según la revista 'Foreign
Policy', que difundió el
pasado 13 de octubre las
primeras informaciones sobre
esta investigación, la
actuación del Departamento
de Justicia hará que le sea
extremadamente difícil a 'Teodorín'
vender cualquiera de estos
bienes, salvo los que haya
conseguido trasladar a
Guinea Ecuatorial.
Algunas fuentes han
asegurado a la revista que 'Teodorín'
seguramente ya ha vendido en
el extranjero los
automóviles deportivos y que
el 'jet' privado
probablemente tampoco siga
en Estados Unidos. Las
mismas fuentes judiciales no
han podido determinar cuáles
serían los cargos a que se
enfrentaría el ministro
ecuatoguineano en relación
con esta investigación.
La organización de Derechos
Humanos estadounidense Human
Rights Watch (HRW) precisó
la semana pasada que la
acción legal del
Departamento de Justicia se
centra en la empresa
Sweetwater Malibu LCC,
perteneciente al ministro
ecuatoguineano, y a ciertas
propiedades de esta compañía,
concretamente una mansión en
Malibú valorada en 30
millones de dólares (22
millones de euros), un 'jet'
privado adquirido por 38,5
millones (28 millones),
siete automóviles de lujo
valorados en casi tres
millones de dólares (dos
millones de euros) y varios
bienes personales de Michael
Jackson, entre ellos uno de
sus célebres guantes
recubiertos de piedras
preciosas.
HRW ha recordado también que
'Teodorín' ya se enfrenta a
otras investigaciones en
Francia y España por el
presunto desvío de millones
de dólares procedentes del
erario público para adquirir
propiedades en ambos países
(en el caso español, en las
Islas Canarias).
En los últimos tiempos,
Teodoro Nguema Obiang Mangue
ha acumulado importantes e
importantes cargos que han
reforzado su imagen como
posible sucesor de su padre.
Aparte de ministro, forma
parte de la vicepresidencia
del PDGE y es el presidente
de las juventudes del
partido desde julio del año
pasado, pese a haber
cumplido ya los 40 años de
edad.
Asimismo, fue ascendido al
rango de teniente coronel
del Ejército por su propio
padre en octubre de 2010 y a
lo largo del actual mes de
octubre ha sido nombrado
delegado permanente adjunto
de su país ante la
Organización de Naciones
Unidas para la Educación, la
Ciencia y la Cultura
(UNESCO) y director de la
campaña del Partido
Democrático de Guinea
Ecuatorial (PDGE) para el
referéndum de reforma
constitucional, convocado
para el próximo 13 de
noviembre.
Editado y distribuido por
ASODEGUE
Abren proceso a Teodorin en
Estados Unidos
Los Ángeles (EE.UU.), 25 oct (EFE).- El Departamento
de Justicia de EE.UU. inició hoy un procedimiento para
requisar la fortuna en suelo estadounidense de un hijo
del presidente de Guinea Ecuatorial, Teodoro Obiang, por
considerar que es fruto del lavado de dinero y
corruptelas.
En un comunicado, el Departamento de Justicia detalló
que el proceso fue abierto en los tribunales de
California y el Distrito de Columbia.
Según las autoridades, Teodoro Obiang Nguema Mangue,
conocido popularmente en su país como "Teodorín",
contaría con un patrimonio superior a 100 millones de
dólares, si bien la operación en su contra se centraría
en recuperar activos por 70,8 millones de dólares en
EE.UU.
Entre esos bienes se encuentran una mansión en Malibú,
en la costa californiana, un avión privado, un Ferrari
2011 y objetos que pertenecieron a Michael Jackson
valorados en 1,8 millones de dólares.
El hijo de Teodoro Obiang estaba siendo investigado
por organismos federales desde hacía años, según
revelaron los informes internos fechados en 2007 y
filtrados en 2009 por el diario The New York Times, en
los que el Gobierno norteamericano se mostraba
convencido del enriquecimiento ilícito de "Teodorín".
En el caso civil abierto hoy en los tribunales de
California y el Distrito de Columbia se asegura que el
hijo del mandatario africano usó su posición como
ministro de Agricultura de Guinea Ecuatorial para
hacerse rico extorsionando a compañías extranjeras,
mediante la malversación y apropiación indebida de
fondos y el robo.
Los millonarios activos de "Teodorín" contradicen un
salario oficial de empleado estatal inferior a 100.000
dólares anuales.
Una de sus vías de lucro consistía en vender recursos
naturales de su país y embolsarse los ingresos generados
por la operación, según el informe.
