www.guinéequatoriale-info.net. El Portal de Noticias de Guinea Ecuatorial. Este sitio está a disposición de todos los internautas  que deseen publicar sus articulos y/u  obras   sobre Internet

WELCOME TO EQUATORIAL GUINEA

Guía turística de
Guinea Ecuatorial

Seleccione la informaciỏn


 

 Flash Info►►Ge-Infonet web Site Actualizado a Malabo  el     

 
 

Interview du président Obiang : "Nous avons des biens, mais ils ne sont pas mal acquis..."

 
  15.04.2012 - Depuis le Palais présidentiel de Mongomo, le Chef d'Etat de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a répondu aux questions du journaliste Alain Foka, l'une des grandes voix de Radio France internationale (RFI). Le journaliste camerounais, diplômé de Sciences Po-Paris, élu "meilleur journaliste africain" de l'année 2008, n'a pas éludé les questions "qui fâchent" : l'affaire des "Biens mal acquis", les démêlés judiciaires du fils du président, le niveau de vie de la population, le Prix Unesco, l'enrichissement personnel du président, de son fils et de leur famille... Cette interview a été diffusée sur France 24 et sur RFI.
 
- M. le Président, maintenant que nous sommes à Mongomo, que nous y voyions tant de splendeurs, est-ce que finalement quand vous regardez cela, ça correspond à l'attente du peuple, parce qu'on dit que malgré l'immense richesse qu'il y a ici la grande partie de la population -environ 70% des Equato-guinéens - vit en-dessous du seuil de pauvreté en Guinée équatoriale...


- Tout d'abord, je vous remercie pour cet entretien. Concernant ce que vous dites, vous devez savoir que tout le peuple de la Guinée équatorial est très content. En ce qui concerne notre niveau de développement, nous travaillons pour changer le pays, c'est le succès que cette politique rencontre aujourd'hui en Guinée équatoriale qui satisfait le peuple, lequel reconnait les efforts que nous faisons pour transformer notre nation.

- Mais comment pouvez-vous dire que vous transformez la nation, si 70% de la population sont encore en-dessous du seuil de pauvreté ?

- On ne peut pas parler de sous-développement aujourd'hui dans notre pays, il y a des infrastructures, il y a certaines régions qu'on a désenclavées avec des routes... Ce n'est pas la critique de l'extérieur qui compte, la critique doit venir d'ici, de la Guinée équatoriale...

- M. le Président, dans le pays, il y a beaucoup de richesses, de pétrole, de bois, vous êtes devenu, comme on dit parfois, un émirat africain, mais vous défrayez surtout la chronique par les scandales qui se multiplient dans la presse, notamment le scandale des "biens mal acquis"... Plus récemment, c'est votre fils, Teodorin, qui est ministre dans votre gouvernement, qui est épingl en France avec un mandat d'arrêt contre lui après une impressionnante perquisition chez lui, comment l'expliquez-vous ? Vous gérez la Guinée équatoriale comme votre porte-feuille ?
 
  Par principe, je refuse la dénomination de "biens mal acquis", parce que ce n'est pas aux pays occidentaux ou bien aux organismes occidentaux qui doivent qualifier ce qui est du ressort des pays africains. Cette dénomination est motivée par la jalousie, parce que je crois que les hommes vivent pour créer des biens. Nous avons des biens, mais ces biens ne sont pas mal acquis...

-Vous l'avez gagné normalement cet argent-là ?

- Tout, et non pas seulement moi. Il y a dans le pays un programme de lutte contre la corruption. Je crois que les organismes internationaux qui veulent savoir d'où vient l'argent, ils doivent envoyer ici une commission rogatoire qui va faire l'enquête pour savoir d'où viennent les biens de certains citoyens de la Guinée équatoriale.

- Votre fils, par exemple, avec autant de millions d'euros dépensés en France, avec cet hôtel particulier de l'avenue Foch, comment a-t-il pu acquérir tout cela ?

- Mon fils est entrepreneur et a ses propres entreprises dans le secteur forestier. Des entreprises qui entretiennent les routes et qui travaillent avec différentes sociétés étrangères. Par exemple, dans le secteur forestier, avec les Malaisiens, et pour l'entretien des routes, je crois, avec une société asiatique...

- Et donc, pour vous, il n'a pas pris de l'argent dans la caisse pour être aussi riche...?

- Non, il n'a pas pris d'argent. Vous savez, tout l'argent est encaissé par l'Etat et personne ne peut y toucher. En Guinée équatoriale, il y a un contrôle strict des recettes de l'État...

- Alors, tout cet argent, vous l'avez gagné comment ? En étant Chef d'Etat ?

- Pour cela, je peux vous donner certaines explications. Pour éviter les problèmes de corruption, je recommande à ma famille de travailler et d'avoir des sociétés et des entreprises pour gagner de l'argent et ne pas dépendre uniquement des fonds de l'État, moi-même moi, je ne peux pas toucher à l'argent de l'État. J'ai des entreprises. Tout en étant président, je suis actionnaire dans certaines sociétés et je ne peux pas travailer avec l'argent de l'Etat... S'il y a certains organismes internationaux qui soupçonnent qu'en Guinée équatoriale il y ait de la corruption, je leur recommande de venir avec une commission rogatoire pour faire l'enquête sur place, je les autorise officiellement à venir ici... Parce qu'on ne peut pas critiquer un Etat sans connaître le fond de sa situation.

- Mais dans le même temps, M. le Président, vous comprenez que si la critique enfle, c'est d'abord à cause du niveau de vie de votre famille, mais également du fait que vous êtes aux affaires depuis 1979, c'est-à-dire depuis 33 ans... 33 ans aux affaires, est-ce que c'est cela la démocratie ? Est-ce que vous avez l'impression que c'est parce que vous avez été fort qu'il n'y a pas eu d'opposition pour gagner les élections ?

- Il faut distinguer le problème de l'Etat et de la démocratie et le problème des biens, mais je crois qu'aujourd'hui tout le monde a besoin d'avoir le moyen de gagner de l'argent. En ce qui concerne l'Etat, nous avons la démocratie. Il y a régulièrement des élections présidentielles et c'est toujours mon parti qui gagne les élections...

- Peut-être parce que c'est le seul parti et qu'il a les moyens...
 
  - Les victoires de mon parti aux élections, c'est à cause de ce que nous faisons ici en Guinée équatoriale, grâce au travail du gouvernement, parce qu'en 30 ans, notre gouvernement a transformé le pays. La Guinée équatoriale était le pays le plus pauvre du continent, mais aujourd'hui il peut être classé troisième ou quatrième d’après ses recettes...

- On parle de 16 800 dollars par habitant, ce qui est tout-de-même important...

- Oui, oui, nous avons créé la richesse ici, en Guinée équatoriale. 

- N'est pas plutôt le pétrole qui a créé la richesse ?

- Oui, oui, le pétrole a créé la richesse. On parle de miracle et c'est exact, parce que grâce au pétrole on a pu transformer le pays. Selon une expression connue, on parle de la "malédiction" du pétrole, mais je suis contre cette expression, c'est une "bénédiction"...

- Mais, tout-à-l'heure, vous disiez qu'il y avait de la jalousie de la part de certains parce que vous vous êtes enrichis, n'est-ce pas cela le commencement de la malédiction du pétrole ?

- On ne peut parler de malédiction. La situation où se trouve aujourd'hui notre peuple, c'est un miracle, c'est une bénédiction...

- Est-ce à cause de cela qu'à un moment donné vous avez décidé de créer un Prix Unesco à votre nom pour récompenser la recherche scientifique, un prix qui a fait beaucoup de bruit avec un tel montant, 3 millions d'euros... Est-ce que vous n'auriez pas pu investir cette somme dans votre pays pour aider les plus pauvres ?

- Selon ma conception, la richesse, il faut la répartir entre tous, dans le monde, et non seulement en Guinée équatoriale, et c'est la raison pour laquelle, quand se pose un problème qui touche l'humanité, la Guinée équatoriale, avec ses revenus pétroliers, apporte sa contribution, comme lors du tremblement de terre d'Haïti, quand nous avons donné 2 millions de dollars, mais aussi 500 000 dollars lors de l'ouragan Katrina [2005], versés aux Etats-Unis, qui sont pourtant un pays riche, et 2 millions de dollars lors du tsunami au Japon...

- Mais ce qu'on vous reproche, M. le Président, c'est que vous donniez autant d'argent à l'extérieur, alors que votre population a des problèmes...

- Il y a des problèmes humanitaires. C'est pourquoi nous avions pensé aux maladies qui touchent la majorité des habitants du monde, particulièrement les Africains : le sida, la tuberculose, le paludisme, il faut trouver les remèdes pour sauver des vies humaines, c'est la raison d'être de ce prix... C'est un apport que je fais pour aider les scientifiques. (Source :
France 24)
 
 
 

OBIANG ET SA FAMILLE DANS LE COLIMATEUR DES BIENS MAL ACQUIS (Resumé)

 
 

France: La justice devrait émettre rapidement un mandat d’arrêt dans l’affaire de Guinée équatoriale

 Human Rights Watch 14/04/2012
Le fils du président Teodoro Obiang Nguema est poursuivi pour blanchiment d’argent
Le ministère français de la Justice devrait rapidement prendre des mesures pour émettre un mandat d’arrêt international contre le fils de Teodoro Obiang Nguema, le président de Guinée équatoriale, ont déclaré aujourd’hui EG Justice, Human Rights Watch et SHERPA. Le 11 avril 2012, des sources judiciaires ont confirmé qu’un procureur français avait souscrit à la requête de juges d’instructions d’émettre un mandat contre Teodoro Nguema Obiang Mangue (« Teodorín »), pour des allégations de blanchiment d’argent en rapport avec ses luxueuses acquisitions en France.


La prochaine étape, pour le ministère français de la Justice, devrait consister à diffuser le mandat à travers les bases de données européennes et internationales des services de police, dites Système d’information Schengen (SIS) et Interpol, pour permettre son arrestation.

Teodorín occupe les postes de ministre équato-guinéen de l’Agriculture et des Forêts, et de vice-président du parti au pouvoir. La plupart des observateurs s’attendent à ce qu’il succède à son père grâce aux révisions constitutionnelles que le gouvernement a réussi à faire passer en novembre. La Guinée équatoriale est un pays d’Afrique de l’Ouest riche en pétrole, où sévit la corruption de haut vol et où les taux de pauvreté élevés sont disproportionnés par rapport à la richesse nationale par habitant. Teodorín fait l’objet d’une enquête aux États-Unis et en France, où des juges d’instruction suspectent que c’est grâce au détournement des richesses naturelles du pays que le fils du président a acquis des biens.

« La corruption de haut niveau en Guinée équatoriale constituerait un coût énorme pour le peuple », a déclaré Tutu Alicante, directeur de EG Justice, un groupe basé aux États-Unis qui milite pour les droits humains et l’État de droit en Guinée équatoriale. « La France devrait contribuer à combattre la corruption et l’impunité en s’attaquant énergiquement au blanchiment d’argent ».


En février, la police française a perquisitionné un hôtel particulier utilisé par Teodorín à Paris, emportant dans au moins deux camions des objets de valeur pour un total estimé à plus de 40 millions d’euros – dont un bureau de 1,5 million d’euros ayant appartenu au roi Louis XIV, a-t-on rapporté. En septembre 2011, la police avait perquisitionné le même hôtel particulier et saisi au moins 11 voitures de sport haut-de-gamme appartenant à Teodorín.

La France a ouvert son enquête officielle suite à une plainte déposée par SHERPA, un groupe de défense des droits humains, et par Transparency International France, contre plusieurs leaders africains qui auraient utilisé des fonds publics pour acquérir des propriétés de luxe et des biens en France. Seulement deux semaines après la perquisition et la saisie de septembre, le président Obiang a nommé Teodorín délégué permanent adjoint auprès de l’UNESCO. Une coalition d’associations, dont EG Justice, Human Rights Watch et SHERPA, ont condamné cette initiative comme une tentative de lui octroyer l’immunité diplomatique face aux poursuites en France, au moment où l’enquête contre lui prend de l’ampleur.

« Il est inacceptable que les responsables politiques se servent d’une organisation internationale telle que l’UNESCO comme bouclier contre la justice », a déclaré William Bourdon, président de SHERPA. « Le ministère français des Affaires étrangères est la seule institution qui a le pouvoir d’arrêter cette nomination, et il devrait prendre des mesures pour la bloquer. »

_______________________________________________________________________________________

SHERPA a lancé une pétition en ligne appelant le ministère des Affaires étrangères à refuser à Teodorín le visa nécessaire pour prendre ses fonctions à l’UNESCO.