"Teodorín" echaba mano después de intermediarios y
sociedades interpuestas para convertir el dinero de
procedencia irregular en patrimonio legítimo en forma de
una mansión de 30 millones de dólares en Malibú, una
colección de coches de lujo o un guante que usó el "rey
del pop" en su gira "Bad Tour".
En un momento dado llegó a tener hasta 24 vehículos
de gama alta guardados en el Petersen Automotive Museum
de Los Ángeles que tenían un precio estimado de 9,6
millones de dólares, si bien los automóviles fueron
enviados a Francia en noviembre de 2010.
La portavoz del Departamento de Justicia de EE.UU.,
Laura Sweeney, aseguró que el objetivo último de la
acción iniciada por el Gobierno es retornar el capital
de "Teodorín" a los ciudadanos de su país.
"Mientras su gente lo pasa mal, él vive la buena
vida", dijo el ayudante del fiscal general Lanny A.
Breuer.
"Mediante nuestra Iniciativa contra la Cleptocracia
estamos mandando un mensaje alto y claro: Estados Unidos
no será un escondite para las riquezas conseguidas de
malas maneras por los líderes mundiales corruptos",
comentó Breuer.
En los informes de 2007, la oficina de Inmigración y
Aduanas, dependiente del Departamento de Seguridad
Interior, afirmaba que Teodoro hijo viajaba con
frecuencia con pasaporte diplomático a EE.UU. con un
millón de dólares en efectivo que no declaraba, delito
que se castiga con hasta 5 años de cárcel.
La organización no gubernamental Global Witness ha
criticado en numerosas ocasiones el enriquecimiento de "Teodorín",
quien llegó a ser considerado para suceder a su padre, y
ha declarado que el hijo del mandatario posee también
propiedades en enclaves privilegiados de Ciudad del Cabo
(Sudáfrica).
El pasado mes de marzo esa misma organización
denunció que "Teodorín" había encargado a unos
astilleros alemanes la construcción en secreto de un
yate valorado en 380 millones de dólares, una cantidad
que equivale a tres veces los fondos que su país, rico
en petróleo, destina anualmente a sanidad y educación
juntas. EFE
EFE | Fecha: 10/25/2011
Editado y distribuido por ASODEGUE
Documentos del proceso a
Teodorin
No hemos podido traducirlos del
inglés, pero aún así pueden dar a todos una idea de la
información reunida por el Departamento de Justicia
norteamericano y, a quienes puedan leerlos en el idioma
original, de la entidad del desafío al que tiene que
hacer frente el disoluto y corrupto hijo del dictador
guineoecuatoriano.
La
justicia norteamericana podría haber iniciado
actuaciones contra Teodorin
14 de
octubre de 2011
Lo dice
Ken Silverstein en un artículo que publica hoy en
Foreing Policy [http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/10/13/teodorin_obiang_hold_that_car].
El periodista norteamericano empieza haciendo un repaso
a los problemas habidos por Teodorin con la
justicia francesa y recordando algunas de las
informaciones reveladas por él mismo [Ken Silverstein]
sobre el modo de vida del primogénito del dictador
guineoecuatoriano en (y a partir de) su chalet de Malibú
(California): duerme de día y sale de noche, es cliente
habitual de la Playboy Mansion de Los Ángeles... Pasa
después a referirse a las investigaciones iniciadas
contra él [contra Teodorin] por la justicia
estadounidense que avanzarían, dice, a "ritmo de caracol".
"Algunas críticas mantienen que el gobierno
norteamericano ha sido lento porque empresas energéticas
de su país, con Exxon Mobil a la cabeza, han invertido
miles de millones de dólares en Guinea Ecuatorial y la
mayor parte de su petróleo se exporta hacia los Estados
Unidos" afirma Silverstein más adelante.
El
artículo acaba diciendo: "Sin embargo, la pasada semana
los investigadores norteamericanos han entrado
finalmente en acción. Diversas fuentes con las que he
hablado me han dicho que el ministerio de Justicia
habría depositado una "lis pendens" - una notificación
de apertura de un proceso relativo a un titulo de
propiedad - en la oficina del registro del condado de
Los Angeles. Laura Sweeney, una de las portavoces del
ministerio de Justicia, me confirmó que había presentado
tal documento. (La Oficina del Registro puede necesitar
más de una semana para estudiarlo y hacerlo público). El
documento , me dijo, identifica varias propiedades de
Teodorin como susceptibles de ser sometidas a la acción
de la justicia, entre ellos su chalet, un jet privado,
un surtido de coches deportivos, y diversos recuerdos y
antiguas pertenencias de Michael Jackson, el Rey del
Pop".
["lis
pendens" equivale en castellano a litispendencia]
"Teodorin"
dans le collimateur de la justice américaine
70
millions de dollars de biens "mal acquis" pourraient
être saisis par les Etats-Unis...
27.10.2011 - Les autorités américaines ont déposé deux
plaintes aux Etats-Unis pour corruption et blanchiment
d'argent à l'encontre de Teodoro Obiang Nguema Mangue,
41 ans, fils du président de la Guinée équatoriale,
ministre de l'Agriculture et vice-président du parti au
pouvoir à Malabo.
Les deux plaintes au civil, rendues publiques cette
semaine, visent à saisir plusieurs dizaines de millions
de dollars de biens, achetés sur le sol américain par
Teodoro Obiang Nguema Mangue, surnommé "Teodorin".
Ken Hurwitz, juriste de l'ONG Open Society Justice
Initiative, a déclaré à la presse : « C’est la première
procédure judiciaire contre la famille Obiang Nguema aux
Etats-Unis. Elle vise 70,8 millions de dollars (50,5
millions d'euros) de biens, parmi lesquels une villa de
30 millions à Malibu, un jet privé, et plus d'un million
de dollars de souvenirs ayant appartenu à Michael
Jackson, une trentaine en tout, un chapeau, des livres
avec autographes...
Tous ces biens seront saisis par le gouvernement si il
réussit à prouver qu’ils ont été acquis grâce à la
corruption, et j'espère qu'un mécanisme pourra être mis
en place pour que ces richesses bénéficient au final à
la population de Guinée Equatoriale.
Il y aura une audience où Teodorin pourra venir et dire
que non, ces biens ont été acquis légalement, et non
grâce à la corruption, mais il aura du mal à convaincre
sur ce point quand on sait qu’il a officiellement un
salaire de 7 000 dollars par mois comme ministre des
forêts. »
Ces jours-ci, c'est
toute la presse américaine qui égraine la liste des
biens luxueux qu'a accumulé sur le territoire des
Etats-Unis le fils du président de la Guinée
équatoriale.
On évoque bien sûr sa
propriété de Malibu, au 3620 Sweetwater Mesa Road, dans
le quartier des stars d'Holywood, avec sa piscine, son
golf et sa piste d'atterissage, juste au dessus de la
plage très réputée de Surfrider beach. D'une surface de
1 400 mètres carrés, la villa qui possède huit salles de
bains, huit cheminées, une grande piscine et au moins
six dressings, a été achetée avec son domaine de 5
hectares, pour la somme de 31 millions de dollars en
2004 (22 millions d'euros), à Neal Baddin, un agent
immobilier
Parmi les éléments
susceptibles d'être saisis par les autorités
américaines, se trouvent également un jet privé
Gulfstream d'une valeur de 38,5 millions de dollars (28
millions d'euros), une Ferrari 599 GTO achetée 530 000
dollars et 3,2 millions de bijoux ayant appartenu à
Michael Jackson, dont un gant incrusté de pierres
précieuses que le roi de la Pop a porté en 1987 lors de
la tournée Bad et acquis pour la somme de 300 000
dollars.
« Nous envoyons un message fort et clair : les
Etats-Unis ne seront pas un endroit où les dirigeants
corrompus pourront cacher leurs richesses amassées
illégalement », a déclaré le procureur général adjoint
américain Lanny Breuer.
Fin septembre, 11 voitures appartenant à Teodorin
avaient été saisies à Paris, ce qui laisse à penser que
les actions de Washington et de Paris pourraient être
concertées.
En Espagne, une association de défense des droits de
l'homme a demandé à un juge la saisie de biens
appartenant au président équato-guinéen, à ses fils et à
certains de ses ministres. Les biens seraient situés à
Madrid et dans les Canaries. (Sources : RFI ; The
Independent ; Grioo.com)
Guinée
équatoriale : la famille du président Obiang Nguema dans
le collimateur de la justice américaine
Les autorités
américaines ont
déposé deux
plaintes aux
Etats-Unis pour
corruption et
blanchiment
d'argent à
l'encontre de
Teodorin Obiang
Nguema, fils du
président,
ministre de
l'Agriculture et
vice-président
du parti au
pouvoir à
Malabo. Les deux
plaintes au
civil, rendues
publiques cette
semaine, visent
à saisir
plusieurs
dizaines de
millions de
dollars de
biens, achetés
sur le sol
américain par
Teodorin Obiang
Nguema.
Las
autoridades estadounidenses han hallado pruebas claras
de la corrupción del presidente Obiang y varios de sus
familiares en múltiples investigaciones desde 2003.