Dans une affaire séparée, le gouvernement des États-Unis a entrepris de saisir plus de 70 millions de dollars de biens appartenant à Teodorín, alléguant qu’ils avaient été acquis avec de l’argent obtenu par « extorsion et/ou malversation, vol, ou détournement de fonds publics ». La propension de Teodorín à faire des dépenses somptuaires dans divers pays contraste crument avec les dures réalités quotidiennes qu’endurent la majorité des gens en Guinée équatoriale. La plupart n’ont même pas accès de façon fiable à des services basiques comme l’eau potable, l’électricité et les soins de santé abordables. Récemment, les habitants de la capitale, Malabo, ont souffert d’une coupure d’eau due au délabrement du système de distribution de l’eau. Le président Obiang, qui est au pouvoir depuis 1979, un record mondial de longévité à la tête d’un État, dirige un gouvernement tirant de larges revenus du pétrole, ce qui en fait le pays le plus riche d’Afrique si on considère le PIB par habitant. Pourtant ce gouvernement dépense de l’argent en priorité dans les résidences de luxe, les palais présidentiels et autres projets coûteux, plutôt que de faire des dépenses sociales pour répondre aux besoins des citoyens normaux.

D’après le Rapport sur le développement humain 2011 des Nations Unies, la Guinée équatoriale est classée 136ème sur 187 pays dans l’Index de développement humain, malgré un PIB par habitant très élevé, de 31 779 dollars. Du coup la Guinée équatoriale a de loin l’écart le plus important entre le classement de ses richesses et sa note de développement humain. Les indicateurs sociaux de pauvreté du pays comprennent des taux élevés de mortalité infantile. Près d’un enfant sur huit meurt avant l’âge de 5 ans. Ceux qui critiquent le gouvernement sont durement réprimés. Un des médecins les plus éminents du pays, Dr. Wenceslao Mansogo Alo, a été injustement emprisonné le 9 février. On attend le verdict du procès qui a été monté contre lui pour des motifs politiques. En plus de diriger sa propre clinique de soins, Mansogo est un éminent défenseur des droits humains et un membre du principal parti d’opposition. Le président Obiang a défendu son fils lors d’une interview télévisée diffusée le 10 avril sur France 24, déclarant que sa fortune provenait d’entreprises et non de fonds publics. L’avocat de Teodorín en France a protesté contre l’émission d’un mandat international contre son client, la qualifiant de « parfaitement incompréhensible ».Le gouvernement équato-guinéen a menacé le gouvernement français de représailles contre ce qu’il appelle une tentative de « provoquer une déstabilisation interne » de la Guinée équatoriale. Le 9 avril, il a confirmé avoir expulsé un homme d’affaires français une semaine auparavant, alléguant dans un communiqué officiel que ce dernier avait causé « une alerte publique » en distribuant une notice, sur papier à en-tête de l’ambassade, comportant des informations destinées aux citoyens français vivant en Guinée équatoriale, avec des contacts téléphoniques et des lieux de refuge en cas de danger.


Le 30 mars, environ 2 000 Équato-guinéens se sont rassemblés devant l’ambassade de France à Malabo pour protester contre les poursuites visant Teodorín en France. Par la suite, le gouvernement de Guinée équatoriale a rapporté que des « centaines de milliers de personnes » avaient participé à des « manifestations pacifiques massives » à Malabo. La population totale du pays est d’environ 700 000 personnes. Par contre, en mars 2011, le gouvernement a refusé d’autoriser un parti d’opposition à manifester, et en novembre 2011, les forces de sécurité gouvernementales ont arrêté et détenu pendant trois jours un membre de l’opposition qui tentait d’organiser des rassemblements contre les révisions constitutionnelles proposées par le gouvernement.


« Répression et corruption vont souvent de pair », a déclaré Arvind Ganesan, directeur de la division Entreprises et droits humains à Human Rights Watch. « Voici le genre d’affaire qui devrait être poursuivi, afin d’envoyer un message : la communauté internationale ne laissera pas des responsables parcourir le monde afin de blanchir, pour leur propre bénéfice, le produit des richesses naturelles d’un pays. »

__________________________________________________

 LA JUSTICE FRANÇAISE LANCE UN MANDAT D'ARRET INTERNATIONAL CONTRE LE FILS DU PRESIDENT EQUATO-GUINEEN

 Par RFI

Le parquet de Paris a donné son feu vert, mercredi 11 avril 2012 au matin, à la délivrance d'un mandat d'arrêt international contre le fils du président de Guinée équatoriale. Teodorin Obiang est poursuivi pour détournement de fonds publics et blanchiment, dans le cadre de l'affaire des biens mal acquis. Un dossier instruit par les juges Roger Le Loire et René Grouman. Teodorin Obiang va bientôt avoir à ses trousses les polices du monde entier. Si l'on ignore où il se trouve, le ministre de l'Agriculture de Guinée équatoriale devra rapidement trouver refuge dans son pays s'il veut échapper à Interpol et aux juges d'instruction français. En février, les juges Le Loire et Grouman ont déjà perquisitionné son hôtel particulier, avenue Foch à Paris, saisissant de nombreuses voitures de luxe et des œuvres d'art, le tout pour une valeur estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros.

 

Ce mandat d'arrêt marque aujourd'hui un développement important dans cette enquête sensible. Si Teodorin Obiang est la première personne poursuivie, d'autres pourraient également connaître le même sort. Les familles d'Ali Bongo et de Denis Sassou Nguesso sont également visées par cette instruction. Guinée équatoriale, Gabon, Congo-Brazzaville : trois pays riches en pétrole, qui appartiennent tous à la sphère d'influence française, et qui jugent incompréhensible cette affaire des biens mal acquis.

 ______________________________________________

La Guinée équatoriale: la vie de nabab d'Obiang Junior

L'Express 06/04/2012, Par Anne Vidalie et Vincent Hugeux
Le fils aîné du président de Guinée équatoriale a accumulé propriétés somptueuses, voitures de luxe, et objets d'art. Paris et Washington le soupçonnent de détourner les fonds publics.

Maudits magistrats... Dans sa propriété de Malabo, face au golfe de Guinée, Teodoro Nguema Obiang Mangue, 42 ans, rumine sans doute ses mésaventures judiciaires en déambulant entre les statues de marbre de son patio. Car "Teodorin", alias "Son Excellence" ou "Prince", fils aîné du président de la Guinée équatoriale, est dans le collimateur de la justice international : en France et aux Etats-Unis, il est soupçonné de piller les richesses de sa patrie, petit émirat pétrolier et hispanophone, pour financer son train de vie de nabab.

A Los Angeles et à Washington, ses biens sont visés par deux procédures civiles ouvertes en octobre 2011. Objectif des autorités : mettre la main sur 70 millions de dollars d'actifs, dont 3 millions en objets ayant appartenu à Michael Jackson, "au profit des citoyens du pays auquel ils ont été soustraits". A Paris, les juges d'instruction Roger Le Loire et René Grouman ont sollicité le feu vert du parquet pour lancer un mandat d'arrêt international contre Obiang junior pour "blanchiment".

 

Il jette l'argent par les fenêtres


Teodorin donnerait cher pour renouer avec l'insouciance de sa vie d'avant. Sauter dans son jet privé pour rallier ses demeures de Paris, de Malibu (Californie), ou du Cap (Afrique du Sud). Faire ses emplettes chez Gucci, Dolce & Gabbana et Versace, ses marques fétiches. Courir les antiquaires ou les salles des ventes.


Le célibataire aux cheveux gominés a beau être un homme très occupé - il est ministre de l'Agriculture et des Forêts depuis 1998, vice-président du parti présidentiel, patron d'une demi-douzaine de sociétés et délégué adjoint de son pays auprès de l'Unesco -, il ne rate pas une occasion de jeter l'argent par les fenêtres.

________________________________________________________


Le jeune Obiang s'est livré très tôt à son passe-temps favori. Après sa scolarité à l'école des Roches, très chic pensionnat normand, il s'inscrit à l'université Paris-Dauphine. L'étudiant apprécie moins les études que les fêtes. Son cursus à la Pepperdine University de Malibu dure... cinq mois, en 1991. Le temps de dépenser 50 000 dollars dans les boutiques de Beverly Hills et au Beverly Wilshire, l'hôtel cinq étoiles où il occupe une suite.

Il débarque à la messe en hélicoptère

"Teodorin ? Un jeune arrogant et pourri de fric", tranche un diplomate familier des arcanes guinéens. Les fidèles réunis dans la cathédrale de Mikomeseng, le 3 août 2011, pour célébrer l'anniversaire de la prise du pouvoir par Obiang père, ne diront pas le contraire. Ce jour-là, la messe suit son cours depuis une heure et demie quand le fils débarque dans son hélicoptère, noyant l'édifice aux murs ajourés dans un nuage de poussière.
 Pourtant, sur le site Internet à sa gloire, Monsieur Fils n'est que modestie et vertu. "La politique est faite d'abord pour servir ses concitoyens", affirme-t-il. Et se servir au passage. A en croire les enquêteurs, l'intéressé prélève une "taxe révolutionnaire" sur les exportations de bois - la deuxième source de devises du pays après le pétrole - et touche une dîme sur les contrats signés avec des sociétés étrangères.  Au fil des ans, l'enfant gâté, adulé par sa mère, s'offre de luxueuses propriétés en Afrique du Sud et en Californie. Celle de Malibu, payée 30 millions de dollars, compte huit cheminées, autant de salles de bains et un golf de quatre trous. En décembre 2004, il jette son dévolu sur un hôtel particulier de six étages, avenue Foch, à Paris.

 
Une vingtaine de voitures dont une Rolls et une Lamborghini


Monsieur Fils a un faible pour la capitale française. Début 2005, il séjourne au Crillon, le palace de la Place de la Concorde, avec papa et maman, avant d'emmener ses géniteurs aux Bahamas, le temps d'une croisière à bord d'un yacht loué pour la modique somme de 800.000 euros. Autres repères favoris de Teodorin lors de ses fréquentes virées sur les bords de Seine: le Bristol (en décembre 2000, sa présence y est signalée par une Ferrari jaune citron) et le Plaza-Athénée. A la fin des années 1990, le personnel de l'établissement le surnommait Dodi al-Fayed, du nom du défunt amant de Lady Di, lui aussi héritier à l'abri du besoin. En ce temps-là, le client possédait déjà une vingtaine de voitures, dont une Rolls-Royce Barclays blanche et une Lamborghini jaune, toutes deux immatriculées en Suisse.

Car l'amateur d'escort girls - selon plusieurs témoins entendus aux Etats-Unis - collectionne les grosses cylindrées. En novembre 2009, les douanes françaises notent que "26 voitures de luxe et 6 motos", en provenance des Etats-Unis, sont réexpédiées par Teodoro Obiang vers la Guinée équatoriale. Dans le lot figurent 7 Ferrari, 5 Bentley et 4 Rolls-Royce. Rien n'est trop beau pour lui. Lorsqu'il fête son anniversaire à l'hôtel du 3-Août de Malabo, en 2009, il fait venir vins fins et pièce montée géante de Paris. Prenant ses quartiers d'automne à Hawaii, la même année, il emporte plusieurs de ses bolides et l'un de ses deux hors-bords Nor-Tech 5000. Mais la vie de nabab héréditaire ne va pas sans certains revers.
Le 7 décembre 2012, peu après l'inauguration de la basilique Notre-Dame-de-l'Immaculée-Conception de Mongomo, fief du clan Obiang, à l'extrême-est du pays, Teodorin est ainsi giflé en public, dans le hall du plus grand hôtel de la ville, par une jeune femme du cru qu'il importunait. La rebelle appartenant à l'aristocratie locale, son audacieux camouflet restera impuni...

Dans le collimateur de la justice américaine


Depuis plusieurs années, Teodorin est la cible, aux Etats-Unis, d'enquêtes pour blanchiment et corruption. Rendu public le 4 février 2010, un rapport du "Permanent Subcommittee on Investigations" du Sénat américain brosse un tableau implacable et détaillé de la kleptocratie équato-guinéenne. Les auteurs consacrent plus de 100 des 325 pages du document aux opérations financières réalisées par Obiang junior entre 2004 et 2008, par l'entremise de sociétés écrans et avec le concours d'une cohorte de courtiers, agents immobiliers et avocats. Ils estiment le montant total des transactions suspectes à 100 millions de dollars. Pas mal pour un ministre d'Etat à l'Agriculture et à la Pêche, dont le traitement mensuel ne dépasse pas 5000 dollars...