Aunque tardío, la decisión de procesar a su hijo en
Estados Unidos es un paso positivo.
Arvind Ganesan,
director de Negocios y Derechos Humanos en Human Rights
Watch
(Washington, DC) – Las autoridades estadounidenses deben
actuar rápidamente en una investigación sobre los
supuestos delitos de corrupción y lavado de dinero
cometidos por el primogénito del presidente de Guinea
Ecuatorial Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, señaló hoy
Human Rights Watch. El 6 de octubre de 2011, el
Departamento de Justicia presentó una notificación
oficial en California de una petición pendiente para el
decomiso de más de 70 millones en activos que incluyen
una mansión, un jet privado y objetos de recuerdo de
Michael Jackson pertenecientes al joven Obiang.
Teodoro Nguema Obiang Mangue, conocido como Teodorín, es
ministro de Agricultura y Bosques, vicepresidente del
partido gobernante y el presunto sucesor de su padre en
la presidencia de este minúsculo país rico en petróleo
de África occidental. Es famoso por su estilo de vida
ostentoso y privilegiado y su pasión por los vehículos
de lujo, lo que contrasta marcadamente con el bajo nivel
de vida de la mayoría de los habitantes de Guinea
Ecuatorial.
“Las
autoridades estadounidenses han hallado pruebas claras
de la corrupción del presidente Obiang y varios de sus
familiares en múltiples investigaciones desde 2003”,
dijo Arvind Ganesan, director de Negocios y Derechos
Humanos en Human Rights Watch. “Aunque tardío, la
decisión de procesar a su hijo en Estados Unidos es un
paso positivo”.
El hijo de Obiang también es el
objeto de investigaciones relacionadas en
Francia y
España, junto con el
presidente Obiang y otros familiares y asociados.
El 13 de octubre, el sitio web de
la revista Foreign Policy
informó por primera vez de la
decisión de decomisar los bienes. La decisión se deriva
de un caso ante los tribunales federales de Estados
Unidos, cuyos detalles no se conocen públicamente,
aunque es probablemente el resultado de una
investigación sobre los supuestos delitos de corrupción
y lavado de dinero cometidos por Teodorín Obiang. El
Departamento de Justicia inició el caso en 2007, tras
una
investigación del Senado de
Estados Unidos de 2003 a 2004.
El
proceso legal del Departamento
de Justicia menciona a Sweetwater Malibu LLC, una
empresa perteneciente a Teodorín Obiang, y reclama el
decomiso de una variedad de activos valiosos, entre
ellos una mansión de 30 millones de dólares en Malibú,
un jet de 38.5 millones, siete automóviles de lujo
valorados en casi 3 millones y objetos valiosos de
recuerdo de Michael Jackson, como “un guante blanco
cubierto de cristales de la gira ‘Bad ’”.
El Departamento de Justicia y el
Servicio de Inmigración y Control de Aduanas abrieron
investigaciones acerca del
supuesto lavado de dinero por parte del joven Obiang
después de un informe del Senado de 2004 conocido como
el “informe
Riggs Bank”, ya que se
centraba en las cuentas en un banco del área de
Washington que después fue cerrado. El informe del
Senado reveló que el banco “había hecho la vista gorda
ante las pruebas que indicaban que estaba manejando las
ganancias de la corrupción” en su trato con el
presidente Obiang, sus allegados y otros funcionarios.
Un ejemplo de ello son los millones de dólares de
ingresos nacionales de Guinea Ecuatorial procedentes del
petróleo que se transfirieron a una cuenta privada
extraterritorial que, según las conclusiones de los
investigadores del Senado, era controlada por el
presidente Obiang.
En un
memorando de septiembre de
2007, la División de Delitos Penales del Departamento de
Justicia escribió que se había emprendido una
investigación sobre la “presunta conducta criminal de
Teodoro Nguema Obiang y sus asociados, que consistía en
la transferencia y el lavado ilegal de activos
considerados producto de la extorsión, el soborno y/o la
apropiación indebida, el robo o la malversación de
fondos públicos”.
Un
documento del Servicio de
Inmigración y Control de Aduanas declaró que un objetivo
de la investigación era “la identificación, ubicación,
congelación y recuperación de los activos en Estados
Unidos obtenidos ilícitamente mediante la cleptocracia
de Teodoro Obiang Nguema y/o sus asociados”.
Un
informe de 2010 del Senado de
seguimiento del estudio del Riggs Bank presentó un
examen detallado del caso contra Teodorín Obiang y su
presunto lavado de más de 110 millones de dólares de
fondos sospechosos a través de cuentas bancarias en
Estados Unidos entre 2004 y 2008. Como se documenta en
el informe, los fondos financiaron un estilo de vida
opulento que incluyó una flota de motos y automóviles
deportivos valorados en 9.5 millones de dólares y una
fiesta veraniega de Nguema en la que apareció un tigre
blanco vivo. El informe señaló que la investigación
criminal del Departamento de Justicia sobre Teodorín
Obiang estaba “en curso”. Según un
informe de Le Monde, que
citaba los registros de aduanas, en 2009 Teodorían
Obiang transportó 22 vehículos de Estados Unidos a
Guinea Ecuatorial, a través de Francia.
Ni el Gobierno de Guinea
Ecuatorial ni Teodorín han respondido públicamente a las
noticias sobre la medida pendiente de decomiso de
activos. En 2010, el gobierno de Obiang emitió una
fuerte
declaración afirmando que las
alegaciones del informe del Senado eran infundadas y se
basaban en el prejuicio, y denunció que era “claramente
un documento RACISTA, XENÓFOBO, PREPOTENTE,
SEGREGACIONISTA”. (Énfasis en el original). El Gobierno
también manifestó “su total apoyo, confianza y respaldo”
a Teodorín.
Human Rights Watch expresó su
esperanza de que la reclamación de los bienes a nombre
de Sweetwater pueda indicar la revitalización de la
investigación criminal acerca del Sr. Obiang. En su
informe de 2009, Human Rights
Watch instó a Estados Unidos a que negara visas a los
funcionarios de Guinea Ecuatorial que hubieran estado
implicados en casos de corrupción y que se identificaran
todos los activos que tienen en Estados Unidos, con la
intención de decomisar las ganancias de la corrupción y
devolverlas finalmente a la población del país.
En septiembre, la policía francesa
decomisó 11 vehículos de lujo pertenecientes al joven
Obiang afuera de su residencia de París, en conexión con
su investigación sobre las ganancias obtenidas
ilícitamente por varios funcionarios africanos. Como
señaló
Le Monde, la policía francesa
ha catalogado su reciente
adquisición de antigüedades y
otros bienes por valor de casi 26 millones de dólares en
subastas. El gasto exorbitante levantó sospechas entre
los funcionarios franceses encargados de vigilar el
lavado de dinero de que los artículos habían sido
adquiridos con fondos obtenidos ilícitamente.
A finales de agosto, la policía de
Swazilandia abrió una investigación sobre el
robo de un maletín
perteneciente al joven Obiang que contenía aparentemente
alrededor de 400,000 dólares en efectivo (300,000
dólares y 75,000 euros) y dos lujosos relojes de
pulsera. Denunció el robo del maletín en la villa de
cinco estrellas en la que estaba alojándose durante la
visita.
“La
decisión de congelar los activos de Teodorín en Estados
Unidos se debía haber tomado hace tiempo”, dijo Ganesan.
“Sin embargo, la prueba real será si el Gobierno de
Estados Unidos prosigue enérgicamente con la
investigación hasta el final sin dejar que se
interpongan las relaciones diplomáticas o
empresariales”.
Antecedentes sobre Guinea Ecuatorial
Guinea Ecuatorial tiene grandes ingresos procedentes del
petróleo y una pequeña población, lo que hace que su
producto interior bruto per cápita sea uno de los más
altos del mundo. Sin embargo, el Gobierno no ha mejora
las condiciones socioeconómicas de manera proporcional a
los recursos de que dispone.
El PIB per cápita es equivalente
al de algunas de las economías líderes mundiales, sin
embargo, muchos habitantes de Guinea Ecuatorial carecen
de acceso a servicios sociales básicos. Según las
estadísticasde 2010 de la ONU
y del Banco Mundial, Guinea Ecuatorial es el décimo
noveno peor país del mundo en términos de mortalidad
infantil. El gasto en educación como porcentaje del PIB
es más bajo en Guinea Ecuatorial que en sus países
vecinos. El Gobierno ha invertido enormes cantidades de
dinero en proyectos con gran visibilidad, como
hospitales ultramodernos, centros lujosos de
conferencias y un espléndido complejo vacacional de 830
millones de dólares para albergar la Cumbre de la Unión
Africana de 2011, que tienen muy pocos beneficios para
los pobres.
Después de que Human Rights Watch
publicara un
informe en 2009 sobre el
petróleo, la corrupción y los derechos humanos en Guinea
Ecuatorial, que exponía en detalle los abusos
gubernamentales y la falta de transparencia, el gobierno
de Obiang
respondió acusando a la
organización de “chantaje” y de “sacarse de la manga
información que carece de transparencia y objetividad”.