 
De ce côté de l'Atlantique, M. le Ministre, un temps pressenti pour succéder à son président de père, est dans le collimateur de Tracfin, la cellule française de lutte contre le blanchiment, qui pointe ses dépense, mois après mois : 2,7 millions d'euros d'antiquités en mars 2008 ; 18 millions pour l'acquisition de 109 lots lors de la vente de la collection Yves Saint Laurent en février 2009 ; 820 000 euros pour une montre Piaget en juillet 2011... "Mon client n'est pas un play-boy très sex and drugs and rock'n roll, proteste son avocat parisien, Me Emmanuel Marsigny. C'est un homme intelligent et travailleur. Il est ministre, mais aussi entrepreneur et chef d'entreprise, ce qui n'est pas incompatible en Guinée équatoriale, et ses sociétés réalisent des bénéfices. L'origine de sa fortune n'a donc rien de suspect."


Embarras à l'Elysée


Il est pourtant persona non grata à Paris. L'an dernier, le ministre français de l'Agriculture Bruno Le Maire invite ses homologues à Paris afin de préparer le G-20 de Cannes à la faveur d'une réunion programmée le 22 juin. Y compris Teodorin, dont le papa préside alors l'Union africaine. L'intéressé débarque à Paris le 21 dans la soirée, via Moscou et Rome, où il a accompagné son Président de père. Des journalistes, informés de sa venue, pilonnent l'Elysée : est-il judicieux d'accueillir un personnage à ce point mouillé dans le dossier des biens mal acquis ? Lourd malaise au Château. Un diplomate suggère donc au confident du chef d'Etat équato-guinéen, un architecte francophile d'origine libanaise, d'inviter celui-ci à ordonner à son fils de zapper l'étape parisienne. Le messager pressenti réagit tellement mal qu'André Parant, le conseiller Afrique de Nicolas Sarkozy, doit se résoudre à appeler Obiang Senior en pleine nuit, alors que le fiston a déjà posé ses bagages dans le "pied-à-terre" de l'avenue Foch. Sur ordre du père, Teodorin -furieux- et sa délégation quittent donc en catimini, et avant l'aube, le sol français.  Sur son site officiel, le quadragénaire se présente à ses 700 000 concitoyens, condamnés pour 70 % d'entre eux à survivre avec moins de 2 dollars par jour, comme un "homme de vision, de justice et d'égalité", "acharné au travail" et "humble". "Je n'ai pas peur des critiques, jure-t-il, car elles sont souvent salutaires pour ne pas dévier du chemin que l'on s'est tracé." Vraiment ?

 

MANDAT D’ARRET CONTRE TEODORIN NGUEMA: la justice ira-t-elle jusqu’au bout ?

Le Pays 13/04/2012
C’est à peine croyable ! Teodorin Obiang, fils du président de Guinée Equatoriale, et actuel ministre de l’Agriculture et de la forêt de son pays, est poursuivi en France pour détournement de fonds publics et blanchiment, dans le cadre de l’affaire des biens mal acquis. L’espoir est donc permis de voir un jour la justice triompher, car, ce qui vient de se passer constitue un vrai cas de jurisprudence. En effet, le parquet de Paris a donné son feu vert, le mercredi dernier, à la délivrance d’un mandat d’arrêt international contre le fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo himself. Ce mandat d’arrêt ne surprend pas, même si les proches clament que le fils du père Obiang n’a rien à se reprocher. Actuellement, l’on ignore où se trouve le ministre de l’Agriculture et des Forêts de Guinée Equatoriale. Etant donné l’existence de ce mandat, c’est à se demander s’il osera vraiment se présenter à nouveau en France.

En tout cas, il devra rapidement trouver refuge dans son pays s’il veut échapper à Interpol et aux juges d’instruction français. Sous peu en effet, Teodorin Obiang aura à ses trousses les polices du monde entier. Déjà, en février dernier, les juges français avaient perquisitionné son hôtel particulier, avenue Foch à Paris. A cette occasion, ils avaient saisi de nombreuses voitures de luxe et des œuvres d’art, le tout pour une valeur estimée à plusieurs dizaines de millions d’euros.

L’homme est donc connu pour ses frasques. Et l’extravagance qui le caractérise ne doit pas étonner. Son penchant pour le faste lui vient d’un milieu qui a toujours vécu dans l’ignorance de la misère des autres. C’est à peu de choses près le comportement type des familles de certains dirigeants africains imbus d’eux-mêmes. Certes, de manière générale, l’âge aidant, et l’usure du pouvoir faisant le reste, certains dirigeants se font beaucoup plus discrets dans leurs agissements. Par contre, leur progéniture, comme dans un rêve ou au cinéma, aiment à s’adonner à certaines futilités. Dans le cas de la Guinée Equatoriale, les choses évoluent comme si ce pays et toutes ses ressources sont une propriété du clan Nguéma au pouvoir depuis des décennies.


D’autres personnes pourraient également connaître le même sort, les familles d’Ali Bongo du Gabon et de Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville étant également visées par cette même instruction. Mais, l’affaire aura-t-elle une incidence réelle sur le comportement des gouvernants africains ? Rien n’est moins sûr ! Car, dans certains milieux, on trouve incompréhensible cette affaire des biens mal acquis. Il ne faut pas oublier que la Guinée Equatoriale, le Gabon et le Congo Brazzaville sont trois pays riches en pétrole. En outre, ils appartiennent tous à la sphère d’influence française. Par ailleurs, la justice demeure dans la plupart des républiques bananières africaines une justice aux ordres. L’impunité y a donc la vie dure. N’empêche que c’est un précédent fâcheux pour ceux d’en haut. Il va falloir désormais surveiller d’un peu plus près les frasques de cette progéniture qui a appris à jouir à outrance des ressources nationales. Elle prend toujours plaisir à vivre comme dans les contes, convaincue que le père et l’Etat forment une seule entité. Qui pourra donc contenir les appétits gargantuesques de ces enfants gâtés qui n’ont jamais eu de limites dans leurs excès ? Parviendra-t-on jamais à contenir les assauts répétés de ces « fils et filles à papa » contre la République, habitués qu’ils sont à confondre biens familiaux et deniers publics ? Résolument adeptes du « dépenser sans compter », ils se caractérisent par leurs appétits boulimiques, autant que par leurs agissements ostentatoires et leur arrogance.


C’est peu dire que d’affirmer que l’exemple vient d’en haut et tout autour. Tant qu’on œuvrera à le perpétuer, le processus de désagrégation de l’édifice national ne fera que s’intensifier et s’accélérer. Mais l’affaire constitue aussi un précédent heureux pour les autres. C’est en effet une demi-victoire pour les ONG et les défenseurs des droits de l’Homme qui traquent les auteurs des biens mal acquis.

Constamment mobilisés pour une gestion transparente des deniers publics, ils n’ont de cesse de dénoncer les comportements abusifs des gouvernants africains et leurs proches. Ce mandat d’arrêt est donc une sorte de baume, un encouragement à lutter davantage, même si ces ONG gagneraient en davantage de crédibilité, en dirigeant leurs radars sur des dirigeants d’autres continents, notamment l’Asie des princes arabes. Il ne faut point donc désespérer de voir l’appareil d’Etat débarrassé un jour de ces délinquants à col blanc. Ils n’ont aucune considération pour les peuples africains qui végètent dans la misère. Leur comportement révolte, car il encourage l’enrichissement illicite, l’indifférence et la paresse dans une Afrique qui a pourtant intérêt à redoubler d’effort et de vigilance pour rattraper son retard sur les autres. Aussi faut-il souhaiter que dans cette affaire, la justice française suive effectivement son cours, afin de donner l’exemple. Mais qu’il aurait été beau de voir des tribunaux du continent poser de tels actes !

______________________________________________________________


Mandat d'arrêt international : Le Parquet de Paris donne son feu vert...Obiang : "Mon fils est un homme d'affaires, il travaille, il a des biens, mais ils ne sont pas mal acquis..."

 Asso-fr-Ge, AFP - Béatrix BACONNIER ; cameroon-info.net, 11.04.2012
Le 4 avril dernier, le procureur de Paris François Molins a donné un avis favorable au mandat d'arrêt international demandé par les juges d'instruction Roger Le Loire et René Grouman, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

  Après ce feu vert du Parquet de Paris, c'est désormais au gouvernement français de se prononcer sur la suite à donner à l'encontre de Teodoro Nguema Obiang Mangue.


Le fils du président de la Guinée équatoriale, par ailleurs ministre d'Etat de l'Agriculture et des Forêts, est mis en cause dans l'enquête dite des "biens mal acquis" par les juges français qui le soupçonnent de blanchiment et de détournement de fonds publics étrangers.

Interrogé par l'AFP, mercredi en début d'après-midi, le ministère français de la Justice a déclaré ne pas avoir encore décidé de sa réponse; Or tant qu'il ne se prononce pas, la procédure est bloquée. Le mandat pourrait être diffusé par Interpol, sur les diligences du ministère de la Justice. On ignore dans l'immédiat si Teodorin Nguema Obiang Mangue se trouve en France ou à l'étranger.


 Après la saisie de 11 voitures de luxe, dont des Bugatti et des Ferrari, avenue Foch à Paris, en octobre 2011, et après la spectaculaire perquisition qui, en février dernier, a visé pendant dix jours un hôtel particulier parisien dans lequel ont été saisis 200 m3 de biens de valeur, Teodorin Nguema Obiang Mangue avait refusé de se présenter à un interrogatoire.
Dès lors, début mars, les juges d'instruction français ont entamé a procédure de lancement du mandat d'arrêt international, déclenchant la colère du gouvernement équato-guinéen et de vives tensions diplomatiques entre Malabo et Paris.


Auparavant propriété de la famille Obiang, l'immeuble appartient depuis octobre à l'Etat équato-guinéen et serait couvert par une immunité diplomatique, selon les avocats de Teodoro Nguema Obiang Mangue. Mais le Quai d'Orsay avait assuré, en février, que l'immeuble ciblé par les juges "relevait du droit commun".


Dès le lancement de la procédure de mandat d'arrêt, la Guinée équatoriale a adopté un ton très dur à l'égard de la France demandant à Paris de freiner les poursuites contre le fils du président. Malabo a menacé les entreprises françaises de rétorsion. Ce à quoi le chef de la diplomatie française avait répliqué que la justice de son pays travaillait "en toute indépendance".


Le 28 mars, un entrepreneur français, présent dans le pays depuis 10 ans, a été montré à la télévision nationale, accusé d'être l'auteur d'un prétendu complot ourdi par la France, puis expulsé dès le lendemain. Le 30 mars, le PDGE (parti présidentiel) organisait une manifestation de protestation devant l'ambassade de France.


Hier mardi, le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, est lui-même monté au créneau pour défendre son fils: « Il y a un contrôle strict des recettes du gouvernement... Nous avons des biens, mais ces biens ne sont pas mal acquis... Je refuse le nom de "biens mal acquis", car ce ne sont pas les pays occidentaux qui doivent qualifier les pays africains. Ce nom provient de la jalousie... », a-t-il affirmé dans un entretien enregistré à Bata et diffusé sur France 24 et RFI. « Mon fils est un homme d'affaires, il possède ses propres entreprises, il travaille (...) Il a une entreprise forestière, il a une entreprise qui fait des routes et travaille avec certaines sociétés étrangères. Il n'a pas pris d'argent... J'encourage ma famille à travailler avec les entreprises, afin de gagner de l'argent au lieu de s'appuyer sur des fonds de l'Etat », a déclaré le président Obiang, qui a ajouté : « Même moi, je ne peux pas toucher à l'argent de l'Etat... J'ai des des entreprises dont je suis le président, et d'autres dans lesquelles je suis un actionnaire, mais je ne peux pas travailler avec de l'argent public... »


Quant aux acquisitions faites par la famille, elles « l'ont toujours été dans la plus parfaite transparence vis-à-vis des autorités bancaires et fiscales françaises puisque réalisées à partir de comptes bancaires personnels ou de sociétés de droit privé dont il est actionnaire alimentées par des activités économiques parfaitement légales », a soutenu l'avocat de Teodorin Obiang, Me Emmanuel Marsigny.


Aujourd'hui, Me Olivier Pardo, un autre avocat du ministre équato-guinéen, a déclaré à Reuters qu'il jugeait le mandat d'arrêt "totalement incompréhensible", étant donné que le gouvernement de Malabo avait auparavant refusé l'audition de Teodorin Obiang. « On voudrait perturber les relations entre les deux pays qu'on ne s'y prendrait pas autrement », a-t-il ajouté


 Les conseils du fils de M. Obiang invoquent aussi l'immunité diplomatique de leur client, nommé délégué permanent adjoint de Guinée équatoriale auprès de l'Unesco fin 2011, peu après la saisie de ses voitures, près de l'hôtel particulier de l'avenue Foch, à Paris.  Mais l'intéressé n'avait depuis entrepris aucune démarche auprès de l'agence de l'ONU pour obtenir son titre de séjour en France, selon une source à l'Unesco.
S'il est délivré, le passeport diplomatique lui conférerait une protection au plan international, même s'il n'est pas certain que la justice française en reconnaisse la validité pour des faits antérieurs à son obtention.

 

Plusieurs ONG, dont la branche française de Transparency International, initiatrice de la plainte ayant déclenché l'enquête sur les "biens mal acquis", ont demandé au gouvernement français de ne pas reconnaître le statut diplomatique du fils du président Obiang.

 

BIENS MAL ACQUIS : DES ARETES EN TRAVERS DE LA GORGE


Il se trouve comme une épée de Damoclès désormais suspendue au-dessus de la tête du rejeton du président équato-guinéen. On se rappelle la très spectaculaire perquisition que mena la police française, le 14 février 2012, au domicile de Teodoro N’Guema, située sur la très chic avenue Foch de la capitale française.


Les juges qui en avaient fait la demande, de toute évidence, n’auront pas désarmé. Ils viennent d’obtenir du Parquet de Paris quitus pour le lancement d’un mandat d’arrêt international contre celui qu’ils accusent de pillage de fonds publics et de blanchiment de ceux-là en France. Ce prérequis juridique désormais acquis, il revient au ministère français de la Justice de se prononcer ; à supposer que ce dernier choisisse d’aller dans le sens des juges, la procédure de lancement du mandat d’arrêt pourra alors s’enclencher.

 

Le fera-t-il ? il faudra sans doute attendre pour le savoir ; mais, d’ores et déjà, on peut penser que le trésor d’Ali Baba retrouvé au domicile de Théodoro peut peser sur la décision à prendre ; tout comme l’opiniâtreté des ONG à l’origine de la plainte, déjà en décembre 2010. Transparency International et ses acolytes n’entendent pas baisser la garde au moindre hic dans cette affaire, où devront se mêler politique et diplomatie. Et pourtant, des écueils, il devrait s’en trouver, pour entraver la marche de la justice dans une affaire qui irrite au plus haut point les autorités politiques de Malabo.

 

On le devine, papa Obiang ne lâchera pas son héritier ; pour preuve, primo, pour la défense de Theodoro, il a affirmé que la famille possède naturellement des biens, mais qu’il ne s’agit pas de biens mal acquis ; dont acte ; dans la foulée, il a menacé de rétorsion les entreprises françaises présentes en Guinée Equatoriale ; secundo, Obiang junior, depuis fin 2011, occupe le prestigieux poste de délégué permanent de son pays auprès de l’UNESCO, dont le siège est à Paris. Il se profile une grosse querelle juridique dont le nœud gordien sera sans doute la question de l’immunité diplomatique du fils N’Guema.


Reste à savoir à qui le tour après lui. L’enquête des limiers français a été suscitée par une plainte d’ONG qui visait non seulement Theodoro, mais aussi des responsables politiques du Gabon et du Congo-Brazzaville ; tous se trouvent dans le collimateur des juges, mais il y a fort à parier qu’ils n’entendent pas se laisser mener avec la docilité d’un mouton de sacrifice ; autant dire que l’affaire des biens mal acquis promet de prochains épisodes houleux et sans doute pleins de croustillantes péripéties
. (Sources:Par Jean Claude Kongo, L'Observateur Paalga, 13/04/2012)

 __________________________________________________

NOUVEAU PAS FRANCHI VERS UN MANDAT D'ARRET CONTRE LE FILS OBIANG EN FRANCE
17:13 - 11/04/12  PARIS (AFP)

Le gouvernement français doit désormais donner son feu vert, après celui du parquet de Paris, pour le lancement d'un mandat d'arrêt international contre le fils du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema dans l'enquête dite des biens mal acquis de chefs d'Etat africains.

Le parquet de Paris a donné le 4 avril un avis favorable à ce mandat d'arrêt, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Cet accord était nécessaire au lancement de la procédure de mandat d'arrêt entamée par les juges français chargés de l'enquête et qui soupçonnent Teodoro (dit Teodorin) Nguema Obiang Mangue de blanchiment de détournement de fonds publics étrangers. Il revient à présent au ministère français de la Justice de se prononcer. Interrogé par l'AFP, il n'avait pas encore décidé de sa réponse mercredi en début d'après-midi. Or tant qu'il ne se prononce pas, la procédure est bloquée.

Les juges d'instruction français ont entamé début mars la procédure de lancement du mandat d'arrêt contre Teodorin Obiang qui ne s'était pas présenté à un interrogatoire. Le gouvernement équato-guinéen avait refusé que M. Obiang dépose devant les juges en signe de protestation après la spectaculaire perquisition qui a visé pendant dix jours en février un hôtel particulier parisien dans lequel ont été saisis 200 m3 de biens de valeur. Auparavant propriété de la famille Obiang, l'immeuble appartient depuis octobre à l'Etat équato-guinéen et est couvert par une immunité diplomatique, selon les avocats de M. Obiang. Mais le Quai d'Orsay avait assuré, en février, que l'immeuble ciblé par les juges "relevait du droit commun". Lors d'une première perquisition, en septembre 2011, la justice avait saisi onze voitures de luxe du fils du président.

Cette procédure contre le fils Obiang entre dans le cadre de l'enquête sur les biens mal acquis que conduisent depuis décembre 2010 deux juges français et qui concerne les conditions dans lesquelles les chefs d'Etat Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema et le défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba, ainsi qu'une partie de le leurs entourages, ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France. Dès le lancement de la procédure de mandat d'arrêt, la Guinée équatoriale a adopté un ton très dur à l'égard de la France demandant à Paris de freiner les poursuites contre le fils du président équato-guinéen qui est également son ministre de l'Agriculture. Malabo a menacé les entreprises françaises de rétorsion. Ce à quoi le chef de la diplomatie française avait répliqué que la justice de son pays travaillait "en toute indépendance".

Mardi, le président équato-guinéen est lui-même monté au créneau pour défendre son fils: "Nous avons des biens, mais ces biens ne sont pas mal acquis", a-t-il affirmé dans un entretien diffusé sur France24 et RFI. Quant aux acquisitions faites par la famille, elles "l'ont toujours été dans la plus parfaite transparence vis-à-vis des autorités bancaires et fiscales françaises puisque réalisées à partir de comptes bancaires personnels ou de sociétés de droit privé dont il est actionnaire alimentées par des activités économiques parfaitement légales", a soutenu l'avocat de Teodorin Obiang, Me Emmanuel Marsigny. Plusieurs ONG, dont la branche française de Transparency International, auteure de la plainte ayant déclenché l'enquête sur les biens mal acquis, ont demandé au gouvernement français de ne pas reconnaître le statut diplomatique du fils du président.Les conseils du fils de M. Obiang invoquent aussi en effet l'immunité diplomatique de leur client, nommé délégué permanent adjoint de Guinée équatoriale auprès de l'Unesco fin 2011 peu après une première perquisition dans l'hôtel particulier de Paris.

Mais l'intéressé n'avait depuis entrepris aucune démarche auprès de l'agence de l'ONU pour obtenir son titre de séjour en France, selon une source à l'Unesco.

___________________________________________________________________ 

MANDAT D'ARRET CONTRE LE FILS DU PRESIDENT DE GUINEE EQUATORIALE

Le Nouvel Observateur 11/04/2012, PARIS (Reuters) , Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

Le feu vert donné par le parquet de Paris à la délivrance d'un mandat d'arrêt international pour "blanchiment" contre le fils du président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang, relance la procédure judiciaire sur les "biens mal acquis" africains.
Le procureur de Paris François Molins a donné le 4 avril un avis favorable à ce mandat demandé par les juges d'instruction Roger Le Loire et René Grouman, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.


Les juges peuvent désormais lancer les polices du monde entier aux trousses du dignitaire équato-guinéen, qui est ministre de l'Agriculture dans son pays. Les juges soupçonnent un pillage des fonds publics de son pays et leur blanchiment en France. Le mandat est normalement diffusé par Interpol, sur les diligences du ministère de la Justice. On ignore dans l'immédiat si Teodorin Obiang se trouve en France ou à l'étranger. Teodorin Obiang étant la première personne poursuivie, c'est le développement le plus marquant à ce jour de cette information judiciaire sans précédent pour "recel de détournement de fonds publics", validée par la Cour de cassation en 2010 contre l'avis du parquet.

Lors d'une perquisition de deux semaines en février dans un immeuble appartenant à la Guinée équatoriale, avenue Foch à Paris, les magistrats français ont saisi des œuvres d'art, du mobilier ancien, des vins fins et autres objets précieux d'une valeur globale estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros.


Ils avaient auparavant, fin 2011, saisi de nombreuses voitures de luxe au même endroit, dont des Bugatti et des Ferrari. Teodorin Obiang est visé par des procédures similaires aux Etats-Unis où il possède des richesses similaires, évalués à plusieurs dizaines de millions de dollars.

AUTRES PAYS VISÉS


L'enquête est susceptible de se développer bien au-delà du cas équato-guinéen, puisqu'elle vise aussi les familles d'Ali Bongo (Gabon) et de Denis Sassou N'Guesso (Congo-Brazzaville), qui possèdent respectivement à Paris 39 et 24 propriétés immobilières de luxe, et environ 200 comptes bancaires au total. Ces pays, riches en pétrole et en ressources naturelles mais dont le niveau de vie de la population est très faible, sont stratégiques pour l'influence française en Afrique.


Le gouvernement de Guinée équatoriale, pays producteur de pétrole, avait vivement condamné par avance la décision de la justice française de réclamer l'arrestation et évoqué d'éventuelles représailles. "Si la France veut une rupture unilatérale des relations avec la Guinée équatoriale, elle devrait le dire clairement", soulignait-il dans un communiqué en soulignant que les entreprises françaises opérant en Guinée équatoriale risqueraient de subir "les conséquences néfastes" de la décision de justice.


L'avocat de ce pays, Me Olivier Pardo a dit à Reuters mercredi qu'il jugeait le mandat d'arrêt "totalement incompréhensible", étant donné que le gouvernement de Malabo avait auparavant refusé l'audition de Teodorin Obiang.

"On voudrait perturber les relations entre les deux pays qu'on ne s'y prendrait pas autrement", a-t-il dit.


Le président équato-guinéen Teodoro Obiang a défendu son fils dans un entretien à France 24 en début de semaine.


"Je refuse le nom de 'biens mal acquis' car ce ne sont pas les pays occidentaux qui doivent qualifier les pays africains. Ce nom vient de la jalousie", a-t-il dit.


"Mon fils est entrepreneur, il travaille (...) Il a une entreprise forestière, il a une entreprise qui fait des routes et travaille avec certaines sociétés étrangères. Il n'a pas pris d'argent", a-t-il ajouté.

La Guinée équatoriale a entamé des démarches fin 2011 pour doter Teodorin Obiang d'un statut de diplomate à l'Unesco, agence de l'Onu chargé de l'éducation, la science et la culture.

S'il est délivré, le passeport diplomatique lui conférerait une protection au plan international, même s'il n'est pas certain que la justice française en reconnaisse la validité pour des faits antérieurs à son obtention.