El
informe sobre derechos humanos de 2010 del Departamento
de Estado de Estados Unidos describe una serie de abusos
graves, entre los que se encuentran ejecuciones
ilegales, tortura sistemática e impunidad oficial, y
denuncia la “corrupción oficial a todos los niveles de
gobierno” en Guinea Ecuatorial, en concreto que “el
presidente y sus allegados continuaron amasando
beneficios personales procedentes de los ingresos
extraordinarios del petróleo”.
Los
procesos legales contra Teodorín Obiang se producen en
un momento en el que crecen las especulaciones sobre su
posicionamiento para suceder a su padre en el poder. El
14 de octubre, el gobierno de Obiang fijó el 13 de
noviembre para la celebración de un referendo sobre
modificaciones propuestas para la Constitución. El
elemento central de la reforma propuesta es la
introducción de límites de mandato que permitirían al
presidente Obiang, que lleva 32 de sus 69 años de vida
en la presidencia, ocupar el poder durante dos mandatos
adicionales de siete años.
El
presidente Obiang fue reelegido en 2009 con el 95.4 por
ciento de los votos en un proceso con una débil
supervisión internacional, lo que, según el Departamento
de Estado de Estados Unidos, “despierta la sospecha de
un fraude electoral sistemático”.
Aunque el Gobierno aún no ha publicado el texto de las
enmiendas constitucionales que se someterán a votación,
se da por entendido que crearán un nuevo cargo de
vicepresidente que, según los observadores, ocupará
Teodorín Obiang.
En 2010, Teodorían Obiang fue
elegido dirigente de la sección juvenil del partido
gobernante, lo que le otorgó automáticamente la
vicepresidencia del partido. La empresa de relaciones
públicas estadounidense que representa al Gobierno de
Guinea Ecuatorial, que tiene también un contrato aparte
con el joven Obiang,
alabó su selección como “parte
de una iniciativa más amplia del Gobierno para mejorar
el proceso de elección democrática de sus ciudadanos”.
Además de fijar la fecha del
referendo nacional, Guinea Ecuatorial
anunció que Teodorín iba a ser
su subdelegado permanente en la Organización de las
Naciones Unidas para la Educación, la Ciencia y la
Cultura (UNESCO), con sede en París. El presidente
Obiang no ha logrado reinstaurar un premio polémico de
la UNESCO con su nombre y financiado por él. En
septiembre, el intento más reciente del presidente
Obiang de forzar a la UNESCO a conceder el premio se vio
frustrado en parte por las
noticias sobre el decomiso de los activos de Teodorín en
París, a escasa distancia de la sede de la UNESCO, lo
que subrayó el riesgo que conlleva asociar a la
organización con la reputación de los Obiang.
“El
pueblo de Guinea Ecuatorial debería poder elegir a su
gobierno en unas elecciones libres y justas, exigirle
cuentas y utilizar la riqueza del país para cubrir sus
necesidades básicas”, dijo Ganesan. “Desafortunadamente,
el presidente Obiang no ejerce un liderazgo que respete
dichos derechos básicos y parece que su hijo le está
siguiendo los pasos”.
Bienes mal adquiridos: la justicia embarga varios vehículos
pertenecientes a la familia Obiang
(La noticia en el diario Le Monde)
"Varios vehículos pertenecientes a la
familia del presidente guineoecuatoriano, Teodoro Obiang
Nguema, fueron embargados el miércoles día 28 de
septiembre por los jueces franceses que investigan los
"bienes mal
adquiridos".
"Nos hemos reunido hoy con el
embajador de Guinea Ecuatorial, Federico Edjo, para
protestar ante los jueces por
estos actos,
ha declarado Olivier Pardo, uno de los abogados del
presidente africano.
Según Pardo,
los embargos se han producido tras un registro efectuado
el 21 de septiembre en un inmueble de la avenida Foch,
en el muy chic distrito 16 de Paris, perteneciente
también a personas de los círculos cercanos al dirigente
ecuaoguineano.
Información judicial desde 2008
Los magistrados instructores
Roger Le Loire y René Grouman investigan desde diciembre
de 2010 las condiciones en las que varios jefes de
Estado africanos - Denis Sassou Nguesso, del Congo,
Teodoro Obiang Nguema, de Guinea Ecuatorial, y el
difunto jefe del Estado gabonés Omar Bongo Ondimba – han
adquirido un importante patrimonio inmobiliario en
Francia con el objetivo de
establecer si estas
adquisiciones ponen de manifiesto operaciones de
ocultamiento y blanqueo de dinero desviado de fondos
públicos extranjeros.