 

LA KLEPTOCRATIE :UNE STRATEGIE POUR GARDER LEURS ETATS DANS LA PAUVRETE ET LA MISERE

 

LA CLEPTOCRACIA :UNA ESTRATEGIA PARA IMPONER  LA POBREZA Y MISERIA A SUS ESTADOS

  Plus de 76,8% de la population équato-guinéenne sont plongées dans la pauvreté et la misère. Où va donc l'argent du pétrole avec un taux de croissance avec deux chiffres sans développement social?   El 76,8% de ecuatoguineanos son pobres segun el Informe de Guinea Ecuatorial 2020
 

Survie Paris et le CCFD Paris (http://ccfd.cd75.free.fr/) vous invitent à assister à un débat sur les biens mal acquis le lundi 12 décembre 2011 à l'occasion de la sortie en librairie du livre de Xavier Harel et Thomas Hofnung intitulé :

Le scandale des biens mal acquis, Enquête sur les milliards volés de la Françafrique (http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/
index-Le_scandale_des_biens_mal_acquis-9782707164872.html
).
Les participants seront Xavier Harel, Antoine Dulin et Jean Merckaert : auteurs du rapport du CCFD sur les biens mal acquis (
http://ccfd-terresolidaire.org/BMA/), Benjamin Moutsila de la Fédération des Congolais de la diaspora (http://www.fcd-diaspora.org/) et Maud Perdriel-Vaissière de l'association Sherpa (http://www.asso-sherpa.org/)

 

XAVER HAREL/THOMAS HOFNUNG

 


EL ESCANDALO DE BIENES MAL ADQUIRIDOS
 

Encuesta sobre los billones robados de Françafrique

 


 

Survie Paris y CCFD Paris (http://ccfd.cd75.free.fr/) les invitan a asistir en un debate sobre los Bienes mal adquiridos  que tendra lugar el dia 12 de Diciembre de 2011. Se trata de la presentacion en las librerias del Libro de   Xavier Harel y Thomas Hofnung que lleva el Titulo de:

"EL ESCANDALO DE BIENES MAL ADQUIRIDOS"
Encuesta sobre los billones robados de Françafrique
 (
http://www.editionsladecouverte.fr/
catalogue/index Le_scandale_des_
biens_mal_acquis-9782707164872.html
)

 

L'étude du profil de la pauvreté en Guinée Equatoriale, enquête réalisée pendant l'année 2006 sur tout le territoire national, pour diagnostiquer la situation sur les conditions de vie des populations par rapport au Plan National de Développement Economique et Social. Ce rapport révèle l'existence d'environ 76,8% de la population qui vit dans les conditions de pauvreté dues fondamentalement à la précarité des emplois et en grand nombre des chômeurs qui vivent en zone rurale.(Sources: ONU, gouvernement équato-guinéen)

  Guinea Ecuatorial es un país que ha experimentado un fuerte incremento económico en el transcurso de los últimos años. Hasta 2007, periodo cubierto por el estudio sobre el perfil de la pobreza del país, este incremento no había conseguido reducir la pobreza en las dimensiones monetarias y no monetarias (acceso a los servicios sociales de base). De hecho, el perfil de pobreza publicado en 2007 muestra que la población viviendo bajo el umbral de pobreza es de un 76,8%, un índice de pobreza superior a la media en África que es de un 50%. Este nivel elevadísimo ha sido determinado a partir de un techo de pobreza de 1.020 F CFA (aprox. 2 $ USA) por día y por habitante retenido por la encuesta de hogares obtenidos en 2006 por el Ministerio de Planificación, Desarrollo Económico e Inversiones Públicas.(Fuentes:ONU, gobierno de Guinea Ecuatorial)

Thomas Hofnung  signe : "Le scandale des biens mal acquis"

Le journaliste français revient sur la saisie des voitures de luxe de Teodoro Nguema Obiang Mangue...

  20.11.2011 - Ce matin, sur les ondes d’ « Europe 1 », dans l’émission de Dominique Souchier : « C’est arrivé demain », Thomas Hofnung, journaliste français à « Libération », a présenté son dernier livre : « Le scandale des biens mal acquis : Enquête sur les milliards volés de la Françafrique ».

Dominique Souchier : Alors, le scandale des Biens mal acquis, qu’est-ce que c’est ? Qui est visé ?

Thomas Hofman : Ce sont des dirigeants  africains très proches de la France et qui depuis des années sont soupçonnés de détourner des fonds publics pour acheter des biens immobiliers à Paris, sur la Côte d’Azur, également des voitures de luxe, et qui ont des comptes bancaires en France, en pagaille…

DS : Quels chefs d’Etats principalement ?

TH : Alors, c’était d’abord Omar Bongo, président du Gabon, décédé en 2009, et qui a été remplacé par son fils, Ali Bongo ; le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso ; puis un dirigeant moins connu, mais pas moins intéressant, Teodoro Obiang Nguema qui est le président de la Guinée équatoriale.

DS : Alors, ce qui est intéressant, c’est que la justice française s’est saisi de cette affaire-là et qu’elle instruit vraiment, et dans votre livre vous racontez comment, à la suite de quel combat judiciaire, mené notamment par des associations : Sherpa, Transparency International, avec un avocat, William Bourdon, et avec une décision finale de la Cour de cassation qui a déclaré compétents les tribunaux à juger cette affaire. Et là, vous dites que c’est un véritable « big bang » judiciaire…

TH : Oui, c’est une première que la Cour de cassation autorise une association du type de Transparency International à se porter partie civile... C’est une première et cela ouvre de grandes perspectives pour d’autres associations de ce type dans d’autres affaires de corruption. Cette procédure, si vous voulez, c’est comme un accident de l’histoire : L’affaire s’est ouverte presque en catimini sous la forme d’une enquête préliminaire, au moment même où Nicolas Sarkozy arrivait à l’Elysée…

DS : Là, les policiers ont vraiment travaillé, hein, ils ont fait du très bon travail, ils ont découvert des choses…

TH : Oui, ils ont fait leur travail, puis le Parquet et la Chancellerie, sans doute en se rendant compte des dégâts diplomatiques que pouvait faire une telle affaire, a voulu la classer sans suite, mais cela a rebondi, et de péripétie en péripétie, le dossier est parvenu devant la Cour de cassation qui, en novembre 2010, a jugé recevable la plainte des ONG et qui a autorisé la poursuite de cette enquête. Nous n’en sommes qu’au début et nous allons certainement vers d’autres révélations…  et, au final, peut-être un scandale du type « Elf ».

DS : Le 28 septembre dernier, c’est donc tout récent, pouvez-vous raconter ce que les policiers ont découvert quand ils sont entrés au 42 avenue Foch…

TH : Mercredi 28 septembre, à 8 heures 30, cinq policiers en civil, rejoints rapidement par une quinzaine de leurs collègues en tenue, ont débarqué au numéro 42 de la prestigieuse avenue Foch dans le seizième arrondissement de Paris. Ce bien immobilier était passé un peu inaperçu aux yeux des policiers lors de leur enquête préliminaire. Avec ses 6 000 mètres carrés dans le quartier le plus cher de Paris, c'est une propriété qui défie l’imagination…

DS : Et qui appartient à qui ?

TH : Qui appartient à la famille Obiang…

DS : Et dans la cour de l’immeuble particulier, qu’y avait-il ?

TH : Une collection de voitures de luxe. Toute la journée, les policiers ont photographié, noté les numéros de châssis, fouillé les véhicules de fond en comble. Cela a pris du temps : ils ont saisi onze véhicules avenue Foch et cinq autres avenue Victor Hugo, à deux pas de là. Et quels véhicules ! Des Bentley, Aston Martin, Maserati, Porsche Carrera, Mercedes Maybach, Ferrari, une Bugatti Veyron, une des voitures les plus chères au monde, peut-être la plus chère…

DS : Un million d’euros, elle fait du 400 km/h…

TH : Les policiers ont donc saisi toutes ces voitures, les ont fait monter sur un camion à plateaux en prenant de grandes précautions vue la v
aleur de ces voitures…
 
 

Septembre 2011- Avenue Foch - La police française embarque une Maserati de
Teodoro Nguema Obiang Mangue

Eté 2006 - Saint-Tropez (Côte d'Azur, France)  : Teodoro Nguema Obiang Mangue au volant de sa Maserati

 
  DS : Et à qui appartenaient-elles ?

TH : Au fils Obiang, qui vient de temps en temps à Paris en jet privé. Qui n’y reste que quelques jours, ce qui veut dire que ce luxueux immeuble particulier, cette immense propriété de l’avenue Foch, est la plupart du temps inhabitée.

DS : Merci Thomas Hofnung. Votre ouvrage « Le scandale des biens mal acquis », que vous cosignez avec Xavier Harel, sera publié cette semaine aux Editions « La Découverte »… (Source : Europe 1)
 

Guinée équatoriale: Nommé diplomate, il est suspecé d'avoir des «biens mal acquis»

  (20 minutes 28/10/2011)

La Guinée équatoriale va nommer le fils de son président Teodoro Obiang diplomate à l'Unesco, un homme visé par une plainte dans l'enquête pour «détournement de fonds publics» visant des richesses détenues en France par plusieurs dignitaires africains.

Cette nomination est annoncée sur le site officiel du gouvernement, qui précise que Teodoro Nguema Obiang Mangue conservera ses fonctions actuelles de ministre de l'Agriculture et des Forêts quand il deviendra délégué permanent adjoint à l'Unesco, agence de l'Onu chargée de l'éducation, de la science et de la culture.

L'Unesco n'a pas encore eu de notification officielle, dit une porte-parole à Paris. Cette décision, matérialisée dans un décret équato-guinéen du 13 octobre, est intervenue une semaine après le dépôt par l'ONG anti-corruption Transparency d'une nouvelle plainte dans l'affaire dite des «biens mal acquis»

Transparency vise des faits apparus dans une note des Douanes de mars 2011 selon laquelle le fils du président équato-guinéen a affrété en 2009 un avion ayant fait escale en France avec à son bord 26 voitures de luxe (dont sept Ferrari et cinq Bentley).

Voitures de luxe
Certaines de ces voitures ont été saisies par la justice à Paris fin septembre. Tracfin, la cellule anti-blanchiment du ministère de l'Economie, a par ailleurs informé la justice que Teodoro Obiang fils a dépensé 18 millions d'euros lors de la vente aux enchères de la collection d'Yves Saint-Laurent et de Pierre Bergé en mars 2009.

Transparency contourne par cette plainte l'opposition du parquet de Paris, lié statutairement à l'exécutif, à des poursuites sur ces faits. Après quelques semaines de procédure, le juge d'instruction Roger Le Loire aura la possibilité de se déclarer compétent et d'enquêter contre l'avis du procureur.

La question juridique d'un possible interrogatoire de Teodoro Obiang fils se posera même s'il dispose d'un passeport de l'Unesco. En effet, si ce passeport lui confère une immunité diplomatique, elle ne vaut que pour les faits postérieurs à la délivrance du document, selon la jurisprudence française.

Dans l'affaire des ventes d'armes à l'Angola, le passeport diplomatique de l'Unesco fourni au vendeur d'armes Pierre Falcone en 2003 n'a ainsi pas empêché la justice française de le condamner et de l'envoyer en prison plus de deux ans.

Plainte de Transparency recevable
Sans précédent en Europe, la procédure conduite par le juge Le Loire vise les biens détenus en France par les familles des chefs d'Etats Ali Bongo (Gabon), Denis Sassou N'Guesso (Congo-Brazzavile) et Teodoro Obiang (Guinée équatoriale), suspectés d'avoir dérobé l'argent public.

Contre l'avis du parquet, la Cour de cassation, plus haute juridiction française a jugé en 2009 la plainte de Transparency recevable, ce qui suscite des incidents diplomatiques avec les régimes de pays producteurs de pétrole, stratégiques pour Total et la diplomatie française en Afrique.

Une première enquête en 2007 avait recensé 39 propriétés immobilières de luxe et 70 comptes bancaires détenus par la famille Bongo et ses proches, 24 propriétés et 112 comptes bancaires pour la famille Sassou N'Guesso, ainsi que des limousines de luxe achetées par la famille Obiang. Le juge Le Loire a fait depuis d'autres découvertes.

© Copyright 20 minutes

Visiter le site de: 20 minutes

 

El Gobierno de EEUU abre un proceso contra 'Teodorín' por lavado de fondos procedentes de la corrupción

 

27 de octubre de 2011

El fiscal adjunto denuncia que, "mientras su pueblo luchaba para sobrevivir, él vivía a lo grande" gracias a riquezas de origen ilegal

   MADRID, 27 (EUROPA PRESS)- El Departamento de Justicia norteamericano ha abierto un proceso civil en relación con el patrimonio que posee el ministro de Agricultura y Bosques de Guinea Ecuatorial, Teodoro Nguema Obiang Mangué (popularmente conocido como 'Teodorín'), en el estado de California y en el distrito de Columbia, por considerar que estos bienes proceden de fondos de origen corrupto, obtenidos mediante "el robo, la extorsión y la malversación de recursos naturales" y que han sido "lavados en Estados Unidos".