Una
información judicial abierta tras una denuncia
formalizada en 2008 por Transparency International
France (TIF).
En un comunicado hecho público por
sus tres abogados parisinos, Guinea Ecuatorial ha
acusado a la investigación francesa en el tema de los
bienes mal
adquiridos"
de
violar las
normas del derecho internacional y ha sugerido la
posibilidad de llevar a cabo diligencias contra Francia
ante la justicia internacional.
"La
República de Guinea Ecuatorial, a través de sus
abogados, eleva la más viva protesta ante unos atentados
evidentes a su soberanía que se llevan a cabo bajo la
cobertura de una instrucción judicial, mediatizada
voluntariamente por unas asociaciones cuya legitimidad
está por demostrar",
dice el texto hecho público por Pardo, Isabelle Thomas-Werner
y Ludovic Landivaux".
11 voitures de luxe
de Teodorin Nguema Obiang saisies à Paris Le fils du président de la Guinée
équatoriale dans le collimateur de la justice française...
29.09.2011 -
C'est hier, 28
septembre, à Paris, sur décision judicaire et dans le cadre de
l'affaire des "biens mal acquis" que la police nationale a saisi
11 voitures de luxe, appartenant au fils du président de la
Guinée équatoriale, également ministre de l'Agriculture et des
Forêts, Teodoro Nguema Obiang Mangue, 43 ans, connu sous le
sobriquet de "Teodorin"...
Deux Bugatti Veyrons, une Maserati MC12, une Porsche Carrera GT,
une Ferrari Enzo et une Ferrari 599 GTO, une Aston Martin V8
V600 LM, une Rolls-Royce Phantom, un Drophead Coupé, une Bentley
Azure et une Bentley Brooklands Coupé sont les onze véhicules
saisis lors de cette perquisition : De 500 à 1 001 chevaux pour
la puissance, de 200 000 à presque 2 millions d'euros l'unité...
L'opération décidée par la
justice française s'est déroulée sous les yeux des riverains et
des passants, au 42 avenue Foch, dans les beaux quartiers de
Paris, à un jet de pierre de l'Arc de Triomphe.
L'immeuble cossu de plus de 2 000 m², comprenant six étages et
des dizaines de pièces, qui appartient officiellement à une
kyrielle de sociétés, mais dont le véritable propriétaire
pourrait bien être Teodorin, le fils prodigue du président
Obiang Nguema. Le 21 septembre dernier, les deux juges en charge
de l’affaire dite des "biens mal acquis" (BMA), Roger Le Loire
et René Grouman, avaient déjà ordonné une perquisition dans cet
hôtel particulier.
Lancée par l’organisation
Transparency International France
(TIF) en 2008, cette affaire des «
biens mal acquis » a suscité un bras
de fer judiciaire, le ministère de
la justice s’opposant à l’ouverture
de cette procédure. Une opposition
qui a été tranchée en novembre 2010
par une décision de la Cour de
Cassation qui juge la plainte
recevable, annulant ainsi l’arrêt de
la cour d’appel de Paris de 2009 qui
déclarait irrecevable la plainte de
TIF.
Cette
organisation internationale de lutte contre la
corruption et d’autres associations poursuivent
les familles Bongo du Gabon, Denis Sassou
Nguesso du Congo-Brazzaville et Teodoro Obiang
Nguema de la Guinée équatoriale. Elles les
accusent de détournement, de mal gouvernance et
d’enrichissement illicite aux dépens de leurs
populations qui croupissent dans une misère
scandaleuse. Dans un
communiqué transmis par ses trois avocats
parisiens — Maîtres Olivier Pardo, Isabelle
Thomas-Werner et Ludovic Landivaux —, la Guinée
équatoriale a accusé les enquêteurs français de
violer les règles du droit international et a
évoqué l'éventualité de poursuites contre la
France devant des juridictions internationales.
(Sources : Afriscoop ; Youtube ; photos postées
par alexsmolik)
Exotismo y crueldad en Guinea Ecuatorial
Hace
unos días, en el mes de marzo, la revista Africa
Confidencial publicó la noticia de que el hijo del
dictador,
Teodoro Nguema Obiang,
había comprado o encargado un coche, el
Bugatti Veyron,
un autoregalo que costó 1.5 millones de Euros. El 5 de
Marzo de este año 2007 se le podía ver delante del hotel
donde Teodorín suele pernoctar, el superlujoso hotel
Crillon de Paris.