   En un comunicado del Departamento de Justicia, el fiscal general adjunto y jefe de la división criminal, Lanny A. Breuer, informó este pasado martes de que el Gobierno norteamericano ha presentado una demanda civil con el objetivo de requisar 70,8 millones de dólares (50,5 millones de euros) en bienes muebles e inmuebles que "proceden de delitos de corrupción en el extranjero y fueron lavados en Estados Unidos".

   Los bienes valorados en 70,8 millones se encuentran todos en el centro de California. Aparte, se ha presentado "otra demanda civil" por bienes en el distrito de Columbia, en el que se encuentra la capital de Estados Unidos, Washington DC.

   Según estas denuncias, Teodoro Nguema Obiang Mangué --primogénito y previsible sucesor del presidente Teodoro Obiang Nguema-- "hizo uso de su posición y de sus influencias como ministro del Gobierno de Guinea Ecuatorial para proceder de forma criminal a través de la corrupción y del lavado de dinero, violando con ello tanto las leyes de Guinea Ecuatorial como las de Estados Unidos", prosigue el comunicado, publicado en la página de Internet del Departamento de Justicia.

   "Con un modesto salario del Gobierno (que se cifra en menos de 100.000 dólares anuales, 70.000 euros), el ministro Nguema amasó riquezas por valor de alrededor de cien millones de dólares (unos 70 millones de euros)", declaró el propio Breuer, citado en el comunicado. "Mientras su pueblo luchaba para sobrevivir, él vivía a lo grande, comprándose un 'jet' Gulfstream, una mansión en Malibú y bienes personales de Michael Jackson valorados en cerca de dos millones de dólares", prosiguió.

   "Considerando que estas extravagancias proceden de la corrupción en el extranjero con bienes del Estado, el Departamento de Justicia intentará confiscar estos fondos mediante una serie de demandas coordinadas", explicó el fiscal adjunto. El objetivo, según el comunicado, es "recuperar los fondos robados en beneficio del pueblo del país del que fueron extraídos".

   "Con nuestra iniciativa contra la cleptocracia, enviamos un mensaje fuerte y claro: Estados Unidos no va a ser un refugio para las riquezas mal adquiridas de los dirigentes corruptos del mundo", aseveró Breuer.

ROBO, EXTORSIÓN Y MALVERSACIÓN

   La investigación fue iniciada por la división de inmigración y aduanas (ICE) del Departamento de Seguridad Interior con el objetivo de identificar los bienes que posee 'Teodorín' en Estados Unidos, "después de sospechar que ha obtenido sus riquezas mediante actividades ilícitas, como la apropiación de fondos públicos, robo, extorsión y malversación de recursos naturales del país", declaró el director de ICE, John Morton, citado en el comunicado del Departamento de Justicia.

   Esta nueva investigación sobre las cuentas de 'Teodorín' sucede a la iniciada en 2007 por el propio Departamento de Justicia norteamericano por "conducta supuestamente criminal", concretamente por la presunta transferencia ilegal de fondos y por presunto blanqueo de capitales procedentes de la extorsión, los sobornos y el desvío de fondos públicos.

   Según la revista 'Foreign Policy', que difundió el pasado 13 de octubre las primeras informaciones sobre esta investigación, la actuación del Departamento de Justicia hará que le sea extremadamente difícil a 'Teodorín' vender cualquiera de estos bienes, salvo los que haya conseguido trasladar a Guinea Ecuatorial.

   Algunas fuentes han asegurado a la revista que 'Teodorín' seguramente ya ha vendido en el extranjero los automóviles deportivos y que el 'jet' privado probablemente tampoco siga en Estados Unidos. Las mismas fuentes judiciales no han podido determinar cuáles serían los cargos a que se enfrentaría el ministro ecuatoguineano en relación con esta investigación.

   La organización de Derechos Humanos estadounidense Human Rights Watch (HRW) precisó la semana pasada que la acción legal del Departamento de Justicia se centra en la empresa Sweetwater Malibu LCC, perteneciente al ministro ecuatoguineano, y a ciertas propiedades de esta compañía, concretamente una mansión en Malibú valorada en 30 millones de dólares (22 millones de euros), un 'jet' privado adquirido por 38,5 millones (28 millones), siete automóviles de lujo valorados en casi tres millones de dólares (dos millones de euros) y varios bienes personales de Michael Jackson, entre ellos uno de sus célebres guantes recubiertos de piedras preciosas.

   HRW ha recordado también que 'Teodorín' ya se enfrenta a otras investigaciones en Francia y España por el presunto desvío de millones de dólares procedentes del erario público para adquirir propiedades en ambos países (en el caso español, en las Islas Canarias).

   En los últimos tiempos, Teodoro Nguema Obiang Mangue ha acumulado importantes e importantes cargos que han reforzado su imagen como posible sucesor de su padre. Aparte de ministro, forma parte de la vicepresidencia del PDGE y es el presidente de las juventudes del partido desde julio del año pasado, pese a haber cumplido ya los 40 años de edad.

   Asimismo, fue ascendido al rango de teniente coronel del Ejército por su propio padre en octubre de 2010 y a lo largo del actual mes de octubre ha sido nombrado delegado permanente adjunto de su país ante la Organización de Naciones Unidas para la Educación, la Ciencia y la Cultura (UNESCO) y director de la campaña del Partido Democrático de Guinea Ecuatorial (PDGE) para el referéndum de reforma constitucional, convocado para el próximo 13 de noviembre.

Editado y distribuido por ASODEGUE
 

 

Abren proceso a Teodorin en Estados Unidos

 

   Los Ángeles (EE.UU.), 25 oct (EFE).- El Departamento de Justicia de EE.UU. inició hoy un procedimiento para requisar la fortuna en suelo estadounidense de un hijo del presidente de Guinea Ecuatorial, Teodoro Obiang, por considerar que es fruto del lavado de dinero y corruptelas.

   En un comunicado, el Departamento de Justicia detalló que el proceso fue abierto en los tribunales de California y el Distrito de Columbia.

   Según las autoridades, Teodoro Obiang Nguema Mangue, conocido popularmente en su país como "Teodorín", contaría con un patrimonio superior a 100 millones de dólares, si bien la operación en su contra se centraría en recuperar activos por 70,8 millones de dólares en EE.UU.

 
 

Entre esos bienes se encuentran una mansión en Malibú, en la costa californiana, un avión privado, un Ferrari 2011 y objetos que pertenecieron a Michael Jackson valorados en 1,8 millones de dólares.

   El hijo de Teodoro Obiang estaba siendo investigado por organismos federales desde hacía años, según revelaron los informes internos fechados en 2007 y filtrados en 2009 por el diario The New York Times, en los que el Gobierno norteamericano se mostraba convencido del enriquecimiento ilícito de "Teodorín".

   En el caso civil abierto hoy en los tribunales de California y el Distrito de Columbia se asegura que el hijo del mandatario africano usó su posición como ministro de Agricultura de Guinea Ecuatorial para hacerse rico extorsionando a compañías extranjeras, mediante la malversación y apropiación indebida de fondos y el robo.

   Los millonarios activos de "Teodorín" contradicen un salario oficial de empleado estatal inferior a 100.000 dólares anuales.

   Una de sus vías de lucro consistía en vender recursos naturales de su país y embolsarse los ingresos generados por la operación, según el informe.

   "Teodorín" echaba mano después de intermediarios y sociedades interpuestas para convertir el dinero de procedencia irregular en patrimonio legítimo en forma de una mansión de 30 millones de dólares en Malibú, una colección de coches de lujo o un guante que usó el "rey del pop" en su gira "Bad Tour".

   En un momento dado llegó a tener hasta 24 vehículos de gama alta guardados en el Petersen Automotive Museum de Los Ángeles que tenían un precio estimado de 9,6 millones de dólares, si bien los automóviles fueron enviados a Francia en noviembre de 2010.

   La portavoz del Departamento de Justicia de EE.UU., Laura Sweeney, aseguró que el objetivo último de la acción iniciada por el Gobierno es retornar el capital de "Teodorín" a los ciudadanos de su país.

   "Mientras su gente lo pasa mal, él vive la buena vida", dijo el ayudante del fiscal general Lanny A. Breuer.

   "Mediante nuestra Iniciativa contra la Cleptocracia estamos mandando un mensaje alto y claro: Estados Unidos no será un escondite para las riquezas conseguidas de malas maneras por los líderes mundiales corruptos", comentó Breuer.

   En los informes de 2007, la oficina de Inmigración y Aduanas, dependiente del Departamento de Seguridad Interior, afirmaba que Teodoro hijo viajaba con frecuencia con pasaporte diplomático a EE.UU. con un millón de dólares en efectivo que no declaraba, delito que se castiga con hasta 5 años de cárcel.

   La organización no gubernamental Global Witness ha criticado en numerosas ocasiones el enriquecimiento de "Teodorín", quien llegó a ser considerado para suceder a su padre, y ha declarado que el hijo del mandatario posee también propiedades en enclaves privilegiados de Ciudad del Cabo (Sudáfrica).

   El pasado mes de marzo esa misma organización denunció que "Teodorín" había encargado a unos astilleros alemanes la construcción en secreto de un yate valorado en 380 millones de dólares, una cantidad que equivale a tres veces los fondos que su país, rico en petróleo, destina anualmente a sanidad y educación juntas. EFE

   EFE | Fecha: 10/25/2011

 

Editado y distribuido por ASODEGUE

 
 

Documentos del proceso a Teodorin

 
 

No hemos podido traducirlos del inglés, pero aún así pueden dar a todos una idea de la información reunida por el Departamento de Justicia norteamericano y, a quienes puedan leerlos en el idioma original, de la entidad del desafío al que tiene que hacer frente el disoluto y corrupto hijo del dictador guineoecuatoriano.

[Primera parte de los documentos]

[Segunda parte de los documentos]
 

 
 

La justicia norteamericana podría haber iniciado actuaciones contra Teodorin

 
 

14 de octubre de 2011

   Lo dice Ken Silverstein en un artículo que publica hoy en Foreing Policy [http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/10/13/teodorin_obiang_hold_that_car]. El periodista norteamericano empieza haciendo un repaso a los problemas habidos por Teodorin con la justicia francesa y recordando algunas de las informaciones reveladas por él mismo [Ken Silverstein] sobre el modo de vida del primogénito del dictador guineoecuatoriano en (y a partir de) su chalet de Malibú (California): duerme de día y sale de noche, es cliente habitual de la Playboy Mansion de Los Ángeles... Pasa después a referirse a las investigaciones iniciadas contra él [contra Teodorin] por la justicia estadounidense que avanzarían, dice, a "ritmo de caracol". "Algunas críticas mantienen que el gobierno norteamericano ha sido lento porque empresas energéticas de su país, con Exxon Mobil a la cabeza, han invertido miles de millones de dólares en Guinea Ecuatorial y la mayor parte de su petróleo se exporta hacia los Estados Unidos" afirma Silverstein más adelante.

   El artículo acaba diciendo: "Sin embargo, la pasada semana los investigadores norteamericanos han entrado finalmente en acción. Diversas fuentes con las que he hablado me han dicho que el ministerio de Justicia habría depositado una "lis pendens" - una notificación de apertura de un proceso relativo a un titulo de propiedad - en la oficina del registro del condado de Los Angeles. Laura Sweeney, una de las portavoces del ministerio de Justicia, me confirmó que había presentado tal documento. (La Oficina del Registro puede necesitar más de una semana para estudiarlo y hacerlo público). El documento , me dijo, identifica varias propiedades de Teodorin como susceptibles de ser sometidas a la acción de la justicia, entre ellos su chalet, un jet privado, un surtido de coches deportivos, y diversos recuerdos y antiguas pertenencias de Michael Jackson, el Rey del Pop".

   ["lis pendens" equivale en castellano a litispendencia]

Editado y distribuido por ASODEGUE

"Estados Unidos debe actuar rápidamente en la investigación sobre corrupción en Guinea Ecuatorial"
 

 
 

"Teodorin" dans le collimateur de la justice américaine
 

 
 

70 millions de dollars de biens "mal acquis" pourraient être saisis par les Etats-Unis...

 
  27.10.2011 - Les autorités américaines ont déposé deux plaintes aux Etats-Unis pour corruption et blanchiment d'argent à l'encontre de Teodoro Obiang Nguema Mangue, 41 ans, fils du président de la Guinée équatoriale, ministre de l'Agriculture et vice-président du parti au pouvoir à Malabo.

Les deux plaintes au civil, rendues publiques cette semaine, visent à saisir plusieurs dizaines de millions de dollars de biens, achetés sur le sol américain par Teodoro Obiang Nguema Mangue, surnommé "Teodorin".

Ken Hurwitz, juriste de l'ONG Open Society Justice Initiative, a déclaré à la presse : « C’est la première procédure judiciaire contre la famille Obiang Nguema aux Etats-Unis. Elle vise 70,8 millions de dollars (50,5 millions d'euros) de biens, parmi lesquels une villa de 30 millions à Malibu, un jet privé, et plus d'un million de dollars de souvenirs ayant appartenu à Michael Jackson, une trentaine en tout, un chapeau, des livres avec autographes...

Tous ces biens seront saisis par le gouvernement si il réussit à prouver qu’ils ont été acquis grâce à la corruption, et j'espère qu'un mécanisme pourra être mis en place pour que ces richesses bénéficient au final à la population de Guinée Equatoriale.

Il y aura une audience où Teodorin pourra venir et dire que non, ces biens ont été acquis légalement, et non grâce à la corruption, mais il aura du mal à convaincre sur ce point quand on sait qu’il a officiellement un salaire de 7 000 dollars par mois comme ministre des forêts. »
 
  Ces jours-ci, c'est toute la presse américaine qui égraine la liste des biens luxueux qu'a accumulé sur le territoire des Etats-Unis le fils du président de la Guinée équatoriale.

On évoque bien sûr sa propriété de Malibu, au 3620 Sweetwater Mesa Road, dans le quartier des stars d'Holywood, avec sa piscine, son golf et sa piste d'atterissage, juste au  dessus de la plage très réputée de Surfrider beach. D'une surface de 1 400 mètres carrés, la villa qui possède huit salles de bains, huit cheminées, une grande piscine et au moins six dressings, a été achetée avec son domaine de 5 hectares, pour la somme de 31 millions de dollars en 2004 (22 millions d'euros), à Neal Baddin, un agent immobilier

Parmi les éléments susceptibles d'être saisis par les autorités américaines, se trouvent également un jet privé Gulfstream d'une valeur de 38,5 millions de dollars (28 millions d'euros), une Ferrari 599 GTO achetée 530 000 dollars et 3,2 millions de bijoux ayant appartenu à Michael Jackson, dont un gant incrusté de pierres précieuses que le roi de la Pop a porté en 1987 lors de la tournée Bad et acquis pour la somme de 300 000 dollars.

« Nous envoyons un message fort et clair : les Etats-Unis ne seront pas un endroit où les dirigeants corrompus pourront cacher leurs richesses amassées illégalement », a déclaré le procureur général adjoint américain Lanny Breuer.
Fin septembre, 11 voitures appartenant à Teodorin avaient été saisies à Paris, ce qui laisse à penser que les actions de Washington et de Paris pourraient être concertées.
En Espagne, une association de défense des droits de l'homme a demandé à un juge la saisie de biens appartenant au président équato-guinéen, à ses fils et à certains de ses ministres. Les biens seraient situés à Madrid et dans les Canaries. (Sources : RFI ; The Independent ; Grioo.com)

 

 
 

Guinée équatoriale : la famille du président Obiang Nguema dans le collimateur de la justice américaine

 
 
Par RFI

Les autorités américaines ont déposé deux plaintes aux Etats-Unis pour corruption et blanchiment d'argent à l'encontre de Teodorin Obiang Nguema, fils du président, ministre de l'Agriculture et vice-président du parti au pouvoir à Malabo. Les deux plaintes au civil, rendues publiques cette semaine, visent à saisir plusieurs dizaines de millions de dollars de biens, achetés sur le sol américain par Teodorin Obiang Nguema.

 
 

EE UU: Actuar rápidamente en la investigación sobre corrupción en Guinea Ecuatorial

 
 
Estados Unidos pretende reclamar más de 70 millones de dólares en bienes propiedad del hijo del presidente Obiang

Octubre 19, 2011

Materiales relacionados : 

UNESCO: Suspendido de nuevo el Premio Obiang

Guinea Ecuatorial: Abusos antes de la Cumbre de la Unión Africana

Las autoridades estadounidenses han hallado pruebas claras de la corrupción del presidente Obiang y varios de sus familiares en múltiples investigaciones desde 2003. Aunque tardío, la decisión de procesar a su hijo en Estados Unidos es un paso positivo.   

Arvind Ganesan, director de Negocios y Derechos Humanos en Human Rights Watch

(Washington, DC) – Las autoridades estadounidenses deben actuar rápidamente en una investigación sobre los supuestos delitos de corrupción y lavado de dinero cometidos por el primogénito del presidente de Guinea Ecuatorial Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, señaló hoy Human Rights Watch. El 6 de octubre de 2011, el Departamento de Justicia presentó una notificación oficial en California de una petición pendiente para el decomiso de más de 70 millones en activos que incluyen una mansión, un jet privado y objetos de recuerdo de Michael Jackson pertenecientes al joven Obiang.

Teodoro Nguema Obiang Mangue, conocido como Teodorín, es ministro de Agricultura y Bosques, vicepresidente del partido gobernante y el presunto sucesor de su padre en la presidencia de este minúsculo país rico en petróleo de África occidental. Es famoso por su estilo de vida ostentoso y privilegiado y su pasión por los vehículos de lujo, lo que contrasta marcadamente con el bajo nivel de vida de la mayoría de los habitantes de Guinea Ecuatorial.

“Las autoridades estadounidenses han hallado pruebas claras de la corrupción del presidente Obiang y varios de sus familiares en múltiples investigaciones desde 2003”, dijo Arvind Ganesan, director de Negocios y Derechos Humanos en Human Rights Watch. “Aunque tardío, la decisión de procesar a su hijo en Estados Unidos es un paso positivo”.   

El hijo de Obiang también es el objeto de investigaciones relacionadas en Francia y España, junto con el presidente Obiang y otros familiares y asociados.

El 13 de octubre, el sitio web de la revista Foreign Policy informó por primera vez de la decisión de decomisar los bienes. La decisión se deriva de un caso ante los tribunales federales de Estados Unidos, cuyos detalles no se conocen públicamente, aunque es probablemente el resultado de una investigación sobre los supuestos delitos de corrupción y lavado de dinero cometidos por Teodorín Obiang. El Departamento de Justicia inició el caso en 2007, tras una investigación del Senado de Estados Unidos de 2003 a 2004.

El proceso legal del Departamento de Justicia menciona a Sweetwater Malibu LLC, una empresa perteneciente a Teodorín Obiang, y reclama el decomiso de una variedad de activos valiosos, entre ellos una mansión de 30 millones de dólares en Malibú, un jet de 38.5 millones, siete automóviles de lujo valorados en casi 3 millones y objetos valiosos de recuerdo de Michael Jackson, como “un guante blanco cubierto de cristales de la gira ‘Bad ’”.

El Departamento de Justicia y el Servicio de Inmigración y Control de Aduanas abrieron investigaciones acerca del supuesto lavado de dinero por parte del joven Obiang después de un informe del Senado de 2004 conocido como el “informe Riggs Bank”, ya que se centraba en las cuentas en un banco del área de Washington que después fue cerrado. El informe del Senado reveló que el banco “había hecho la vista gorda ante las pruebas que indicaban que estaba manejando las ganancias de la corrupción” en su trato con el presidente Obiang, sus allegados y otros funcionarios. Un ejemplo de ello son los millones de dólares de ingresos nacionales de Guinea Ecuatorial procedentes del petróleo que se transfirieron a una cuenta privada extraterritorial que, según las conclusiones de los investigadores del Senado, era controlada por el presidente Obiang.

En un memorando de septiembre de 2007, la División de Delitos Penales del Departamento de Justicia escribió que se había emprendido una investigación sobre la “presunta conducta criminal de Teodoro Nguema Obiang y sus asociados, que consistía en la transferencia y el lavado ilegal de activos considerados producto de la extorsión, el soborno y/o la apropiación indebida, el robo o la malversación de fondos públicos”.

Un documento del Servicio de Inmigración y Control de Aduanas declaró que un objetivo de la investigación era “la identificación, ubicación, congelación y recuperación de los activos en Estados Unidos obtenidos ilícitamente mediante la cleptocracia de Teodoro Obiang Nguema y/o sus asociados”.

Un informe de 2010 del Senado de seguimiento del estudio del Riggs Bank presentó un examen detallado del caso contra Teodorín Obiang y su presunto lavado de más de 110 millones de dólares de fondos sospechosos a través de cuentas bancarias en Estados Unidos entre 2004 y 2008. Como se documenta en el informe, los fondos financiaron un estilo de vida opulento que incluyó una flota de motos y automóviles deportivos valorados en 9.5 millones de dólares y una fiesta veraniega de Nguema en la que apareció un tigre blanco vivo. El informe señaló que la investigación criminal del Departamento de Justicia sobre Teodorín Obiang estaba “en curso”. Según un informe de Le Monde, que citaba los registros de aduanas, en 2009 Teodorían Obiang transportó 22 vehículos de Estados Unidos a Guinea Ecuatorial, a través de Francia.

Ni el Gobierno de Guinea Ecuatorial ni Teodorín han respondido públicamente a las noticias sobre la medida pendiente de decomiso de activos. En 2010, el gobierno de Obiang emitió una fuerte declaración afirmando que las alegaciones del informe del Senado eran infundadas y se basaban en el prejuicio, y denunció que era “claramente un documento RACISTA, XENÓFOBO, PREPOTENTE, SEGREGACIONISTA”. (Énfasis en el original). El Gobierno también manifestó “su total apoyo, confianza y respaldo” a Teodorín.

Human Rights Watch expresó su esperanza de que la reclamación de los bienes a nombre de Sweetwater pueda indicar la revitalización de la investigación criminal acerca del Sr. Obiang. En su informe de 2009, Human Rights Watch instó a Estados Unidos a que negara visas a los funcionarios de Guinea Ecuatorial que hubieran estado implicados en casos de corrupción y que se identificaran todos los activos que tienen en Estados Unidos, con la intención de decomisar las ganancias de la corrupción y devolverlas finalmente a la población del país.

En septiembre, la policía francesa decomisó 11 vehículos de lujo pertenecientes al joven Obiang afuera de su residencia de París, en conexión con su investigación sobre las ganancias obtenidas ilícitamente por varios funcionarios africanos. Como señaló Le Monde, la policía francesa ha catalogado su reciente adquisición de antigüedades y otros bienes por valor de casi 26 millones de dólares en subastas. El gasto exorbitante levantó sospechas entre los funcionarios franceses encargados de vigilar el lavado de dinero de que los artículos habían sido adquiridos con fondos obtenidos ilícitamente.

A finales de agosto, la policía de Swazilandia abrió una investigación sobre el robo de un maletín perteneciente al joven Obiang que contenía aparentemente alrededor de 400,000 dólares en efectivo (300,000 dólares y 75,000 euros) y dos lujosos  relojes de pulsera. Denunció el robo del maletín en la villa de cinco estrellas en la que estaba alojándose durante la visita.

 “La decisión de congelar los activos de Teodorín en Estados Unidos se debía haber tomado hace tiempo”, dijo Ganesan. “Sin embargo, la prueba real será si el Gobierno de Estados Unidos prosigue enérgicamente con la investigación hasta el final sin dejar que se interpongan las relaciones diplomáticas o empresariales”.

Antecedentes sobre Guinea Ecuatorial

Guinea Ecuatorial tiene grandes ingresos procedentes del petróleo y una pequeña población, lo que hace que su producto interior bruto per cápita sea uno de los más altos del mundo. Sin embargo, el Gobierno no ha mejora las condiciones socioeconómicas de manera proporcional a los recursos de que dispone.

El PIB per cápita es equivalente al de algunas de las economías líderes mundiales, sin embargo, muchos habitantes de Guinea Ecuatorial carecen de acceso a servicios sociales básicos. Según las estadísticasde 2010 de la ONU y del Banco Mundial, Guinea Ecuatorial es el décimo noveno peor país del mundo en términos de mortalidad infantil. El gasto en educación como porcentaje del PIB es más bajo en Guinea Ecuatorial que en sus países vecinos. El Gobierno ha invertido enormes cantidades de dinero en proyectos con gran visibilidad, como hospitales ultramodernos, centros lujosos de conferencias y un espléndido complejo vacacional de 830 millones de dólares para albergar la Cumbre de la Unión Africana de 2011, que tienen muy pocos beneficios para los pobres.