El
Bugatti Veyron es el coche más caro del mundo. Es
asimismo el más rápido y el más potente. Alcanza los 407
Km/h, su motor es de 8 litros, 16 cilindros, 4 cilindros
por bancada y 4 bancadas distribuidas en W, que rinde
1001 caballos de vapor. Tiene tracción a las 4 ruedas y
va de 0 a 100 Km/h en 2,5 segundos, 200 Km/h a los 7,3
segundos y 300 Km/h a los 16,7 segundos.
Bugatti-Veyron, otro juguete
para el hijo tonto del papá
criminal
El
Bugatti-Veyron se fabrica de forma artesanal
a razón de 50 ejemplares al año. Hay cola
para adquirir uno.
El hijo del dictador
Obiang se dedica desde hace mucho tiempo a
dilapidar los dineros de Guinea de forma
escandalosa. El 18 de julio de 2005 el
diario sudafricano Cape Time publicó
que Teodorin se gastó en un fin de semana en
Ciudad del Cabo 10 millones de Rands, 1,5
millones de dólares. En ese gasto estaban
incluidos tres vehículos comprados con
dinero efectivo, un
Bentley
Arnage T negro (500 CV, 6,75 V8
turbo) del año 2004, un
Betley
Mulliner de color crema del año 2005
y un
Lamborghini de 6 litros del 2005 (V12
de 575 CV). Los dos Bentley costaron 1,05
millones de dólares y el Lamborghini costó
480 mil dólares.
Lamborghini Diablo GT
Bentley
No era esa la primera vez que Teodorín se encaprichaba
con unos coches. Años atrás compró un ejemplar único de
Rolls-Royce que
llevó a Malabo, se trataba del Rolls-Royce Barclays de
colorblanco (foto inferior). También compró en París un
Lamborghini
amarillo que llevó a Guinea.Transporta sus coches de
lujo entre Bata, Malabo, Paris, Ciudad del Cabo y Los
Angeles en el avión Ilyushin IL-76D de la compañía
privada, con recursos públicos, que dispone su padre el
dictador sanguinario. La compañía de aviación es
Ecuatorial Cargo
y en ella también figura Fausto Abeso, alias Tito
Garriga.
Rolls-Royce
Este coleccionista de coches de
superlujo es el hijo de un dictador y no tiene más
méritos. No se le conoce oficio al que se dedique a lo
largo del año. Lo suyo es vivir de las riquezas que su
familia expolia a los guineanos, mientras éstos carecen
de hospitales, de agua, de luz, de escuelas y sobre todo
de libertades. Esto es un gran escándalo que todas las
naciones cierran sus ojos. En los pueblos y en las
aldeas de Guinea a veces no se tiene ese dólar al día
que las estadísticas atribuyen a los guineanos. La renta
per cápita oficial de los guineanos es la segunda más
alta del mundo y sin embargo estamos viviendo en la
miseria, salvo los pocos serviles y aduladores del
déspota asesino.
Aparentemente esta tribu de derrochadores e
ineptos no siente ni padece las miserias que
han creado a la población. No hay un solo
guineano que no se haya visto afectado por
esa vida de locura que llevan los Nguema.
Lo mismo dejan sin comer a unos presos
políticos hasta matarlos de hambre, que
secuestran a un refugiado guineano en un
país africano para someterlo a la tortura y
a juicios a puerta cerrada. Y mientras
tanto
compran aviones para ellos no habiendo
aviación comercial en Guinea y compran
coches de superlujo para coleccionarlos, no habiendo una
autopista decente donde esos lujos puedan funcionar.
Hummer H2
Aparentemente esta tribu de derrochadores e ineptos no
siente ni padece las miserias que han creado a la
población. No hay un solo guineano que no se haya visto
afectado por esa vida de locura que llevan los Nguema.
Lo mismo dejan sin comer a unos
presos políticos hasta
matarlos de hambre, que secuestran a un refugiado
guineano en un país africano para someterlo a la tortura
y a juicios a puerta cerrada.
Y mientras tanto compran
aviones para ellos no habiendo aviación comercial en
Guinea y compran coches de superlujo para coleccionarlos,
no habiendo una autopista decente donde esos lujos
puedan funcionar. Si nos
basamos solo en lo que publican los medios
de información, Teodorín, el "principe
africano" de cabeza hueca, tendría al menos:
dos lamborghini, un Rolls-Royce, dos Bentley
y un Bugatti-Veyron. Por Bata se pasea a
veces en el todoterreno más caro del mundo
comprado en norteamérica, el
Hummer H2
de General Motors,
de los que tiene al
parecer más de dos ejemplares.