Después de que Human Rights Watch publicara un informe en 2009 sobre el petróleo, la corrupción y los derechos humanos en Guinea Ecuatorial, que exponía en detalle los abusos gubernamentales y la falta de transparencia, el gobierno de Obiang respondió acusando a la organización de “chantaje” y de “sacarse de la manga información que carece de transparencia y objetividad”.

El informe sobre derechos humanos de 2010 del Departamento de Estado de Estados Unidos describe una serie de abusos graves, entre los que se encuentran ejecuciones ilegales, tortura sistemática e impunidad oficial, y denuncia la “corrupción oficial a todos los niveles de gobierno” en Guinea Ecuatorial, en concreto que “el presidente y sus allegados continuaron amasando beneficios personales procedentes de los ingresos extraordinarios del petróleo”.

Los procesos legales contra Teodorín Obiang se producen en un momento en el que crecen las especulaciones sobre su posicionamiento para suceder a su padre en el poder. El 14 de octubre, el gobierno de Obiang fijó el 13 de noviembre para la celebración de un referendo sobre modificaciones propuestas para la Constitución. El elemento central de la reforma propuesta es la introducción de límites de mandato que permitirían al presidente Obiang, que lleva 32 de sus 69 años de vida en la presidencia, ocupar el poder durante dos mandatos adicionales de siete años.

El presidente Obiang fue reelegido en 2009 con el 95.4 por ciento de los votos en un proceso con una débil supervisión internacional, lo que, según el Departamento de Estado de Estados Unidos, “despierta la sospecha de un fraude electoral sistemático”.

Aunque el Gobierno aún no ha publicado el texto de las enmiendas constitucionales que se someterán a votación, se da por entendido que crearán un nuevo cargo de vicepresidente que, según los observadores, ocupará Teodorín Obiang.

En 2010, Teodorían Obiang fue elegido dirigente de la sección juvenil del partido gobernante, lo que le otorgó automáticamente la vicepresidencia del partido. La empresa de relaciones públicas estadounidense que representa al Gobierno de Guinea Ecuatorial, que tiene también un contrato aparte con el joven Obiang, alabó su selección como “parte de una iniciativa más amplia del Gobierno para mejorar el proceso de elección democrática de sus ciudadanos”.
 

Además de fijar la fecha del referendo nacional, Guinea Ecuatorial anunció que Teodorín iba a ser su subdelegado permanente en la Organización de las Naciones Unidas para la Educación, la Ciencia y la Cultura (UNESCO), con sede en París. El presidente Obiang no ha logrado reinstaurar un premio polémico de la UNESCO con su nombre y financiado por él. En septiembre, el intento más reciente del presidente Obiang de forzar a la UNESCO a conceder el premio se vio frustrado en parte por las noticias sobre el decomiso de los activos de Teodorín en París, a escasa distancia de la sede de la UNESCO, lo que subrayó el riesgo que conlleva asociar a la organización con la reputación de los Obiang. 
 

“El pueblo de Guinea Ecuatorial debería poder elegir a su gobierno en unas elecciones libres y justas, exigirle cuentas y utilizar la riqueza del país para cubrir sus necesidades básicas”, dijo Ganesan. “Desafortunadamente, el presidente Obiang no ejerce un liderazgo que respete dichos derechos básicos y parece que su hijo le está siguiendo los pasos”.

 

Bienes mal adquiridos: la justicia embarga varios vehículos pertenecientes a la familia Obiang
(La noticia en el diario Le Monde)

 

   "Varios vehículos pertenecientes a la familia del presidente guineoecuatoriano, Teodoro Obiang Nguema, fueron embargados el miércoles día 28 de septiembre por los jueces franceses que investigan los "bienes mal adquiridos". "Nos hemos reunido hoy con el embajador de Guinea Ecuatorial, Federico Edjo, para protestar ante los jueces por estos actos, ha declarado Olivier Pardo, uno de los abogados del presidente africano.
 

Según Pardo, los embargos se han producido tras un registro efectuado el 21 de septiembre en un inmueble de la avenida Foch, en el muy chic distrito 16 de Paris, perteneciente también a personas de los círculos cercanos al dirigente ecuaoguineano.

   Información judicial desde 2008

   Los magistrados instructores Roger Le Loire y René Grouman investigan desde diciembre de 2010 las condiciones en las que varios jefes de Estado africanos - Denis Sassou Nguesso, del Congo, Teodoro Obiang Nguema, de Guinea Ecuatorial, y el difunto jefe del Estado gabonés Omar Bongo Ondimba – han adquirido un importante patrimonio inmobiliario en Francia con el objetivo de establecer si estas adquisiciones ponen de manifiesto operaciones de ocultamiento y blanqueo de dinero desviado de fondos públicos extranjeros.

   Una información judicial abierta tras una denuncia formalizada en 2008 por  Transparency International France (TIF).

   En un comunicado hecho público por sus tres abogados parisinos, Guinea Ecuatorial ha acusado a la investigación francesa en el tema de los bienes mal adquiridos" de violar las normas del derecho internacional y ha sugerido la posibilidad de llevar a cabo diligencias contra Francia ante la justicia internacional.

   "La República de Guinea Ecuatorial, a través de sus abogados, eleva la más viva protesta ante unos atentados evidentes a su soberanía que se llevan a cabo bajo la cobertura de una instrucción judicial, mediatizada voluntariamente por unas asociaciones cuya legitimidad está por demostrar", dice el texto hecho público por Pardo, Isabelle Thomas-Werner y Ludovic Landivaux".

   http://abonnes.lemonde.fr/afrique/article/2011/09/28/biens-mal-acquis-la-justice-saisit-des-vehicules-appartenant-a-la-famille-obiang_1579234_3212.html

 Editado y distribuido por ASODEGUE

29 de septiembre de 2011

Un video y las fotos del embargo

   El video puede verse pinchando aquí. El video y más fotos pueden verse en la página http://www.gtspirit.com/2011/09/29/11-supercars-of-teodoro-obiang-nguema-mbasogo-seized-by-french-police/

 

11 voitures de luxe de Teodorin Nguema Obiang saisies à Paris
Le fils du président de la Guinée équatoriale dans le collimateur de la justice française...

 
 
 

Cette organisation internationale de lutte contre la corruption et d’autres associations poursuivent les familles Bongo du Gabon, Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville et Teodoro Obiang Nguema de la Guinée équatoriale. Elles les accusent de détournement, de mal gouvernance et d’enrichissement illicite aux dépens de leurs populations qui croupissent dans une misère scandaleuse.
Dans un communiqué transmis par ses trois avocats parisiens — Maîtres Olivier Pardo, Isabelle Thomas-Werner et Ludovic Landivaux —, la Guinée équatoriale a accusé les enquêteurs français de violer les règles du droit international et a évoqué l'éventualité de poursuites contre la France devant des juridictions internationales. (Sources : Afriscoop ; Youtube ; photos postées par alexsmolik)

 
     

Exotismo y crueldad en Guinea Ecuatorial

  Hace unos días, en el mes de marzo, la revista Africa Confidencial publicó la noticia de que el hijo del dictador, Teodoro Nguema Obiang, había comprado o encargado un coche, el Bugatti Veyron, un autoregalo que costó 1.5 millones de Euros. El 5 de Marzo de este año 2007 se le podía ver delante del hotel donde Teodorín suele pernoctar, el superlujoso hotel Crillon de Paris.  
 

 
 

El Bugatti Veyron es el coche más caro del mundo. Es asimismo el más rápido y el más potente. Alcanza los 407 Km/h, su motor es de 8 litros, 16 cilindros, 4 cilindros por bancada y 4 bancadas distribuidas en W, que rinde 1001 caballos de vapor. Tiene tracción a las 4 ruedas y va de 0 a 100 Km/h en 2,5 segundos, 200 Km/h a los 7,3 segundos y 300 Km/h a los 16,7 segundos.

 
 
Bugatti-Veyron, otro juguete para el hijo tonto del papá criminal
El Bugatti-Veyron se fabrica de forma artesanal a razón de 50 ejemplares al año. Hay cola para adquirir uno. El hijo del dictador Obiang se dedica desde hace mucho tiempo a dilapidar los dineros de Guinea de forma escandalosa. El 18 de julio de 2005 el diario sudafricano Cape Time publicó que Teodorin se gastó en un fin de semana en Ciudad del Cabo 10 millones de Rands, 1,5 millones de dólares. En ese gasto estaban incluidos tres vehículos comprados con dinero efectivo, un Bentley Arnage T negro (500 CV, 6,75 V8 turbo) del año 2004, un Betley Mulliner de color crema del año 2005 y un Lamborghini de 6 litros del 2005 (V12 de 575 CV). Los dos Bentley costaron 1,05 millones de dólares y el Lamborghini costó 480 mil dólares.
 
     
 

Lamborghini Diablo GT

Bentley

 
  No era esa la primera vez que Teodorín se encaprichaba con unos coches. Años atrás compró un ejemplar único de Rolls-Royce que llevó a Malabo, se trataba del Rolls-Royce Barclays de colorblanco (foto inferior). También compró en París un Lamborghini amarillo que llevó a Guinea.Transporta sus coches de lujo entre Bata, Malabo, Paris, Ciudad del Cabo y Los Angeles en el avión Ilyushin IL-76D de la compañía privada, con recursos públicos, que dispone su padre el dictador sanguinario. La compañía de aviación es Ecuatorial Cargo y en ella también figura Fausto Abeso, alias Tito Garriga.  
     
 

Rolls-Royce

Este coleccionista  de coches de superlujo es el hijo de un dictador y no tiene más méritos. No se le conoce oficio al que se dedique a lo largo del año. Lo suyo es vivir de las riquezas que su familia expolia a los guineanos, mientras éstos carecen de hospitales, de agua, de luz, de escuelas y sobre todo de libertades. Esto es un gran escándalo que todas las naciones cierran sus ojos. En los pueblos y en las aldeas de Guinea a veces no se tiene ese dólar al día que las estadísticas atribuyen a los guineanos. La renta per cápita oficial de los guineanos es la segunda más alta del mundo y sin embargo estamos viviendo en la miseria, salvo los pocos serviles y aduladores del déspota asesino. Aparentemente esta tribu de derrochadores e ineptos no siente ni padece las miserias que han creado a la población. No hay un solo guineano que no se haya visto afectado por esa vida de locura que llevan los Nguema.
Lo mismo dejan sin comer a unos presos políticos hasta matarlos de hambre, que secuestran a un refugiado guineano en un país africano para someterlo a la tortura y a juicios a puerta cerrada. Y mientras tanto compran aviones para ellos no habiendo aviación comercial en Guinea y compran
 
  coches de superlujo para coleccionarlos, no  habiendo una autopista decente donde esos lujos puedan funcionar.  
     
 

Hummer H2

Aparentemente esta tribu de derrochadores e ineptos no siente ni padece las miserias que han creado a la población. No hay un solo guineano que no se haya visto afectado por esa vida de locura que llevan los Nguema. Lo mismo dejan sin comer a unos presos políticos hasta matarlos de hambre, que secuestran a un refugiado guineano en un país africano para someterlo a la tortura y a juicios a puerta cerrada.

Y mientras tanto compran aviones para ellos no habiendo aviación comercial en Guinea y compran coches de superlujo para coleccionarlos, no habiendo una autopista decente donde esos lujos puedan funcionar. Si nos basamos solo en lo que publican los medios de información, Teodorín, el "principe africano" de cabeza hueca, tendría al menos: dos lamborghini, un Rolls-Royce, dos Bentley y un Bugatti-Veyron. Por Bata se pasea a veces en el todoterreno más caro del mundo comprado en  norteamérica, el Hummer H2 de General Motors,

 
  de los que tiene al parecer más de dos ejemplares.  
 

Fuente: GENET, El 28 de Mayo de 2007

 
 

►►

Nota a los usuarios de este  sitio: Ge-infonet es un portal. El contenido de los articulos centralizados  en esta web vienen de diversos periódicos, despachos aparecidos en Internet y/ ó libros y reflejan exclusivamente  la opinion de cada uno de sus  autores.               Warning to the users of this site: This site is a portal,we only centralise in our site , all the news published by newspapers and/or work that talks about equatorial guinea. we are not responsible of the content of each article  because You are strictly liable for your act.thanks

                            Copyright (c) Guineequatoriale-Info.Net (Ge-Infonet)                         Todos los  derechos reservados